Il y a du changement pour le Wi-Fi. Une prochaine évolution majeure de la fameuse technologie de communication sans fil arrive. Appelée Wi-Fi 7, elle va accroître encore plus les débits et diminuer davantage le temps de latence.

Une petite révolution devrait bientôt secouer le monde des télécoms. En effet, une nouvelle étape dans le développement du Wi-Fi est sur le point d’être atteinte d’ici quelques mois, avec l’arrivée d’une toute nouvelle génération de réseau sans fil. C’est le Wi-Fi 7. Derrière cette dénomination qui finira par se répondre dans la presse et sur les étiquettes des produits se cache la future norme IEEE 802.11be.

Qu’est-ce que le Wi-Fi 7 ?

La norme IEEE 802.11be, en cours d’élaboration, s’inscrit dans le sillage des progrès successifs qui ont été obtenus dans les télécommunications. Ils vont du Wi-Fi 1 (sorti en 1999) à 6 (certifié en 2019), en passant par quatre générations intermédiaires. Autrefois, elles étaient désignées par des codes imbuvables (802.11b, 802.11n, 802.11ac, etc.). Depuis 2018, une nouvelle convention de nommage est respectée.

Une nouvelle génération de Wi-Fi arrive.

Le Wi-Fi 7 utilisera les trois tranches du spectre dévolues au Wi-Fi, soit les bandes 2,4 GHz (qui s’étend en fait de 2 400 à 2 483,5 MHz), 5 GHz  (de 5 150 à 5 350 MHz, ainsi que de 5 470 à 5 725 MHz) et 6 GHz (de 5 945 à 6 425 MHz), grâce à une prise en charge permettant de fonctionner avec les appareils existants. L’usage de la bande 6 GHz dans le Wi-Fi est récent : il est permis avec la norme Wi-Fi 6E.

Quels points forts pour le Wi-Fi 7 ?

La Wi-Fi Alliance, instance qui rassemble les industriels fabriquant des systèmes sans fil, en fait une brève description sur son site. Il est suggéré des débits pouvant dépasser les 30 Gbit/s « pour augmenter les performances, permettre des innovations Wi-Fi et étendre les cas d’utilisation » grâce à des améliorations sur la couche physique et dans la couche de liaison, au niveau des contrôles d’accès au support (MAC).

« D’autres améliorations du Wi-Fi 7 prendront en charge la réduction de la latence et des sautillements pour les applications sensibles au délai, notamment la réalité virtuelle et la réalité augmentée, le streaming vidéo 4K et 8K, l’automobile, le cloud computing, les jeux et les applications vidéo, ainsi que les applications critiques et industrielles  », comme la Wi-Fi Alliance.

Globalement, le Wi-Fi 7 a pour objectif affiché de fournir des débits jusqu’à 2,4 fois ceux que délivrent les deux générations les plus avancées, à savoir les Wi-Fi 6 et 6E. Et ces derniers offrent déjà des débits considérables — le Wi-Fi 6, en fonction des circonstances, peut grimper jusqu’à 10,5 Gbit/s. Enfin, le Wi-Fi 7 apportera aussi des améliorations pour limiter les interférences entre les réseaux sans fil côte à côte.

Wi-Fi
Ne vous montrez pas trop impatients : le Wi-Fi 7 ne deviendra concret que dans quelques années. // Source : Tony Webster

Quand arrivera le Wi-Fi 7 ?

Il ne faut pas s’emballer : la certification du Wi-Fi 6E a eu lieu en 2021 et les tout premiers routeurs compatibles ne sont sortis qu’en 2021. Cette nouvelle génération est encore très peu diffusée au sein du grand public. Un même long chemin attend le Wi-Fi 7, avec trois moments clé : la date de certification, l’arrivée des premiers appareils adaptés et, enfin, l’appropriation par les particuliers.

Dans ces conditions, des démonstrations pourraient avoir lieu dès le salon du CES en 2022, avec des technologies encore non finalisées et certifiées. La certification, elle-même, est évoquée pour 2022 ou 2023, à une date encore indéterminée. Ensuite, les produits sortiront, en 2023 ou 2024. Quant à la diffusion au sein du public, il faudra attendre, car un nouveau Wi-Fi n’est pas toujours suffisant pour déclencher un achat.

Les fabricants des puces communicantes sont en tout cas en ordre de bataille. Début juin, la revue spécialisée DigiTimes signalait que plusieurs grands fondeurs comme Broadcom, Qualcomm et MediaTek sont en place et ont commencé à préparer le développement de composants taillés pour la norme IEEE 802.11be. Et cela, en supposant que la certification ne connaisse pas de cahots sur la route.

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