Nouvelle franchise Marvel, fresques historiques et retour d'un grand Pixar : novembre est déjà là et Netflix met à jour son catalogue.

Stranger Things était le clou du spectacle de la programmation d’octobre du nouveau géant américain. Halloween et la nuit des morts (souvent vivants) passées, il est temps de passer à la programmation du service de SVoD de novembre.

On y trouve une nouvelle franchise Marvel, Punisher, qui avait été reporté en octobre, mais aussi de nombreuses séries internationales comme l’australienne Glitch (saison 2) ou la Japonaise Good Morning Call (saison 2). Enfin, pour les plus petits, un Pixar est de retour sur la plateforme.

Comme tous les mois, vous pouvez toujours retrouver nos sélections passées, celle d’octobre, mais plus généralement, tous nos programmes SVoD.

Séries

Greenleaf, saison 2 — 1er novembre

Novembre signe le retour du soap d’Ophah Winfrey sur Netflix. Cette série dramatique produite par OWN — ni plus ni moins que la chaîne de l’animatrice star aux U.S. — poursuit son intrigue bien clinquante. Mais son charme, si les soap ne vous ennuient pas trop, se trouve non pas dans ses coucheries et trahisons, mais dans son rapport à l’église et la Bible. Prenant place dans une très importante église protestante d’Atlanta, la série fait de ce monde rarement vu à la télé un atout et un ressort dramatique étonnant — c’est néanmoins le seul étonnement qu’offre un show bien joué, mais aux péripéties surréalistes.

Captive, minisérie — à partir du 3 novembre

Alias Grace (Captive en VF) est une minisérie de la chaîne canadienne CBC et adaptée du roman du même nom de Margaret Atwood (The Handmaid’s Tale). La série s’est conclue fin octobre en Amérique du Nord et est depuis exportée par Netflix dans le monde entier. Étrangement, la série sera diffusée au rythme d’un épisode par semaine alors même qu’elle a déjà été intégralement diffusée sur CBC.

Le show de six heures se penche sur un procès qui a fasciné Atwood, celui de Grace Marks et de James McDermott qui ont assassiné leur employeur au siècle dernier. Mais l’intrigue judiciaire n’est là que pour soulever le vrai thème de cette œuvre : la servitude féminine. La vénéneuse Grace offre ainsi un parallèle saisissant avec celle qui pourrait être son arrière-arrière-petite-fille : June Offred.

The Arrow, saison 6 — à partir du 3 novembre

Véritable figure de proue de l’univers DC de la CW, The Arrow revient pour une énième saison. Cette adaptation de Green Arrow souffre toujours d’une intrigue mal ficelée et de rebondissements rocambolesques, mais l’efficacité du super soap et de la méthode Berlanti (Riverdale, Flash, ou même Dawson) semble increvable.

The Punisher, saison 1 — 17 novembre

Nouvelle franchise Marvel  de la maison Netflix, The Punisher est tout droit sorti de la saison deux de Daredevil. Nouvelle histoire d’un antihéros torturé et violent, Punisher ne trahit pas l’univers Marvel de Netflix : couleurs sombres, décors cradingues et personnages en clair-obscur. Toutefois, les balles y coulent à flots, comme l’hémoglobine. La violence de l’ensemble a poussé l’entreprise de Reed Hasting à repousser la sortie initiale du show, quasi concomitante avec la tuerie de Las Vegas. Thoughts and prayers, comme on dirait dans un BoJack.

Rick et Morty, saison 3 — 5 novembre

De petit dessin animé pour adulte à phénomène Internet provoquant rires et mèmes, Rick Sanchez et son petit fils ont accompli bien du chemin. La série absurde et existentielle reprend du service pour une nouvelle saison faite de superhéros, de grosses déprimes et même d’un détour à Washington. Wubba lubba dub dub !

Shot in the Dark, saison 1 — 17 novembre

Shot in the Dark est une série originale Netflix dont nous ne savons pas grand-chose. La firme précise seulement : « Trois reporters free-lance rivaux parcourent les rues à la recherche de scènes de crimes, d’incendies et d’accidents — et tout ce qui pourrait se vendre à des médias.  » Bref, Nightcrawler, mais en série.

