La Terre, notre maison, tourne inlassablement dans le système solaire, qui tourne lui-même dans la galaxie. Mais de quoi est fait le système solaire exactement ? Est-il unique en son genre, parmi les systèmes planétaires ?

À l’école, chacun apprend le nom des planètes qui composent le système solaire — souvent à grand renfort de moyens mnémotechniques pour retenir leur ordre. Mais sa structure et sa composition n’ont pas encore dévoilé tous leurs mystères. Les scientifiques continuent de l’étudier, lui qui contient notre précieuse maison, la Terre.

Qu’est-ce que le système solaire ?

Le système solaire est un ensemble d’objets célestes. C’est un système planétaire, composés de corps comme des planètes, des astéroïdes et des comètes, gravitant autour d’une étoile, le Soleil.

Les planètes sont liées au Soleil par la gravité. Il en va de même pour les planètes naines, comme Pluton, ou les lunes.

Quelles sont les planètes du système solaire ?

Les 8 planètes connues du système solaire sont : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

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Les planètes du système solaire. // Source : Nino Barbey pour Numerama

Il y a des planètes en dehors de notre système solaire — elles sont encore plus nombreuses que le nombre d’étoiles visibles la nuit. La plupart des centaines de milliards d’étoiles de notre galaxie, la Voie lactée, ont leurs propres planètes. On parle alors d’exoplanètes.

Quelle est la taille des planètes du système solaire ?

Voici le diamètre (à l’équateur) de chacune des planètes du système solaire.

Diamètre en kilomètresTaille par rapport à la Terre
Mercure4 8792,6 fois plus petite
Vénus12 1041,1 fois plus petite
Terre12 742x
Mars6 7791,9 fois plus petite
Jupiter139 82211 fois plus grosse
Saturne116 4649,1 fois plus grosse
Uranus50 7244 fois plus grosse
Neptune49 2443,9 fois plus grosse

Quelle est la planète la plus extrême du système solaire ?

La planète la plus chaude du système solaire est sans conteste Vénus. Avec ses 462°C en surface, la voisine de la Terre est assez infernale et extrême. On pourrait s’étonner que Mercure soit moins chaude que Vénus, alors qu’elle est plus proche du Soleil.

Mais ce serait oublier que Vénus est dotée d’une épaisse atmosphère, contrairement à Mercure : cette enveloppe riche en dioxyde de carbone et en nuages d’acide sulfurique conserve la chaleur et provoque un effet de serre.

Y a-t-il une neuvième planète dans le système solaire ?

Ce n’est qu’une hypothèse : une neuvième planète située au-delà de l’orbite de Neptune, la Planète Neuf, qui resterait à découvrir dans le système solaire. Mais jamais l’existence de cet astre n’a été confirmée : il ne s’agit pour l’heure que d’un scénario qui expliquerait les orbites de certains objets dans la ceinture de Kuiper (un réservoir de corps glacés au fond du système solaire). Tous les scientifiques ne sont pas d’accord sur l’hypothèse d’une neuvième planète.

Quelles planètes du système solaire peut-on voir à l’œil nu ?

Certaines planètes sont visibles sans instrument astronomique : c’est le cas de Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne — en fonction du moment de l’année, de la position de l’observateur sur Terre et de la météo.

Combien y a-t-il de lunes dans le système solaire ?

Il y a plus de 200 lunes connues dans le système solaire : la Nasa en recense 214 exactement. La Terre n’en a qu’une, sobrement baptisée la Lune. Toutes les planètes en ont, à l’exception de Mercure et de Vénus dépourvues de lune. Les planètes naines, comme Pluton, ainsi que de nombreux astéroïdes, ont aussi des lunes.

Les planètes les plus pourvues en lunes sont, dans l’ordre, Saturne puis Jupiter. La première possède 82 lunes (dont 29 restent à confirmer) et la deuxième 79 (26 à confirmer).

Quel est l’âge du système solaire ?

Le système solaire s’est formé il y a 4,5 milliards d’années.

Comment s’est formé le système solaire ?

Il est né à partir d’un nuage dense de matière interstellaire. L’effondrement de ce nuage a entrainé la formation d’une nébuleuse solaire. La matière a été attirée vers le centre sous l’effet de la gravité : lors de sa naissance, le Soleil a amassé 99 % de la matière disponible.

