Lorsqu'on peut les voir dans le ciel, les comètes sont toujours dans le même sens : leur queue poussiéreuse est dirigée vers le haut. Comment expliquer cette impression que les comètes semblent « plonger » vers la Terre ?

Elle ne reviendra pas avant plus de 6 000 ans : cet été, la comète C/2020 F3 (NEOWISE) est restée visible à l’œil nu dans le ciel pendant plusieurs semaines. Les occasions de voir aussi bien une comète sont assez rares. Si vous avez admiré le spectacle, ou simplement vu les plus belles photographies de la comète, peut-être avez-vous constaté que l’objet apparait toujours tourné dans le même sens, comme si C/2020 F3 « plongeait » vers la Terre.

Autrement dit, sa queue de poussières est dirigée vers le haut. Comme l’explique l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) dans sa newsletter de septembre 2020, « toute comète donnera toujours l’impression de plonger du ciel vers la Terre ». Comment expliquer cette impression ?

La comète ne plonge pas véritablement vers la Terre. // Source : Flickr/CC/Derrick Story (photo recadrée)

Concrètement, les comètes ne plongent pas vers la Terre au sens littéral — sauf en cas de collision, ce qui est extrêmement rare. Ce qu’il faut comprendre, c’est que « quand on regarde une comète dans le ciel (pendant la nuit), la queue est vers le haut, car le Soleil est couché et est donc en dessous de l’horizon », explique à Numerama Dominique Bockelée-Morvan, astrophysienne spécialiste des comètes et directrice de recherche au CNRS. La queue de poussières que l’on peut voir se dirige dans la direction opposée à celle du Soleil.

Les comètes restent éloignées de la Terre

Les comètes restent, la plupart du temps, très éloignées de notre planète. « Les comètes orbitent sur des trajectoires elliptiques [ndlr : de la forme d’une ellipse] et, pour la très grande majorité, elles ne s’approchent de la Terre qu’à des distances supérieures à 75 millions de km », poursuit Dominique Bockelée-Morvan. Au plus près de la Terre, la comète C/2020 F3 est passée à un peu plus de 103 millions de kilomètres. Avant elle, la comète C/2020 F8 (SWAN) est passée à environ 85 millions de kilomètres de notre planète.

Encore avant, la comète C/2019 Y4 (ATLAS) s’était quant à elle fragmentée, empêchant son observation à l’œil nu comme espéré. Néanmoins, le sort connu par cet objet n’a pas que des inconvénients pour les scientifiques : sa désintégration pourrait nous aider à mieux estimer l’âge des comètes dans le système solaire.

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo