En avril, la programmation de Netflix était riche de nouvelles séries. Le géant a décidé de consacrer son mois à la suite de nombreuses séries phares. Un printemps placé sous le signe de vos personnages préférés.

Vous n’avez pas eu le temps de regarder toutes les nouveautés Netflix d’avril 2017 ? Rassurez-vous, nous non plus et à l’heure où ces lignes sont écrites nous attendons encore des gros titres originaux, comme vous le pouvez le lire dans notre programme du mois. Toutefois, il va falloir vous organiser car dès le début de ce mois de mai, Netflix va sortir de nombreuses suites très attendues.

Sense8, House of Cards, Master of None, Kimmy Schmidt ou encore Bloodine se verront tous augmenté d’une saison. Préparez donc vos agendas !

Pour les retardataires, comme d’habitude, vous pouvez retrouver nos sélections d’avril et mars, ainsi que les autres nouveautés des plateformes de SVoD concurrentes de Netflix, dont OCS et Amazon. Enfin, les oeuvres qui s’apprêtent à quitter Netflix vous donnent toujours rendez-vous dans notre calendrier des départs. Mais concentrons-nous sur le mois de mai !

Les séries

Sense8, saison 2 — 5 mai

Après leur épisode de Noël qui permettait d’introduire la deuxième saison, les huit personnages des sœurs Wachowski reviennent sur Netflix.

Drame haut en couleurs et surréaliste, Sense8 souffre d’inégalités et de longueurs intempestives qu’on lui pardonne volontiers grâce à son concept qui offre des possibilités fascinantes : huit personnes liés par l’esprit malgré leurs différences, les kilomètres qui les séparent tout autour du globe et la couleur de leur peau.

Pour cette deuxième itération, un calibrage de la série a eu lieu à la suite du départ d’une des deux sœurs et d’un acteur. Il va donc falloir redoubler d’efforts pour nous séduire (au moins) autant que pour la première saison.

Master of None, saison 2 — 12 mai

Assurément la plus brillante de comédies Netflix, Master of None nous donne (enfin) rendez-vous pour une suite après l’exceptionnel final de la saison une. Toujours écrite par Aziz Ansari — dont les spectacles sont des valeurs sûres du catalogue du géant de la SVoD — cette deuxième saison promet des voyages en Europe, des rencontres et encore beaucoup, beaucoup, de déceptions, de réflexions et de blagues mélancoliques.

Plus kierkegaardien que les vertiges existentiels et identitaire d’Ansari, il n’y a pas !

Anne with an E, saison 1 — 12 mai

Anne of Green Gables est un roman canadien du début du XXe siècle rédigé comme un conte moral pour adultes et enfants par Lucy Maud Montgomery. Reprenant ses souvenirs d’enfance pour recréer l’univers fantasque et traditionnel de l’île canadienne du-Prince-Édouard, Montgomery a écrit dans ce monde rural une fable féministe avant l’heure et profondément émancipatrice. Dans la lignée des francophones Malheurs de Sophie et Poil de Carotte, l’enfance est ici un sujet social, psychologique et moral.

Depuis le XXème, le conte a largement irrigué le monde de la culture qui lui a offert des films, un manga — Anne est une référence de la littérature étrangère au Japon — des comédies musicales et une longue série durant les années 1990,  Road to Avonlea. 

Aujourd’hui c’est au tour de la CBC et de Netflix d’adapter à nouveau le conte de cette jeune fillette rousse à la détermination de fer. Tourné sur l’île de l’enfance de Montgomery, doté d’un beau casting et de la showrunneuse Moira Walley-Beckett (Breaking Bad), la série a déjà été saluée au Canada, où elle est diffusée sur la chaîne locale depuis mars.

Unbreakable Kimmy Schmidt, saison 3 — 19 mai

Comédie désormais culte de Netflix, notre femme taupe  préférée revient pour de nouvelles pérégrinations new-yorkaises. Toujours accompagnée de ses proches, dont le très attachant Titus, Kimmy continue de grandir et de tenter de se faire une place même si la vie lui réserve peu d’égards.

Durant cette saison, les personnages prennent (enfin) leur vie en main, Titus se croyant trompé va devenir Beyoncé — because he’s lemonading — et Kimmy va aller à la fac. Et pour couronner le tout, de nouveaux personnages vont faire leur apparition. Sans oublier des chansons inédites toutes aussi brillantes que l’inestimable tube Pinot Noir.

Bloodline, saison 3 — 26 mai

Faute d’un plus grand succès, cette dernière saison de Bloodline sera celle de la conclusion. Obtiendrons-nous les réponses qui nous hantent depuis les premiers épisodes ? Rien n’est moins sûr car avec les Rayburn, les secrets ont leurs propres secrets.

Sous-estimée et mal-aimée par le public, Bloodline compte pourtant parmi les séries les plus récompensées de Netflix. Entre son casting très pointu et des décors (en 4K) ébouriffants, on ne peut que vous conseiller de rattraper votre retard en attendant la fin mai.

House of Cards, saison 5 — 30 mai

Existe-t-il une série plus emblématique de la patte Netflix que la désormais très installée House of Cards  ? Coup de poker du géant lors de ses débuts, le show politique est désormais une des séries les plus attendue au monde et notamment dans l’Hexagone où notre tropisme pour la fiction politique ne faiblit pas.