Le reste de la matière s’est aussi agglutiné pour former des objets, comme les planètes, les lunes et les planètes naines. Des résidus ne pouvant s’assembler sont restés, notamment dans la ceinture d’astéroïdes, devenant des astéroïdes, des comètes, des météoroïdes.

Le système solaire est-il unique ?

Le système solaire n’est qu’un des nombreux systèmes planétaires existants, composés d’une étoile avec des planètes en orbite autour. Plus de 3 200 étoiles avec des planètes tournant autour d’elles ont été découvertes. Mais cela n’empêche pas de se demander : la configuration de notre système est-elle rare, ou plutôt banale, dans l’Univers ?

Les travaux sur les systèmes planétaires tendent à montrer une grande variété de structures possibles dans notre galaxie. On pouvait s’attendre à retrouver souvent une structure comme nous la connaissons, avec des planètes rocheuses et denses proches de l’étoile, et des planètes gazeuses géantes plus distantes. Cependant, la découverte de plus en plus d’exoplanètes semble bien montrer que notre système solaire serait plutôt une exception, qu’une norme.

Pourquoi le système solaire est-il coupé en deux ?

Il est assez facile de s’en apercevoir en observant un schéma du système solaire : il semble comme coupé en deux. Une sorte de « fossé » entre les orbites de Mars et de Jupiter divise d’une part, les petites planètes rocheuses, et d’autre part les grosses planètes gazeuses. Ces deux ensembles sont situés de part et d’autre de la ceinture d’astéroïdes.

Pourquoi cette structure ? Les scientifiques tentent encore à l’heure actuelle de comprendre ce qui s’est passé exactement. Ce que l’on peut retenir, c’est que cet agencement est lié à la manière dont le système s’est formé. Dans les zones plus proches du Soleil, seul le matériau rocheux a pu résister à l’importante chaleur, dans la jeunesse du système solaire. C’est pourquoi Mercure, Vénus, la Terre et Mars sont des planètes telluriques, à la surface solide. Les matériaux comme la glace, le liquide et le gaz ont plutôt élu domicile dans les zones extérieures du système solaire, donnant naissance à Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

Jusqu’où s’étend le système solaire ?

Le système solaire n’a pas de bordure, comme un objet tangible. Alors on peut tenter de définir sa frontière comme jusque là où s’étend l’influence du Soleil. Mais, même ainsi, ce n’est pas assez précis, puisqu’il faut mentionner de quelle influence on parle : sa lumière, sa gravité, son champ magnétique, son vent solaire ?

On pourrait aussi considérer les planètes, et décider que le système solaire prend fin là où se trouvent Neptune et la ceinture de Kuiper (composée d’astéroïdes glacés, au-delà de l’orbite de Neptune, et située à une distance entre 30 et 1 000 unités astronomiques du Soleil ; une unité astronomique représente la distance Soleil-Terre, 150 millions de kilomètres).

Si on prend comme critère l’influence gravitationnelle du Soleil, la frontière serait plutôt située au niveau du nuage de Oort, bien au-delà de l’orbite des planètes et de la ceinture de Kuiper (entre 2 000 et 100 000 unités astronomiques de distance par rapport au Soleil).

Pourquoi l’appelle-t-on le système solaire ?

Il existe de nombreux systèmes planétaires comme le nôtre dans tout l’Univers, avec des planètes en orbite autour d’une étoile. Le nôtre a été nommé système solaire pour faire référence au nom de notre étoile, venant du latin « sol, solis ». Tout ce qui est lié au Soleil est donc qualifié de… solaire.

Où est situé le système solaire dans la Voie lactée ?

Le système solaire n’est pas au centre de la Voie lactée, mais en orbite autour du centre de la galaxie. Il se déplace ainsi à la vitesse de 828 000 kilomètres par heure, dans l’un des quatre bras spiraux de la galaxie : le Bras d’Orion. Il faut 230 millions d’années au système solaire pour faire un tour du centre galactique, sur cette orbite.

Combien de missions ont quitté le système solaire ?

Peu de missions ont voyagé assez loin pour quitter le système solaire. Deux vaisseaux lancés par la Nasa en 1977 y sont parvenus : Voyager 1 puis Voyager 2. Ces sondes ont respectivement atteint l’espace interstellaire en 2012 et 2018. Mais leur voyage pour quitter le nuage de Oort n’est pas fini — il leur reste encore plusieurs milliers d’années.