Les aléas des négociations des droits obligent Netflix à retirer certains titres de son catalogue. Et pour ne plus vivre la surprise de voir vos films préférés être retirés du jour au lendemain, nous vous proposons en exclusivité de connaître le calendrier des départs.

Vous souvenez-vous du traumatisme Disney ? Du jour au lendemain, tous les films d’animation des studios Walt Disney disparaissaient du catalogue Netflix en France. Une mauvaise nouvelle pour beaucoup qui se doublait d’un effet de surprise peu appréciable. Or pour ne plus revivre pareille situation, Numerama vous propose désormais le calendrier des départs du catalogue français de Netflix en avance, afin d’être sûr de ne pas rater l’occasion de voir les bons films avant qu’ils ne quittent le service.

Ce calendrier nous vient directement de Netflix et complète donc naturellement notre calendrier des arrivées sur le service, que vous pouvez découvrir chaque mois dans nos colonnes.

Sans plus tarder, nous vous proposerons donc dès que nous le pourrons une mise à jour de l’agenda des départs afin que vous n’ayez plus de mauvaises surprises, ni de regrets.

Notre édition du calendrier des départs s’étale du mois de janvier à octobre 2017 et contient toutes les séries et films qui disparaîtront dans les prochains jours ainsi que la date de leur départ. Vous pourrez désormais saisir votre dernière chance de binge watcher ces derniers.

Par ailleurs, notez que lorsqu’un contenu quitte le catalogue, Netflix peut parfois renouveler le contrat qui le lie aux ayants droit et de fait, les départs ne sont pas toujours définitifs.

Octobre

Un village français, saison 1 à 6 — 1er octobre

La série française de France Télévisions quitte Netflix dans son intégralité. Projet pharaonique étalé sur une petite décennie, Un village français a tenu en haleine des milliers de téléspectateurs grâce à une reconstitution savamment étudiée d’un village sous l’occupation.

Au-delà de sa forte portée mémorielle et des blessures qu’elle soulève, la série s’est illustrée par un showrunning à la française, encore rare sur le petit écran.

Un village français / France Télévision

The Kennedys, mini-série — 1er octobre

The Kennedys était un projet prometteur sur le papier : bon casting, showrunneur reconnu, budget confortable etc. Mais une fois terminée, la mini-série a été refusée par son commanditaire, la chaîne History. Tout à la fois mauvaise série historique — elle présente une vision fragmentaire et déliée de la dynastie et de ses mécaniques — et mauvaise série au sens commun : sans enjeux et ennuyeuse, les Kennedys auraient pu ne pas exister.

La plus savoureuse histoire de ce show reste le complot dénoncé par les créateurs  : ils se croyaient la cible d’une intelligentsia démocrate lorsque la chaîne annonçait refuser le produit. Alors que la cruelle réalité n’est pas politique, elle est qualitative : c’est mauvais.

Les Goonies — 1er octobre

Stranger Things a fait resurgir ce film culte de notre mémoire d’enfance. Certains crient toujours au plagiat… Alors que le film, bien que délicieux de nostalgie, n’est certainement pas un canon du genre. Plutôt un nanard que l’on aime adorer, que l’on aime regretter comme nous regrettons l’ère analogique : c’était moins bien, mais nous étions heureux et naïfs.

Sean Astin, Les Goonies

Les Goonies procurent ce sentiment à quiconque l’ayant vu enfant et se plongeant de nouveau dedans : le scénario n’a aucun sens, la magie visuelle s’est dissipée, mais cela produit l’effet d’un rubik’s cube trouvé dans de vieux cartons.

L’étrange histoire de Benjamin Button — 6 octobre

Esthète et fleuve, Benjamin Button est un de ces Fincher autour duquel vous trouverez toujours des amoureux et des contempteurs. Défiant la barrière du bon goût avec une multitude d’effets dont le film se passerait finalement bien, Fincher insiste et agace.

Mais inspiré par un texte unique, le réalisateur saisit tout le propos de Fitzgerald et provoque, par-delà la lourdeur, un sentiment de lyrisme puissant. Tout entier voué à saisir le sentiment de la perte, le film contient des citations magnifiques, des moments de grâce aussi verbeux que cinématographiques et laisse son spectateur lessivé mais béat.

Green Lantern — 15 octobre

Décapité par les critiques internationales, Green Lantern n’a pas trouvé son public et reste un beau fiasco financier. C’est amplement mérité : la Warner et Campbell imposent un blockbuster indigeste, qui prend son spectateur pour un crétin et s’avère d’une laideur rare.