A-t-on par ailleurs encore besoin de présenter les Underwood ? Lui, insatiable toxicomane du pouvoir, et elle glaciale side kick forment un couple prêt à tout pour s’offrir l’Amérique sur un plateau. Let the butchery begin !

Les films

Handsome : A Netflix Mystery Movie — 5 mai

Jeff Garlin, figure connue de l’humour américain, s’est laissé séduire par l’idée d’une comédie exclusive pour Netflix. Avec un casting éclectique, un décor Columbo, un script alambiqué et un plot caustique, Handsome s’annonce comme une pure comédie du service de SVoD comme il en compte déjà beaucoup. Toutefois, dans celle-ci, il n’y a pas Adam Sandler ! (Et elle a l’air assez drôle)

Mindhorn — 12 mai

Dirigé par le metteur en scène Sean Folley et écrit par Julian Barratt et Simon Farnaby, Mindhorn est une comédie purement anglaise. D’abord dévoilé comme un téléfilm de la BBC, le projet a été repris par Netflix pour le monde entier. Salué pour son humour british efficace et les performances du duo Barratt – Farnaby, Mindhorn pourrait bien être une excellente surprise de ce mois de mai.

War Machine — 26 mai

Métamorphosé en général 4 étoiles bourré d’orgueil, Brad Pitt signe un premier rôle pour Netflix dans War Machine. Inspiré par le reportage de Michael Hastings en Afghanistan, le long métrage a été écrit et réalisé par David Michôd — Animal Kingdom (2010) — et tente d’apporter au film de guerre un éclairage psychologique et politique aussi pinçant que dérangeant.

Un film qu’on attendait dans les salles du monde entier avant que Netflix ne dépense 60 millions de dollars pour s’offrir Brad Pitt.

Les documentaires

The Mars Generation — 5 mai

Vous ne pouvez pas manquer The Mars Generation. Ce documentaire, présenté à Sundance, revient sur les destins et les ambitions d’une nouvelle génération de conquérants de l’espace, d’Elon Musk — que l’on retrouve dans le reportage — à des gamins qui fixent les étoiles chaque nuit.

The Mars Generation parle, sans tabous et sans scientisme, du prochain grand pas pour l’humanité avec une énergie rare. À voir.

Get Me Roger Stone — 12 mai

Encore un très bon documentaire exclusif de Netflix qui devrait en intéresser plus d’un au lendemain des élections françaises.

Vous ne connaissez pas Roger Stone ? Il est le génie de la perversion politique américaine. Inventeur de la démagogie néo-con, théoricien du populisme et grand faiseur de scandales, Stone est certainement ce qui existe de pire à Washington. Et il adore qu’on lui fasse remarquer.

Parmi ses faits d’armes, on trouve la victoire de Reagan, mais surtout la naissance de Donald Trump sur la scène politique… Get Me Roger Stone est une glaçante et utile plongée dans le machiavélisme américain.

Laerte-se — 19 mai

Laerte Coutinho dessine la vie politique brésilienne depuis des décennies. Dessinateur de presse incontesté et lu dans les grandes métropoles latines, cet artiste a souhaité raconter sa transition vers Laerte-se, la femme qu’il était.

Avec une certaine tendresse et beaucoup de dérision, le reportage brésilien parle autant des contradictions de la société latine face au genre que de la transition en tant que renaissance.

The Keepers, saison 1 — 19 mai

Vous avez aimé Making a Murderer  ? The Keepers est une série documentaire issue des mêmes mains adroites et intelligentes pour Netflix.

Cette fois-ci, un seul lieu de crime(s) sera évoqué, Baltimore. Dans une école chrétienne de la ville avait lieu il y a plus de quarante le meurtre de la sœur Cathy. Jamais résolue, l’affaire continue de hanter la ville.

Au fil des années, des morceaux du puzzle semblaient se rassembler mais la police avait déjà mis sous silence l’affaire, tout comme l’Église. De fait, il faudra une poignée de détectives amateurs pour ré-ouvrir ce sordide dossier de l’Archbishop Kenough High School aux caméras de Ryan White.

Pour les kids

Roi Julian ! L’Élu des lémurs : en exil, saison 1 — 12 mai

La quatrième saison du Roi Julian !, franchise dérivée de Madagascar (Dreamworks), se terminait par un improbable cliffhanger que nous ne dévoilerons pas ici. Toutefois, désormais seul comme un Napoléon à Sainte-Hélène, notre bon roi lémur va devoir apprendre à vivre sans ses privilèges… Régulièrement saluée par la critique, cette franchise de DreamWorks est parfaite pour les enfants dès 5 ans.

Kazoops !, saison 3 — 5 mai

Pour les plus petits, Kazoops est également une très bonne série d’animation de Netflix. Mignonne, instructive et rigolote, elle est chaudement conseillé pour les plus jeunes de nos lecteurs — enfin, leurs parents.

Mettant en scène un jeune garçon et son cochon de compagnie, la série est truffée de décors malicieux et de chansons parfaites pour les tout petits.

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