Plutôt drame adolescent, thriller horrifique ou sitcom hilarante ? Netflix propose des séries pour tous les goûts. Alors que Noël approche à grand pas, voilà l’occasion rêvée de rattraper les dernières pépites de la plateforme.

Combien coûte l’abonnement Netflix ?

La plateforme de SVoD a récemment augmenté ses tarifs : la formule Essentiel est désormais à 8,99€, la Standard à 13,49€ et la Premium à 17,99€

L’appel du plaid et du chocolat chaud est de plus en plus fort, c’est un fait. Le mois de décembre a officiellement débuté, avec son lot de festivités, de soirées canapé et de « TOUDOUM » en fond sonore. Avec son catalogue bien fourni, Netflix reste un incontournable pour les sériephiles.

Mais son algorithme légèrement arbitraire peut parfois faire manquer des programmes pourtant excellents. Voici donc notre petite sélection de six séries récentes, à (re)découvrir pendant les fêtes, à la lumière de votre sapin.

Pour frissonner sous la couette : Midnight Mass

Un nouveau prêtre mystérieux, une île de pêcheurs isolée du monde, des miracles inattendus… avec Midnight Mass, Mike Flanagan (The Haunting) dévoile un nouveau monde horrifique, davantage peuplé par nos démons intérieurs que par de réelles créatures fantastiques. C’est dans cet univers que débarque Riley Flynn (incarné par Zach Gilford, le Matt Saracen de Friday Night Lights), ancien taulard plein de remords, revenu vivre chez ses parents. Il trouvera sa rédemption en évoluant aux côtés d’une communauté religieuse, Kate Siegel (déjà dans les deux saisons de The Haunting) et Hamish Linklater (Legion, Fargo) en tête. Tout ce casting est formidablement juste et donne lieu à de magnifiques dialogues, sur la vie, la mort, la foi ou l’amour.

Comme indiqué dans notre critique de Midnight Mass, c’est peut-être le problème de cette série qui dépeint l’obsession religieuse avec brio, mais se perd parfois dans des épisodes trop bavards. La série reste une fresque fantastique et terrifiante, qui accompagnera vos longues soirées d’hiver d’un soupçon d’effroi.

https://www.youtube.com/watch?v=y-XIRcjf3l4

Pour découvrir une actrice, Margaret Qualley : Maid

Voilà un sujet toujours tristement d’actualité en 2021 : les violences conjugales. Dans Maid, Alex quitte ainsi son mari après des années de souffrances psychologiques et physiques. Seule avec sa fille de 2 ans, Maddy, la jeune femme va devoir se reconstruire une vie, entre galères financières, nuits sans abri et famille toxique. La mini-série, adaptée du livre de Stéphanie Land, Maid : Hard Work, Low Pay, and a Mother’s Will to Survive, est aussi déchirante qu’éblouissante. Pendant dix épisodes, Maid s’attache à démontrer les rouages des violences, ses conséquences, mais aussi l’ironie de certaines situations.

Margaret Qualley, qui incarne Alex, est incontestablement la révélation de la série. Vue notamment dans The Leftovers, la comédienne livre une prestation bouleversante. Elle est la digne héritière de sa mère, Andie MacDowell (Quatre mariages et un enterrement), également actrice dans la série. Comme indiqué dans notre critique de Maid, la série est une chronique sociale importante, à ne pas manquer.

Pour nous mettre à League of Legends malgré nous : Arcane

Que vous soyez un gamer invétéré ou un simple curieux, Arcane saura vous séduire à coup sûr. Adaptée de l’univers vidéoludique gigantesque de League of Legends, la série a un aspect graphique bluffant. A travers neuf épisodes palpitants, Arcane déploie une animation magistrale, qui pourrait convaincre n’importe quel réfractaire au genre. L’attachement à ces deux sœurs rivales est immédiat, tandis que leurs forces se révèlent parfois être de touchantes faiblesses.