Les masques sont ridicules, les créatures peinent à trouver grâce à nos yeux, et la morale du tout finira de discréditer un film grotesque. Difficile d’imaginer que ce navet est sorti en 2011, alors même que Nolan ou Downey Jr. avaient déjà explosé le genre.

Friends, saison 1 à 10 — 15 octobre

Comment décrire Friends sans y aller de sa propre anecdote personnelle ? Série qui colle à la peau des trentenaires, aussi détestée qu’aimée tendrement, Friends reste un canon et un exemple difficilement égalable.

Non pas par sa qualité, souvent aléatoire, mais par un univers carton pâte devenu culte, une bande attachante et une certaine idée de la télévision américaine.

Kirikou et la sorcière — 15 octobre

Dessin animé classique parmi les classiques francophones, Kirikou et la sorcière vaut trois Disney. Un rien de Prévert, une pincée d’animation traditionnelle et un twist moral très frenchy : Kirikou n’est pas rentré dans toutes les mémoires des gamins pour rien. Conte magnifique et réalisation millimétrée, nous retenons tout et nous le jouons en boucle.

Le Prestige — 28 octobre

Le Britannique est définitivement passé à l’Ouest en 2006. Batman est déjà là et Nolan n’a plus à jouer des coudes pour se faire remarquer à Hollywood.

Dans Le Prestige, il fait la démonstration de son talent de cinéaste rétinien, digne d’un Méliès de notre millénaire. Alors oui, déjà à l’époque, ses sujets ne brillent pas de finesse et nous ne retenons pas les enjeux, un rien faciles, de ce Prestige. Mais Nolan nous promène dans ses facéties, nous berne et réussi son coup visuel. Magicien du format plus que du cœur.

Juillet

Paul — 6 juillet

Enfant du couple Frost — Pegg, Paul est une comédie qui fait la part belle aux geekeries et à l’humour de référence. Avec des dialogues corrects et un rythme assez soutenu, les fans de l’humour anglais du duo d’acteurs et comiques trouveront dans Paul leurs marques. Ils ne sont certes pas à leur meilleur et la cuisine maladroite de Mottola qui mélange références pointues et humour trop régressif ne prend pas trop, mais on esquisse quelques sourires.

Spring Breakers — 7 juillet

Il est difficile d’être nuancé avec Spring Breakers de Harmony Korine. Déjà parce que le réalisateur qui a fait ses armes avec Larry Clark se prédestinait à créer des ovnis cinématographiques, et ensuite parce que sa réalisation, clipesque, lourde et rarement fluide le range du côté des réalisateurs indé un peu trop démonstratifs. Et pourtant, quelle claque que ce Spring Breakers ! Malgré son vide (volontaire ?) c’est un objet atypique et excitant. Cynique avec son sujet — la jeunesse blanche inculte et désenchantée — violent avec ses acteurs et échaudé par l’esthétique des white trash, Korine assure à ce film très générationnel le souffle qui lui fallait pour être un bazar qui colle à l’époque comme la médiocrité colle à la peau des spring breakers.

Dr House, saison 1 à 8 — 15 juillet

Présente-t-on encore cette série médicale qui a fait du anti-héros une valeur sûre de la télé pour la décennie suivante ? On paye encore les frais de cette House-mania…

Bonnie and Clyde (1967) — 15 juillet

On dit qu’avant qu’Arthur Penn ne reprenne le script, il fut destiné à Truffaut. Et c’est peut-être cette capacité à tenir tous les publics et tous les genres en un long thriller souvent drôle, enlevé et fantasque, à cheval entre les cinémas européens et américains, qui fait de Bonnie and Clyde l’un des films de gangster les plus classes des 60s’. Ou est-ce Warren  Beatty et Faye Dunaway qui dans leurs costumes d’époque et leur sincérité des débuts qui nous emballent ? L’un et l’autre, et même plus encore, car le film a également sa morale bien armée au corps. Un chef d’œuvre qui ne s’étiole pas.

Princess Bride — 15 juillet

Nous sommes en 1987 lorsque Rob Reiner, au sommet de sa gloire, présente son Princess Bride. Adaptation du roman américain éponyme (1973), le film réunit ce qui représente alors le must en terme de casting, de techniques et d’écritures. Gros projet de la Fox, Princess Bride vient comme clore la longue déchéance des films de capes et épées et les contes de fées. Regardant tour à tour vers Demy, Disney et les nanars du merveilleux, Reiner est hilarant, inventif et amoureux. Il donne au conte de fées ses dernières lettres de noblesse avec l’humour et la légèreté de l’époque. Morceau d’histoire Princess Bride, nous parle également d’Hollywood et d’une époque déchue.

