Le maximum d'activité des Orionides, une pluie d'étoiles filantes, est prévu dans la nuit du 21 au 22 octobre 2021. Mais cette année, la présence de la Lune risque malheureusement de gêner leur observation.

Après les Draconides, un nouvel essaim d’étoiles filantes fait son retour en octobre 2021. Le pic d’activité de la pluie des Orionides est prévu dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 octobre. Il s’agit généralement d’une jolie pluie de météores à admirer. L’an dernier, l’Agence spatiale européenne annonçait que l’on pouvait en observer entre 20 et 30 par heure. Cependant, cette année il faut composer avec la présence de la Lune, qui risque de gêner leur observation.

D’où viennent ces traînées lumineuses ? Comment espérer les distinguer dans le ciel ? Voici ce que vous devez savoir pour profiter du spectacle des Orionides.

Comment observer les Orionides ?

Le pic d’activité des Orionides est prévu dans la nuit du 21 au 22 octobre. L’essaim est généralement actif entre le 2 octobre et le 7 novembre, selon la Nasa.

Le jeudi 21, le Soleil se couche à 18h47, mais si l’on veut tenter l’observation de l’essaim, cela se fait bien après. « On peut les observer plutôt en deuxième partie de la nuit, et le plus grand nombre s’observe lorsque la constellation d’Orion passe au zénith vers 4h30 du matin », explique à Numerama Johan Richard, astronome à l’Observatoire de Lyon. La constellation d’Orion, vers laquelle il faut regarder pour trouver les Orionides, commence à être visible après minuit en direction de l’est. En fin de nuit, il faut regarder vers le sud.

Position du radiant des Orionides. Ciel vu de Paris le 21 octobre 2020 à 4h45. // Source : Capture d’écran Heavens Above, annotations Numerama

Une fois qu’elle est levée, repérer la constellation d’Orion est facile si le ciel est bien dégagé. « Orion est une constellation de base du ciel d’hiver, avec ses 5 étoiles caractéristiques, nous indique Florent Deleflie, astronome à l’Observatoire de Paris. Le radiant des Orionides [ndlr : l’endroit du ciel d’où l’essaim semble émerger] se trouve au-dessus de Bételgeuse, une étoile rouge vers le sommet du losange. »

Le radiant sert de point de repère, mais les étoiles filantes peuvent normalement s’observer dans tout le ciel. Pour maximiser ses chances de les voir, il vaut mieux opter pour un lieu d’observation éloigné de la pollution lumineuse (loin des villes).

En 2021, l’observation des Orionides s’annonce cependant plus difficile au moment du maximum d’activité de l’essaim, la pleine Lune ayant lieu la veille, le 20 octobre. Sa présence et sa luminosité devraient rendre plus compliqué de distinguer les météores — ce qui en temps normal est plus aisé, quand on peut laisser ses yeux bien s’habituer à l’obscurité.

D’où viennent ces étoiles filantes ?

« Les étoiles filantes sont des poussières laissées par le passage de comètes, que la Terre traverse à une certaine époque de l’année. Ces poussières s’illuminent en tombant et brûlant dans l’atmosphère, ce qui laisse derrière cette traînée brillante caractéristique », nous explique Johan Richard.

Le corps parent des Orionides est la comète de Halley, ou 1P/Halley (tout comme pour l’essaim des Êta Aquarides observable en mai). Cette comète est bien connue des astronomes, car son identification a aidé à comprendre que les comètes pouvaient revenir plusieurs fois dans le voisinage terrestre. La dernière fois que la comète de Halley était visible dans le ciel, c’était en 1986. Elle reviendra en 2061, car il lui faut environ 76 ans pour faire son voyage autour du Soleil.

La Terre croise la traînée de poussière laissée par la comète de Halley. // Source : Capture d’écran Meteors Shower

La comète de Halley mesure 15 kilomètres de longueur et 8 kilomètres de largeur. C’est un objet très sombre. Son mouvement autour du Soleil est rétrograde (en sens inverse de celui de la Terre).

Comme l’explique la Nasa, les Orionides sont réputées pour leur brillance et leur rapidité. Les météores se déplacent à une vitesse d’environ 66 kilomètres par seconde dans l’atmosphère de la Terre. Les débris de la comète peuvent même dessiner des traînées lumineuses qui perdurent quelques secondes dans le ciel.

Article publié initialement le 21 octobre 2019 et mis à jour le 20 octobre 2021

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