On ne présente, presque, plus Microsoft : s'il y a une société qui représente l'évolution technologique moderne, pour le meilleur ou pour le pire, c'est bien la mythique firme de Redmond. Peut être parce qu'il ne reste que peu d'êtres humains qui n'ont jamais utilisé un de leur logiciel. Du début des années 1980 à aujourd'hui, elle a fait l'histoire de la démocratisation de l'ordinateur.

L’ordinateur personnel à la conquête du monde moderne

Si l’histoire de Microsoft commence en 1975 par l’alliance de Gates et Allen, le premier projet de Micro-soft (à l’origine) sera seulement de fournir un logiciel pour le premier PC américain, l’Altair 8800, se faisant ainsi remarquer par le constructeur qui était en train de changer le monde : IBM. Parmi les projets d’IBM se trouve alors l’idée d’un ordinateur personnel accessible au plus grand nombre, l’IBM PC. Le constructeur se tourne vers la jeune société pour créer le logiciel BASIC, mais sur un quiproquo, Microsoft finira par fournir l’intégralité du système d’exploitation du PC. Devenant ainsi développeur de l’OS des PC les plus vendues.

Au tournant des années 1980, l’émergence de l’ordinateur personnel permet à Microsoft de prendre sa place. C’est alors qu’est introduit l’environnement graphique Windows en tant que surcouche du désormais très populaire MS-DOS. Environnement qui deviendra plus tard le système d’exploitation à part entière et qui confirmera le monopole récent de l’entreprise. C’est toujours aussi vers la fin des années 1980 que seront introduits les mythiques logiciels de la suite Office, étendant le champ d’expertise de Microsoft.

L’entreprise est alors devenue la plus grande capitalisation au monde, dans une position de monopole total : il faudra attendre l’arrivée d’Internet, de l’informatique et le retour en force d’Apple pour déstabiliser cette entreprise fossile de la tech.

Leader déchu

Pour définir Microsoft, s’arrêter sur l’histoire de Windows est nécessaire mais il ne faut pas pour autant en oublier son impact en dehors des murs du PC. Si on s’intéresse par exemple à son action dans le jeu vidéo, que ce soit avec le Xbox dès le début des années 2000 ou récemment avec son rachat de Minecraft, ou son action sur le web, la position ultra-dominante de la messagerie instantanée MSN jusqu’au rachat de Skype, il est difficile de trouver un domaine où Microsoft n’a pas tenté de s’imposer. Parfois avec plus de difficulté que sur PC, où souvent, le principe de compatibilité et d’écosystème ont beaucoup joué dans l’utilisation par le grand public.

Et pourtant, au tournant des années 2010, Microsoft perd du terrain. L’entreprise de Redmond cumule les infortunes, avec un Windows 8 décrié, une stratégie mobile qui peine à décoller et une console Xbox One loin derrière sa rivale, la PlayStation 4. Windows 10 relève le niveau mais se prend les pieds à sa sortie dans des affaires de vie privée et de collecte des données. Le départ de Ballmer à la direction et son remplacement par Satya Nadella ouvre pourtant une nouvelle ère pour la firme, qui tente retrouver une dynamique à long terme, ponctuée par des innovations radicales, comme la Surface Book ou le casque HoloLens.

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