Elles — 20 juillet

Porno soft à penchants intellectuels à outrance, Elles rebute par ses ambitions démesurées qui se heurtent à une réalisation flottante. Le casting avait pourtant tout pour séduire : Demoustier face à Binoche dans une histoire de tapin, ça en jette. Mais Elles est une longue promesse qui ne cesse de se formuler sans jamais s’exécuter. Ratant son sujet, le film est au moins élégant. C’est déjà ça.

Juin

Brothers — 1er juin

Porté par le trio Tobey Maguire, Jake Gyllenhaal et Natalie Portman, Brothers s’ouvre sur un tableau de famille. Sam et Grace sont les heureux parents de deux petites filles, mais la quiétude de leur cocon familial est mise à mal par le départ de Sam, militaire, pour une mission en Afghanistan. Il confie à Tommy, son frère tout juste sorti de prison, le soin de s’occuper de sa famille. Le film suit leurs histoires parallèles, et dépeint le difficile retour du front pour les militaires.

Training Day — 1er juin

Le rôle d’Alonzo Harris a valu à Denzel Washington l’Oscar du meilleur acteur en 2002. L’acteur incarne un policier de Los Angeles spécialisé dans la lutte antidrogue, décoré à plusieurs reprises mais aux méthodes douteuses. Chargé de mettre à l’essai Jake Hoyt (Ethan Hawke), jeune recrue de la police, le sergent procède alors à plusieurs interpellations musclées, se conduisant de manière de plus en plus corrompue.

MythBusters Saisons 1 et 2 — 1er juin

Les trois premières saisons de MythBusters quittent toutes le catalogue Netflix en juin 2017. Diffusés entre 2003 et 2016 sur Discovery Channel, chacun des épisodes de ce programme se penche sur des mythes et croyances populaires, avec une préférence pour les plus spectaculaires. Les présentateurs et spécialistes d’effets spéciaux Adam Savage et Jamie Hyneman se lancent alors dans une série de tests pour déconstruire ces légendes urbaines.

The Dark Knight : Le chevalier noir — 1er juin

La confrontation entre Batman et le Joker, vue par le réalisateur Christopher Nolan, ne sera bientôt plus accessible sur Netflix. Incarné par Christian Bale, le justicier masqué se heurte à son ennemi juré, le Joker, interprété par Heath Ledger. Le criminel mégalomane terrorise la ville de Gotham, exigeant que le super-héros dévoile son identité et se rende à la police.

Kung Fu Panda — 1er juin

Sorti en 2008, le film d’animation de DreamWorks suit les aventures de Po, un panda géant fan de kung-fu. Problème : Po est d’une extrême maladresse. Néanmoins, la prophétie a parlé : il est l’élu. Notre panda pataud mais courageux apprend les arts martiaux auprès de ses idoles, les Cinq Cyclones. Mais c’était sans compter sur l’intervention de Taï Lung, le léopard des neiges : Po parviendra-t-il à défendre la vallée de la menace qu’il représente ?

Advanced Style — 1er juin

« Capturer le savoir-faire vestimentaire des seniors » : avant d’être l’objet d’un documentaire, Advanced Style est un blog. Celui d’Ari Seth Cohen, dont la grand-mère aimait déambuler dans les rues new-yorkaises pour photographier des dames âgées au look excentrique. Succession de portraits de femmes, âgées de 62 à 95 ans, le documentaire s’attarde sur leur style et leur manière de défier les préjugés sur la beauté et le culte de la jeunesse.

City of God — 1er juin

Cette plongée dans la Cité de Dieu, un quartier de Rio de Janeiro réputé pour sa violence, suit l’histoire d’un jeune aspirant photographe. À travers son point de vue, qui le positionne à la fois en tant que narrateur et spectateur des évènements, le film déroule l’histoire du quartier, s’attardant sur la thématique des gangs, de l’armement et de la drogue.

Insidious — 1er juin

Josh et sa famille ont tout pour être heureux : leur nouvelle grande maison est parfaite pour accueillir leur troisième enfant, qui vient de naître. Mais les parents s’aperçoivent avec stupeur que l’habitation semble hantée, en découvrant leur fils Dalton plongé dans un profond coma. Puis se sont des voix qui se font entendre, des portes qui s’ouvrent… et des fantômes qui font leur apparition.

