Les comètes, ces petits corps à la « chevelure » impressionnante, sont des vestiges du système solaire. Ces restes glacés peuvent offrir un sublime spectacle astronomique, parfois visible à l'œil nu. Qu'est-ce qu'une comète exactement ?

Plus de 3 700 comètes ont été identifiées. Peut-être avez-vous déjà eu la chance d’en voir une « plonger » vers la Terre, comme la comète NEOWISE qui était visible à l’œil nu pendant l’été 2020. Le spectacle astronomique offert par ces corps célestes peut être saisissant. Certains d’entre eux sont aussi à l’origine d’essaim d’étoiles filantes. Mais qu’est-ce qu’une comète exactement ?

« Des restes gelés » dans le système solaire

Il faut imaginer les comètes comme « des restes gelés de la formation du système solaire composés de poussière, de roche et de glace », décrit la Nasa. Ce sont des vestiges vieux d’environ 4,6 milliards d’années. La taille de ces reliques du jeune système solaire est variable, d’à peine quelques kilomètres à plusieurs dizaines de kilomètres de largeur. Les comètes tournent autour du Soleil, en suivant des orbites elliptiques (plus « allongées » qu’un cercle parfait).

Ainsi, à certains moments de leur trajectoire, elles sont plus proches du Soleil qu’à d’autres : c’est alors qu’elles se réchauffent et rejettent des gaz et de la poussière. Les matières éjectées forment une atmosphère et une queue impressionnante (pas forcément dirigée derrière la comète), qui peut s’étendre sur de très grandes distances, des millions de kilomètres — la Terre semble ainsi toute petite quand on la compare à la comète interstellaire Borisov. Si on veut être plus précis, il faut dire que les comètes ont en fait deux queues : une de poussière, l’autre composée d’ions. Il existe même des anti-queues, formées par des effets de projection.

Une comète voyageant dans l’espace. // Source : Nino Barbey pour Numerama

Comètes périodiques ou non périodiques : quelle différence ?

On estime qu’il y a des milliards de comètes en orbite autour du Soleil, à la fois dans la ceinture de Kuiper (au-delà de l’orbite de Neptune) et dans le nuage de Oort (encore plus loin du Soleil que la ceinture de Kuiper). Nombre d’entre elles sont des comètes dites périodiques, c’est-à-dire qu’elles mettent moins de 200 ans à effectuer un tour autour du Soleil. On peut dès lors tenter d’anticiper la prochaine apparition de certains spécimens. Mais d’autres prennent beaucoup plus de temps à voyager autour du Soleil : pour certaines comètes du nuage de Oort, il faut jusqu’à 30 millions d’années pour réaliser une seule orbite. Ce sont des comètes non périodes, ou à longue période.

On soupçonne que les comètes ont pu jouer un rôle dans l’habitabilité de la Terre. Il n’est pas impossible que ces corps aient apporté de l’eau et des composés organiques sur notre planète lorsqu’elle était encore jeune, ou même sur d’autres corps du système solaire.

Par tradition, les noms des comètes reprennent souvent le nom de la personne qui les a découvertes (ou de plusieurs personnes, s’il y a plusieurs découvreurs). Les astronomes se sont cependant rendu compte que cette méthode conduisait à des ambiguïtés, car certains scientifiques ont découvert plusieurs comètes. L’Union astronomique internationale a donc mis en place une nomenclature depuis 1995. « Lorsqu’une nouvelle comète est observée, elle reçoit comme référence annuelle le numéro de l’année en cours, suivi d’une lettre majuscule correspondant à la quinzaine du mois en cours », détaille l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides. Un chiffre indique également l’ordre de la découverte de la comète dans la quinzaine. Le nom est précédé d’un « P/ » ou d’un « C/ » pour indiquer si la comète est périodique ou non. La comète NEOWISE est ainsi nommée officiellement C/2020 F3.

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