Les comètes, ces petits corps à la « chevelure » impressionnante, sont des vestiges du système solaire. Ces restes glacés peuvent offrir un sublime spectacle astronomique, parfois visible à l’œil nu. De quoi se compose une comète ?

Plus de 3 700 comètes ont été identifiées. Peut-être avez-vous déjà eu la chance d’en voir une « plonger » vers la Terre, comme la comète NEOWISE qui était visible à l’œil nu pendant l’été 2020. Le spectacle astronomique offert par ces corps célestes peut être saisissant. Certains d’entre eux sont aussi à l’origine d’essaim d’étoiles filantes. Mais qu’est-ce qu’une comète exactement ?

Qu’est-ce qu’une comète ?

Ce sont des vestiges vieux d’environ 4,6 milliards d’années. La taille de ces reliques du jeune système solaire est variable, d’à peine quelques kilomètres à plusieurs dizaines de kilomètres de largeur. Les comètes tournent autour du Soleil, en suivant des orbites elliptiques (plus « allongées » qu’un cercle parfait).

On soupçonne que les comètes ont pu jouer un rôle dans l’habitabilité de la Terre. Il n’est pas impossible que ces corps aient apporté de l’eau et des composés organiques sur notre planète lorsqu’elle était encore jeune, ou même sur d’autres corps du système solaire.

Quand sera visible la prochaine comète ?

Les comètes sont des objets souvent imprévisibles. Il est très délicat de prévoir à l’avance quelle sera la prochaine comète visible à l’œil nu depuis notre planète. Même une comète très prometteuse peut finalement réagir de façon inattendue à l’approche du Soleil, et ne pas être visible.

L’Observatoire national de radioastronomie (NRAO) renvoie vers une liste de comètes qui pourraient devenir visibles, dans l’hémisphère nord et dans l’hémisphère sud, jusqu’en 2025. Ce ne sont que des suggestions des prochaines comètes qui pourraient, peut-être, devenir visibles avec ou sans télescope.

Quelle a été la dernière comète visible ?

La dernière grande comète visible du 21e siècle est la comète C/2020 F3 NEOWISE. Après sa découverte le 27 mars 2020, elle était devenue visible pendant l’été. Elle a fait un passage dans la constellation de la Grande Ourse fin juillet. La comète NEOWISE ne devrait pas revenir vers notre planète avant environ 6 800 ans.

De quoi se compose une comète ?

Il faut imaginer les comètes comme « des restes gelés de la formation du système solaire composés de poussière, de roche et de glace », décrit la Nasa. À certains moments de leur trajectoire, les comètes sont plus proches du Soleil qu’à d’autres : c’est alors qu’elles se réchauffent et rejettent des gaz et de la poussière.

Les matières éjectées forment une atmosphère et une queue impressionnante (pas forcément dirigée derrière la comète), qui peut s’étendre sur de très grandes distances, des millions de kilomètres — la Terre semble ainsi toute petite quand on la compare à la comète interstellaire Borisov. Si on veut être plus précis, il faut dire que les comètes ont en fait deux queues : une de poussière, l’autre composée d’ions. Il existe même des anti-queues, formées par des effets de projection.

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Une comète voyageant dans l’espace. // Source : Nino Barbey pour Numerama

Quelle est la différence entre une comète et un astéroïde ?

Les comètes et les astéroïdes ont des points communs : ces objets font partie du système solaire, sont en orbite autour du Soleil, ont des formes irrégulières. Mais contrairement à un astéroïde, qui est rocheux, une comète est composée de glace et de poussière. À l’approche du Soleil, la glace et la poussière logées dans une comète se vaporisent.

Comètes périodiques ou non périodiques : quelle différence ?

On estime qu’il y a des milliards de comètes en orbite autour du Soleil, à la fois dans la ceinture de Kuiper (au-delà de l’orbite de Neptune) et dans le nuage de Oort (encore plus loin du Soleil que la ceinture de Kuiper). Nombre d’entre elles sont des comètes dites périodiques, c’est-à-dire qu’elles mettent moins de 200 ans à effectuer un tour autour du Soleil. On peut dès lors tenter d’anticiper la prochaine apparition de certains spécimens. Mais d’autres prennent beaucoup plus de temps à voyager autour du Soleil : pour certaines comètes du nuage de Oort, il faut jusqu’à 30 millions d’années pour réaliser une seule orbite. Ce sont des comètes non périodes, ou à longue période.

Quelles sont les comètes les plus célèbres ?

Les comètes sont nombreuses, mais certaines sont plus connues que d’autres.

La comète de Halley

La plus célèbre de toutes est très probablement 1P/Halley, aussi appelée la comète de Halley. Grâce à cet objet, les astronomes ont compris que les comètes pouvaient revenir visiter à plusieurs reprises notre ciel. Ses apparitions ont pu être recensées dans des observations datant de plus de 2 000 ans. La dernière fois que cette comète a été vue, c’était en 1986. Il lui faut 76 ans pour faire un tour autour du Soleil. Les astronomes s’attendent donc à la revoir en 1961.

La comète Leonard

Découverte en janvier 2021, la comète C/2021 A1 (Leonard) est passé au plus près du Soleil exactement un an après sa découverte. Elle était assez difficile à voir à l’œil nu. Malheureusement, cette brillante comète qui a marqué l’année 2021 a fini par se désintégrer.

La comète NEOWISE

Les observateurs et observatrices qui ont eu la chance de voir la comète C/2020 F3 (NEOWISE) à l’été 2020 n’ont pas pu oublier ce spectacle magnifique. On pouvait la voir sans instrument. Après son passage près du Soleil, son activité a augmenté considérablement.

Parmi les comètes célèbres, on peut également citer la comète Shoemaker-Levy 9, célèbre pour avoir été observée en train de foncer sur Jupiter en 1994, ou la comète Hale-Bopp, la plus observée du 20e siècle.

Comment sont nommées les comètes ?

Par tradition, les noms des comètes reprennent souvent le nom de la personne qui les a découvertes (ou de plusieurs personnes, s’il y a plusieurs découvreurs). Les astronomes se sont cependant rendu compte que cette méthode conduisait à des ambiguïtés, car certains scientifiques ont découvert plusieurs comètes. L’Union astronomique internationale a donc mis en place une nomenclature depuis 1995.

« Lorsqu’une nouvelle comète est observée, elle reçoit comme référence annuelle le numéro de l’année en cours, suivi d’une lettre majuscule correspondant à la quinzaine du mois en cours », détaille l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides. Un chiffre indique également l’ordre de la découverte de la comète dans la quinzaine. Le nom est précédé d’un « P/ » ou d’un « C/» pour indiquer si la comète est périodique ou non. La comète NEOWISE est ainsi nommée officiellement C/2020 F3.