Le Dernier Tango à Paris — 1er juin

Le drame franco-italien de Bernardo Bertolucci quitte également le répertoire de Netflix. Sa sixième réalisation, sortie en salle en 1972, suit la relation de Jeanne, une jeune française, et Paul, un quadragénaire américain, après une rencontre charnelle éclair à Paris. Les retrouvailles des deux amants rompent avec la banalité de leurs vies quotidiennes, et ils entretiennent une relation aussi intense que désespérée.

Les Raisins de la colère — 8 juin

Adapté du roman de John Steinbeck, et oscarisé à deux reprises, le classique du cinéma américain fait ses adieux à Netflix au mois de juin. En plein cœur de la crise économique des années 30, le film retrace à travers le prisme de la famille Road la vie des Américains plongés dans la misère et chassés de leurs terres, oscillant entre les thèmes de la perte et de l’espoir.

The Bridge Saisons 1 et 2 — 15 juin

Les saisons 1 et 2 de la série américaine, elle-même adaptée de la série suédo-danoise Bron, s’apprêtent à faire leur adieux à Netflix. Retraçant les enquêtes de deux policiers, de nationalité américaine et mexicaine, The Bridge s’ouvre sur la découverte d’un cadavre, victime d’un tueur en série qui perpétue ses meurtres des deux côtés de la frontière.

Arthur et les Minimoys — 15 juin

Le film d’aventures de Luc Besson, ainsi que ses deux suites – Arthur et la Vengeance de Maltazard, puis Arthur et la Guerre des deux mondes – quittent tous le catalogue le 15 juin. Pour aider sa grand-mère à payer son loyer, et ne pas perdre sa maison, Arthur tente de percer le secret des Minimoys, d’étranges créatures hautes de quelques millimètres qui ont élu domicile dans son jardon.

The Dictator — 20 juin

La comédie parodique de Larry Charles raconte les aventures de Shabazz Aladeen, le dictateur d’un pays fictif du Moyen-Orient. Sommé de s’expliquer auprès des Nations Unies sur son programme d’armement, le dirigeant se rend à New York pour s’expliquer directement devant le Conseil de sécurité. Commence alors un voyage rocambolesque pour le dictateur dans les quartiers de la grosse pomme.

Carrie au bal du diable — 23 juin

Carrie White est le souffre-douleur de son lycée. Mais elle est aussi douée de pouvoirs télékinétiques, lui permettant d’agir sur la matière par la seule force de son esprit. À la faveur du bal de fin d’année de l’école, la jeune fille va laisser ses pouvoirs prendre le dessus, alors qu’elle vient d’être humiliée devant tous ses camarades. Sorti en 1976, le film d’horreur adapte le premier roman de Stephen King en 96 minutes, dans un film à mi-chemin entre les genres de l’horreur et du fantastique.

Pur Sang, la légende de Seabiscuit — 30 juin

Inspiré de la véritable histoire du cheval de course américain du même nom, qui rencontra un franc succès dans les années 1930 et 1940, le film retrace l’improbable réussite du duo formé par l’animal et son jockey, Red Pollard. Contre toute attente, ils feront la fortune de Charles Howard, le propriétaire du cheval.

Mai

Parlez-moi de vous — 1er mai

Karin Viard se pare des habits des grandes femmes de la nuit radiophonique pour Parlez-moi de vous, un drame plus touchant que bouleversant qui dessine avec élégance un portrait au féminin. Derrière la voix qui berce les Français en fin de soirée, qui répare les cœurs en quinze minutes chrono sur les ondes, quel destin peut-il se cacher ? Celui d’une femme qui parle pour vivre par procuration ? Pour se réparer ?

Persepolis — 1er mai

Désormais culte et immanquable œuvre du cinéma d’animation, Persepolis est à la fois un brûlot et un immense conte humaniste. Féroce et doux, incarné et rêveur, pop et cruel : rarement l’animation n’a sonné aussi juste pour parler d’une situation pourtant peu cartoonesque. Hymne à l’émancipation et invitation à comprendre la révolution iranienne, Perspolis est toujours une œuvre à voir, en urgence.

Super Size Me — 1er mai

Documentaire culte, Super Size Me retrace les déboires culinaires d’un homme, Morgan Spurlock, qui a osé l’impossible : manger McDo chaque jour de sa vie. Une grosse expérience qui calme nos envies de Big Mac (ndlr : je suis vegan).