Le scénario explore les hiérarchies sociales ou les liens familiaux, le tout en proposant des scènes de batailles réjouissantes et un style steampunk tout à fait à propos. Dans notre critique d’Arcane, nous indiquions que Netflix réussit une nouvelle fois un grand coup de maître. Nous n’avons plus qu’à jouer à League of Legends pour combler le manque avant la saison 2, déjà annoncée.

Pour partir à l’aventure après la pandémie : Sweet Tooth

Quand il n’y a plus de virus, il y en a encore ! Sweet Tooth plonge ses spectateurs dans un monde brûlant d’actualité, ravagé par une pandémie. Dans cette dystopie, des enfants hybrides, mi-humains, mi-animaux, sont immunisés aux dégâts du virus. Gus, jeune garçon aux bois de cervidé, est l’un d’entre eux. A la mort de son père, qui l’avait élevé en huis-clos, il se lie d’amitié avec Tommy Jepperd, un solitaire renfrogné. Ensemble, ils tentent de survivre dans cet univers cauchemardesque.

Entre récit initiatique et conte fantastique, le ton de la série devient plus optimiste et familial que le comics original, écrit par Jeff Lemire au début des années 2010. Pourtant, la magie opère et on se laisse embarquer dans ces aventures poétiques et inattendues, tout en oubliant presque les similarités troublantes avec notre réalité

Dans la lignée de Shadow and Bone, sortie quelques mois auparavant, Netflix prouve à nouveau sa maîtrise des sagas fantasy, tournées vers un public young adult.

Pour revivre son adolescence, en mieux : Sex Education, saison 3

Décomplexer la sexualité des adolescents : c’est l’objectif, tenu haut la main depuis trois saisons, de Sex Education. La série anglaise, créée par Laurie Nunn et auréolée d’un prix au festival Canneséries l’an dernier, s’attache à montrer des personnages dans toute leur complexité et leur diversité. Ce parti pris fait de Sex Education l’une des séries adolescentes les plus réussies de ces dernières années. Mais Maeve, Otis et les autres ont bien changé, depuis la création de leur « cabinet de sexologie » au lycée, dans la première saison.

Dans ces huit nouveaux épisodes, sortis en septembre, la quête identitaire est au coeur du récit, toujours abordée avec une tendresse et une bienveillance touchantes, indiquions-nous dans notre critique de la saison 3 de Sex Education. Que vous souhaitiez revivre cette période charnière ou comprendre vos tourments actuels, le ton feel-good de Sex Education comblera forcément vos attentes. Et puis, Gillian Anderson (X-Files, The Crown) est toujours là pour détendre l’atmosphère, ce qui vaut tous les visionnages du monde.

(Bonus) Pour s’attacher à de merveilleux personnages : Brooklyn 99

Certes, la série a commencé en 2013 et n’est donc pas née de la dernière pluie. Mais promis, elle a conservé toute sa fraîcheur et sa pertinence d’antan. Brooklyn 99, c’est ce genre de programmes doudous, qui met du baume au coeur et donne envie de faire partie d’un groupe d’amis aussi drôles. Dans ce bureau de police, vous tomberez forcément sous le charme de Terry, le costaud qui « aime l’amour », de Holt et de sa mono-expression faciale, d’Amy et de ses obsessions pour les listes ou de Rosa, la policière badass de la bande. Le tout, enrobé dans de réelles questions sociales, du racisme aux violences policières en passant par l’homophobie. Le casting est excellent, d’une belle diversité, et prend le temps de faire évoluer des personnages sur le long cours.

Après huit saisons, dont la dernière arrivera en 2022 sur Netflix, la sitcom tire sa révérence. Il est donc temps de rattraper les casses d’Halloween, les mariages émouvants, les exploits du chien Cheddar et les enquêtes hilarantes. Vive le 99 !

Source : Montage Numerama

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