À moins d'un an du passage à la nouvelle génération, on fait le point sur les cases que devront cocher la Xbox Series X et la PlayStation 5.

La fin d’année prochaine sera placée sous le signe de la future génération de consoles avec, d’un côté, la PlayStation 5 et, de l’autre, la Xbox Series X. Elles prendront la suite de plateformes réussies, mais critiquables sur bien des points. Elles seront, une fois encore, attendues au tournant par les joueurs qui ne veulent pas entendre parler d’une expérience PC.

L’année 2020 sera rythmée par les annonces des deux rivaux, sachant que Microsoft et Sony n’ont pas tout à fait la même approche en matière de communication. Pour patienter, on fait le point sur ce que la PlayStation 5 et la Xbox Series X devront absolument faire pour convaincre à 100 %.

Xbox Series X // Source : Microsoft

Du 4K à 60 fps (minimum)

Les acteurs du marché ont tendance à toujours promettre monts et merveilles en matière de performances. Sauf que, en 2019, les joueurs Xbox et PlayStation n’ont pas encore vraiment goûté au luxe de la 4K native tournant à un framerate de 60 fps — constant. C’est le minimum obligatoire que doivent assurer la Xbox Series X et la PlayStation 5, avec du ray tracing pour ne pas tirer le développement des jeux vers le bas. Si les remplaçantes de la Xbox One et de la PlayStation 4 ne sont pas capables d’atteindre ce standard, alors ce sera déjà un premier constat d’échec.

Bien évidemment, les PC font déjà beaucoup mieux et, sur des machines à plusieurs milliers d’euros, on peut déjà avoir de la 4K et un framerate dépassant les 60 fps. Voilà pourquoi la PS5 et la Xbox Series X doivent vite rassurer sur ce point, sans quoi les joueurs PC vont encore se moquer des consoles pendant une génération entière. Comme toujours…

Fonctionnalités et services dans l’air du temps

La PlayStation 4 et la Xbox One ont peu à peu construit une offre de services et de fonctionnalités dont on ne peut plus se passer. Et, parfois, lors du passage d’une génération à l’autre, ces choses que l’on aime tant sont sacrifiées — ou ne reviennent que plus tard. On pense par exemple au Xbox Game Pass (catalogue de jeux disponible par abonnement), au cross-play (qui permet de jouer avec tout le monde), aux applications multimédia (MyCanal, Netflix, RMC Sport…), aux titres offerts quand on est membre Xbox Live Gold ou PlayStation Plus… Mieux, on aimerait par exemple que toutes les applications indispensables soient disponibles partout (aujourd’hui, la PS4 est toujours privée de MyCanal). Car, quitte à investir plusieurs centaines d’euros dans une console, autant qu’elle se substitue à une box télé.

Ou bien, il faudrait ne rien faire du tout pour se concentrer sur le jeu, rien que sur le jeu.

Il y a aussi la grande question de la rétrocompatibilité, qui est déjà un élément de communication brandi par Microsoft et Sony. La PS5 et la Xbox Series X seront-elles rétrocompatibles à 100 %, aussi bien en termes de hardware que de software (on pense aussi aux sauvegardes) ? Du côté de la firme de Redmond, cet argument est gravé dans le marbre (exemple : la manette Xbox Elite Series 2). C’est en revanche un peu plus flou chez la multinationale japonaise. On aimerait enfin que les éditeurs évitent les jeux cross-generation (qui sortent sur les deux plateformes quasiment en même temps), qui ne sont pas de belles vitrines pour les nouvelles consoles.

Cyberpunk 2077 avec ray-tracing // Source : Nvidia

Compatibilité avec les technologies d’aujourd’hui (et demain)

Outre le ray tracing, qui semble être la technologie de demain pour les jeux vidéo, la PlayStation 5 et la Xbox Series X devront cocher les cases suivantes : HDR (HDR10, HDR10 et Dolby Vision si possible), formats audio 3D (Dolby Atmos, au minimum) et tous ces artifices qui permettent d’améliorer la qualité d’image sans tuer le framerate (exemple : Auto Low Latency Mode pour que le téléviseur bascule automatiquement en mode jeu). Certaines de ces technologies sont déjà présentes sur les consoles actuelles. La PS5 et la Xbox Series X auront néanmoins un devoir de simplicité, ce qui induit une compatibilité avec un maximum de choses pour ne pas perdre l’utilisateur.

On peut toujours rêver mais on aimerait aussi une ouverture plus importante sur les périphérique tierce, quitte à pouvoir utiliser une manette PS5 sur Xbox Series X (parce qu’on préfère les sticks symétriques) — et vice-versa. Plus sérieusement, la compatibilité avec certains accessoires de pointe serait une excellente nouvelle. On pense par exemple aux produits qui permettent de pousser les simulations très loin (coucou le nouveau Flight Simulator qui arrive chez Microsoft).

Interface simple et fluide

La PlayStation 4 ? Son interface commence à être datée et sa clarté apparente cache en fait des gros soucis de fluidité (vous avez déjà osé vous balader dans le PlayStation Store ?). Du côté de la Xbox One, c’est encore pire avec des débuts calamiteux qu’un océan de mises à jour n’a pas su totalement rectifier. Encore aujourd’hui, naviguer dans le menu principal de la machine américaine reste un calvaire, tout simplement à cause d’une mauvaise adaptation de Windows 10 (les fameuses tuiles à épingler…). Pour la Xbox Series X, on espère que les ingénieurs de Microsoft reviendront à quelque chose de plus épuré et agréable. Sur ce point, il est vrai que la multiplication des fonctionnalités n’aide pas à faire une interface simple.

Devkit PlayStation 5 // Source : Twitter

Tuer l’attente

Il n’y a pas que la navigation qui est lente sur les consoles : l’installation des jeux, le téléchargement des mises à jours et les temps de chargement font perdre un temps conséquent à l’utilisateur (surtout s’il n’a pas la chance d’avoir une bonne connexion internet). Sony et Microsoft ont déjà mis en avant l’utilisation d’un SSD optimisé pour réduire les temps de chargement de manière drastique. On demande à voir, mais c’est déjà une belle promesse.

Concernant le téléchargement des jeux de plus en plus lourds, c’est la grande inconnue : on rêve d’une console qui serait capable de d’abord lancer le jeu en streaming le temps que les nombreuses données s’installent. Microsoft pourra a priori le faire avec xCloud — au moins avec ses propres productions. Et ce serait une vraie valeur ajoutée.

Une version 100 % streaming

Aujourd’hui, les différents constructeurs ne lancent plus une seule version de leurs produits. On a pu l’observer sur cette génération avec les sorties de consoles mid-gen — la Xbox One X et la PlayStation 4 Pro. Sur ce point, Microsoft a déjà sous-entendu qu’il y aura plusieurs Xbox et tout porte à croire qu’elles seront adaptées à différents besoins. On pense en premier lieu à des versions très abordables de la PS5 et de la Xbox Series X, lesquelles miseraient uniquement sur le streaming, par exemple. Elles permettraient à celles et ceux qui disposent d’une solide connexion internet de ne pas dépenser plusieurs centaines d’euros — si la technologie offre une qualité acceptable. On pourrait même les réduire à une simple application.

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