The Dark Knight — 1er mai

Nous sommes en 2008 et Nolan commence alors l’une des plus importantes trilogies du cinéma de genre moderne, les Batman. À l’heure où DC vit de sombres heures, les fans retrouvent avec un plaisir non dissimulé la période faste où Batman régnait sur le super-héros game.

Une fiancée pas comme les autres — 1er mai

Un scénario pas comme les autres pour une comédie dramatique comme on les aime. Lars, le jeune Ryan Gosling, vit dans un garage, son cocon face à un monde qui l’effraie. Introverti jusqu’à la maladie, Lars va finalement rencontrer une femme sur Internet. Bientôt elle lui rendra visite. Mais lorsque son entourage découvre une poupée en cire en lieu et place d’une femme, le film sombre dans un absurde délicat, esthète et plein de charmes.

The September Issue — 1er mai

En septembre, le monde de la mode n’attend ni la rentrée, ni l’automne, il préfère patienter pour le numéro de septembre de Vogue US. Le mythique magazine de Condé Nast publie en effet son plus important numéro chaque année, où les rédacteurs et photographes ouvrent en quelques sortes le bal de la saison de la mode qui suit. Plongé dans la rédaction, R. J. Cutler suit Anna Wintour sur le chantier d’une année, the september issue.

V pour Vendetta — 11 mai

ressuscitait le masque de Guy Fawkes et le rendait instantanément culte. Désormais symbole des Anonymous (entre autres), le masque doit beaucoup au film. Facile et attendu, ce 1984 sécuritaire ennuie plus qu’il n’émerveille par sa finesse. Mais le culte est passé par là. À voir donc.

Carnets de Voyage – 15 mai

Autre révolutionnaire culte, mais autre cinéma. Cette fois-ci, nous parlons d’une belle œuvre d’auteur, celle de Walter Salles qui avec Carnets de Voyage livre une page inédite de la vie du Che (ici le génial Garcia Bernal). Nous sommes alors en 1952 et deux jeunes argentins partent à moto découvrir une Amérique du Sud en plein réveil. Mais bien rapidement, l’innocence d’une jeunesse est frappée par l’absurdité de la misère.

Face aux compagnies minières et leurs machines à broyer des hommes, face au miroir brisé qu’est l’Amérique du Sud, face à un monde qui leur échappe, deux jeunes hommes comprennent qu’on ne vit pas sans résister. Métaphysique de l’engagement, dissection d’une époque et fresque sublime, Carnets de Voyage fait partie des films argentins qui comptent et des road-movies qui changent notre vision du monde.

Les Hommes du Président — 25 mai

Grand classique du cinéma politique des années 1970, Les Hommes du Président est un des rares films sur le métier de journaliste qui parvient à captiver malgré des scènes d’une dure banalité. Derrière le long-métrage et ses nombreux atouts, il demeure bien sûr la réalité, celle de deux journalistes qui par obsession feront éclater le scandale politique le plus détonnant de la démocratie américaine, le Watergate. Instructif, classe et casting prestigieux, difficile de ne pas ajouter Les Hommes du Président à votre liste des must-watch — si ce n’est déjà fait.

Mensonges d’État — 25 mai

Ridley Scott s’est essayé au genre de l’espionnage. Ce n’était pas forcément là où on l’attendait et à raison. Très banal, presque caricatural, Mensonges d’État reste un blockbuster comestible grâce à un casting attendu mais efficace. Quant au scénario, il ne surprendra personne et continue de filer mollement la crise morale et politique qui suivra la guerre en Irak et la découverte des fameux mensonges d’État.

Sucker Punch — 25 mai

Film maudit — comme beaucoup de Snyder — Sucker Punch continue, malgré l’évidence de sa médiocrité, de réunir une petite communauté d’irréductibles fans. Pourquoi ? Peut-être car Snyder n’était jamais allé aussi loin dans son propre délire mêlant publicité et jeux vidéo. Mais à force d’oublier le cinéma, on ne fait plus des films mais des contenus. Sucker Punch et ses go-go danseuses avec des uzis sont un contenu.

Avril

Weeds, saison 1 à 8 — 1er avril

Breaking Bad avant l’heure, Weeds est certainement l’une des meilleures séries jamais écrites sur la drogue, le trafic et ses petits rituels. Plus comique que Breaking Bad, et menée avec talent par Marie-Louise Parker, Weeds est un must-watch des années 2000 de l’écurie Showtime. La série quittera en intégralité Netflix dès le premier jour d’avril, à binger d’ici là !

Manhattan — 1er avril

Peut-être aussi connu pour la moue d’Allen que son introduction musicale, Manhattan, véritable monument du cinéaste dépressif, quittera Netflix au début du mois. L’occasion donc de redécouvrir un film qui ne vieillit pas, ou plus, car il se patine depuis que le réalisateur enchaîne des films dénués de l’audace de ses premiers.

Certains l’aiment chaud — 1er avril

1959, Tony Curtis embrasse Marylin Monroe. Some like it hot pourrait se résumer à ce baiser aussi mythique que polémique — Curtis racontera qu’embrasser Marylin serait comme embrasser Hitler ! Mais pour ceux qui apprécient l’humour très 50’s de Billy Wilder où l’on boit, on fume et se travesti à l’infini, Some like it hot reste un des films les plus drôles du XXe. 

Curtis :  Does that mean you play that very fast music… jazz ?
Monroe : Yeah. Real hot !

Les Croods — 10 avril

Film d’animation Dreamworks sympathique bien que peu original, Les Croods est une malicieuse aventure familiale, sorte de mélange entre les Pierrafeu et L’Âge de Glace. Lorsque la famille Croods se voit expulsée de sa grotte, elle doit parcourir un nouveau monde qui mettra à l’épreuves leurs convictions leurs organisations familiales.

Crazy Stupid Love — 24 avril

Niais, creux et moins drôle que I Love You Philip MorrisCrazy Stupid Love n’en reste pas moins un film culte des années 2010. Notons que le duo Ficarra et Requa réunissait déjà Emma Stone et Gosling, 5 années avant La La Land.

Iron Man 3 — 24 avril

Le troisième opus de l’homme de fer est celui du passage par la maison Disney. Mais loin d’avoir été réduite ou saccagé, la franchise gagne avec cette ultime déclinaison un air frais, un humour toujours efficace et une originalité qui continue de faire de Tony Stark un des meilleurs profils du MCU.

Sherlock Holmes : Jeu d’ombres — 24 avril

Deuxième volet de la véritable franchise que Guy Ritchie a cherché à créer avec le héros de Conan Doyle, ce Jeu d’ombres est un Marvel qui ne dit pas son nom, même Robert Downey Jr. semble opiner. Moins malin que le premier Holmes de Ritchie, la suite est un divertissement qui fonctionne mais qui reste vulgaire.

Singin’ in the Rain — 27 avril

Présente-t-on encore Chantons sous la pluie  ? Dans la même veine 50’s que Some like it hotSingin’ in the Rain est une immense oeuvre sur le cinéma mais jamais elle ne s’alourdit ni ne bavarde inutilement — elle est dans la veine du cinéma de Gene Kelly, tragicomique. Certainement la plus joyeuse comédie musicale jamais immortalisée au grand écran, Singin’ est et sera toujours actuelle, drôle et follement réjouissante.

South Park, le film

Comédie d’animation musicale, South Park, le film  a quelque chose d’inclassable. Ce n’est pas une sorte de super épisode, mais une vraie comédie musicale, avec des chansons cultissimes — Blame Canada ! — un scénario plus loufoque que jamais (sauf peut-être en 2017), enrichi d’une avalanche de vulgarité pas aussi inutiles que vous ne le pensez.

Février

Downton Abbey, saison 5 — 1er février

Le petit monde de l’aristocratie anglaise quitte progressivement Netflix. Cette fois-ci, seule la saison 5 de la très célèbre série anglo-saxonne fait son départ. Avis aux amateurs des turpitudes des Crawley et de leurs serviteurs.

Les Tudors, saison 1 à 4 — 1er février

C’est à nouveau du côté de l’aristocratie anglaise qu’une série prépare son départ de Netflix. Cette fois-ci, ce sont les quatre saisons des Tudors qui seront retirées du catalogue.

Retour vers le futur — 1er février

La légendaire franchise Retour vers le futur fait également ses valises et quitte Netflix en ce début d’année. Notez que les trois longs-métrages, le premier et les deux suites, quittent en même temps le catalogue.

Scary Movie — 1er février

Une autre franchise est également concernée par une vague de départs et c’est la très célèbre Scary Movie. Les films d’horreur à l’humour bien trempé quitteront tous le catalogue au début du mois, le premier volet sera accompagné d’un départ du second et du troisième. Tremble Cindy !

Scream et Scream 2 — 1er février

Coïncidence ? Le jour où Scary Movie quittera le catalogue du géant de la SVoD, le très culte Scream devra également faire ses valises. Ce slasher légendaire, avec Drew Barrymore que l’on retrouvera dans Santa Clarita Diet, ne sera plus là pour vous terrifier. Vous pourrez en revanche vous reportez sur d’autres films d’horreur, promis, il en reste encore sur Netflix.

Kill Bill et Pulp Fiction — 1er février

Ce sont trois des films les plus marquants de Tarrantino desquels Netflix se sépare : les deux Kill Bill et l’inestimable Pulp Fiction.

Lolita malgré moi — 8 février

Nous sommes en 2004, Lindsay Lohan est ultra bankable et Disney lui fait tourner un nombre assez incroyables de comédies pour pré-ados. La crise financière n’existe pas, Trump non plus, c’est une certaine idée de l’Amérique qui s’en va avec Lolita malgré moi ce 8 février.

Forrest Gump — 8 février

Doit-on encore présenter Forrest Gump  ? Si vous n’êtes pas sûrs de votre réponse à cette question, il est encore temps d’aller regarder le film qui a marqué des générations sur Netflix.

The Truman Show — 8 février

Encore une fois, c’est un film culte qui va quitter le catalogue durant ce mois. The Truman Show est une oeuvre politique et morale qui donne à réfléchir. Souvent comparé à 1984, le film devait en premier lieu aborder la question de la télé-réalité, mais devant la richesse de l’écriture du long-métrage, c’est de nombreuses autres thématiques que l’on se surprend à aborder au travers de la vie de Truman.

Le Parrain — 8 février

Du côté des chefs d’oeuvre de F. F. Coppola, il y a également hémorragie. Pour notre plus grand malheur, ce sont les trois films issus de sa franchise The Godfather qui quittent dès le 8 le catalogue SVoD de Netflix. Il ne vous reste donc plus beaucoup de temps pour (re)voir le premier Le Parrain qui reste et restera un des plus grands films de l’histoire du cinéma.

Top Gun — 8 février

Que serait la carrière de Tom Cruise sans Top Gun  ? Le film de guerre sur l’aviation américaine n’a pas fait que pousser des milliers de jeunes gens à s’engager dans l’armée, il est également un monument d’histoire politique. En pleine guerre froide, l’esprit belliqueux de Top Gun incarne à merveille les sombres années Reagan.

Gladiator — 17 février

Gladiator est au peplum ce qu’Alien est à la sci-fi : un film de Ridley Scott. Les fans diront : pharaonique, splendide et ambitieux, les plus lucides acquiesceront en soulignant malicieusement que si l’on parle bien de grands films, on parle également de dialogues plutôt limités et rarement transcendants.

Janvier

Family Guy, saison 9 — 1er janvier

Présente-t-on encore les Griffins ? MacFarlane y joue de son humour incomparable et nous emmène toujours dans des aventures improbables. Le genre de série d’animation qu’on dévore avec un plaid sans jamais s’arrêter, ni même savoir pourquoi on a perdu une journée à regarder cela. Netflix dispose des saisons 9 à 13, la plateforme tirera donc un trait sur la 9.

Neuilly sa mère ! — 1er janvier

Tout le monde a vu Neuilly sa mère ! pas parce que c’est un chef d’œuvre, c’est une comédie un peu bas de plafond, mais c’était un vrai phénomène social. Aujourd’hui, c’est un film représentatif d’une France qui n’est plus. Les années Sarkozy et SOS Racisme. Nous n’en sommes pas tellement nostalgique malgré tout.

Transformers : Revenge of the Fallen — 1er janvier

Seconde itération de la franchise animée par Bay, les robots voitures maléfiques quittent Netflix. Shia Labeouf et Morgan Fox y incarnent un des plus mauvais couple de l’histoire du cinéma. Au revoir Transformers 2, nous ne te regretterons pas.

Arrête-moi si tu peux — 1er janvier

Quelle nostalgie de revoir Hanks et DiCaprio reprendre leur meilleur duo. Rêveur ou escroc, Frank Abagnale restera pour nous une légende. Spielberg a transformé l’histoire vraie de ce gentil fou en magnifique conte tragi-comique que l’on veut que le monde entier regarde à nouveau. Du cinéma.

 Jackass 3 — 1er janvier

On a toujours préféré laisser les pitreries mi-scato et mi-débile de Jackass aux ados attardés. Mais l’obstination de ces quarantenaires à vivre de déglingue et de masochisme finit par forcer le respect.

Batman Begins — 1er janvier

Begins est un des meilleurs films de super-héros de tous les temps. De plus, son départ veut dire que la trilogie Nolan ne sera plus au complet sur Netflix. Un vrai drame. Va-t-on s’en remettre ?

Will Hunting — 1er janvier

Une étude psychologique écrite par Matt Damon alors au sommet de sa gloire et réalisée avec brio par Gus Van Sant. Robin Williams y interprète un psy troublant, qui s’attachera, dans des dialogues excellents, à percer le mystère de Will Hunting. Un jeune homme brillant et rebelle qui est prêt à tout pour échapper à la normalité.

Mission : Impossible III — 1er janvier

Oh non ! (Sans commentaire)

Les Chroniques de Spiderwick — 1er janvier

Régressif, rigolo et mignon, ce film de fantasy pour les kids vaut le détour. On y rencontre des trolls et d’autres drôles de bêtes dans un bestiaire hallucinogène. Entre Jumanji et Les Minimoys, mais avec de bons effets spéciaux. Les enfants apprécieront.

Mes meilleures amies — 1er janvier

Véritable Very Bad Trip au féminin, cette comédie de Paul Feig montre son amour des femmes à l’écran (ce sera moins réussi pour son reboot de Ghostbusters). Mais là, il nous fait rire, il nous détend et Mes meilleures amies est bien une bonne comédie.

Gone Baby Gone — 1er janvier

Si Ben Affleck a encore la caméra hésitante, Casey Affleck est la révélation de ce thriller noir mais humain.

Rectify, saison 1 — 1er janvier

Peu connue mais pourtant très belle, la série Rectify retrace le destin d’un homme qui revient à la vie après des années de prison pour une faute qu’il n’a pas commise. Dure et humaine, la série est dotée d’un beau cast. Une bonne idée, une bonne réalisation.

Chocolat — 1er janvier

Juliette Binoche nominée aux Oscars grâce à ce film avec Johnny Depp. Sinon, c’est une jolie histoire.

L.A. Confidential — 6 janvier

Adaptation de James Ellroy, ce thriller de 1997 est un aboutissement du cinéma policier neo-noir américain. À voir pour son excellente maîtrise du temps de l’enquête, ces complexités et son rythme.

The L Word, saison 1 à 6 — janvier

C’est l’intégralité d’une excellente série qui quitte Netflix. Un show qui aura été un phénomène social et culturel, en plus d’être de très bonne facture. Il n’est peut être pas trop tard pour vous plonger dans la vie, le quotidien et les drame de ces filles qui aiment les filles — bien que cela ne soit vraiment pas le seul moyen de définir des supers personnages féminins comme on n’en voit pas assez.

Blanche Neige et le Chasseur — 15 janvier

Pas choqué et pas déçu par ce départ. Bye.

The Virgin Suicides — 15 janvier

Là, en revanche, c’est le drame. Déjà Netflix n’a pas Lost in Translation, mais l’autre chef d’œuvre de Sofia Coppola va quitter le service de streaming. Et bien qu’on ait vu ce magnifique drame des dizaines de fois, nous n’en n’avons toujours pas percé le charme vénéneux. Terrible départ. À re-voir.

Valentine’s Day — 19 janvier

Franchement perdre Valentine’s Day, quasiment un mois jour pour jour avant la Saint Valentin, c’est ballot.

Coco avant Chanel — 19 janvier

Audrey Tautou incarne la déesse qui a tant fait rêver nos grands-mères. La révolutionnaire styliste gagne un biopic d’une rare qualité, mené avec précision mais sans emphase, et qui donne à voir un monde, une France, pétrie de contradictions et prise dans les secousses de l’histoire. Un drôle d’univers dans lequel une femme brise les règles, d’abord les siennes, puis celle de sa société. Grand biopic.

Le Royaume de Ga’Hoole — 27 janvier

Zack Snyder est vraiment un mec étrange. Et on comprend vraiment pas comment Hollywood a pu lui donner autant de budget pour une histoire de chouettes. Nous n’inventions rien Le Royaume de Ga’Hoole est un délire sorti d’esprits très certainement torturés dans lequel des chouettes en affrontent d’autres, Snyder oblige, l’animation 3D subit des filtres Instagram à longueur de plans. Stop Snyder. Stop. (ndlr : mais c’est toujours mieux que Warcraft)

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