Shot in the Dark — Netflix

Teen Wolf, saison 6 — 18 novembre

Le soap surnaturel de MTV est enfin terminé. Teen Wolf, ses loups-garous musculeux, ses amourettes et ses conflits de meutes connaissent avec cette sixième itération leur ultime saison. Si vous êtes allé jusque-là dans ce show pour adolescents, c’est que vous êtes vraiment fan, vous n’avez donc pas besoin de nous pour dénigrer votre plaisir coupable à l’esthétique homoérotique.

Lady Dynamite, saison 2 — 10 novembre

Maria Bamford ne sait toujours pas gérer sa vie d’humoriste professionnelle dans ce sitcom inspiré par sa propre vie. Le ton et l’audace de la première saison nous avaient laissés sceptiques, mais la comédienne enfonce le clou en continuant de se dépeindre comme une marginale un peu timbrée. On pense un peu à Haters Back Off et on laisse ce sitcom aux fans de l’humoriste, pas si nombreux en France.

Godless, minisérie — 24 novembre

Minisérie western originale, Godless est une création d’auteur, écrite et réalisée par le scénariste Scott Frank (Logan). Chaperonné par Steven Soderbergh à la production, ce show de six heures plonge ses personnages dans les turpitudes de l’Ouest. Frank Griffin, hors-la-loi, part à la recherche de Roy Goode, ancien acolyte qui l’a trahi. Mais sur sa route, il trouvera l’étonnante ville de La Belle, une sorte d’utopie western où règnent les femmes… Un no man’s land au sens littéral.

She’s gotta have it, saison 1 — 23 novembre

En 1986, Spike Lee sortait Nola Darling n’en fait qu’à sa tête (She’s Gotta Have It en VO). Une comédie dramatique sans budget qui se joue des mœurs et des tabous. Trente ans plus tard, le réalisateur se lance au petit écran en adaptant en dix épisodes le film qui lançait sa carrière. On y retrouve Nola, ses trois compagnons et sa voisine lesbienne… Comédie dramatique au format trente minutes, She’s Gotta Have It signe les premiers pas de Lee chez Netflix.

Frontier, saison 2 — 24 novembre

Jason Momoa (Drogo dans Game of Thrones) fait son retour dans le business de la fourrure dans ce thriller historique ultra classique. À défaut d’originalité, Frontier respecte les codes du genre et offre quelques beaux moments à ses personnages dignes de romans de gare. Les costumes et l’univers restent luxuriants.

Glitch, saison 2 — 28 novembre

Glitch c’est une traduction assez fidèle des Revenants de Fabrice Gobert. Mais purement et sincèrement australienne, la série offre un casting à l’accent à couper au couteau, des paysages authentiques du sixième continent, et du surnaturel élégant.

Ici, la petite ville est confrontée au retour de morts qui viennent, tour à tour, raconter une histoire qui leur est propre, confrontant leur passé à la vie quotidienne des locaux. Sans fulgurance, la série charme par sa couleur locale et son rythme assez lent. La saison deux promet en outre de résoudre les angles morts du précédent scénario.

Good Morning Call, saison 2 — 28 novembre

Adapté d’un shōjo manga éponyme par Fuji TV et Netflix, Good Morning Call est un drama nippon. Une jeune fille se retrouve en colocation avec un garçon populaire de son lycée avec qui elle est forcée de vivre. Romance oblige, tout tourne à l’eau de rose en quelques minutes et les triangles amoureux s’enchaînent. Le tout donne un show assez consternant et particulièrement prévisible, doté, en plus d’une réalisation digne d’une publicité de chaîne locale.

Les films

6 Days — 3 novembre

6 Days est un thriller britannique réalisé par Toa Fraser et comptant à son casting Jamie Bell, acteur anglais qui a déjà conquis Hollywood. Rien de bien original toutefois dans ce vitaminé film d’action acheté par Netflix qui reprend un épisode réel : la prise d’otage à l’ambassade iranienne de 1980. Une crise sans précédent de l’ère Thatcher qui se conclura par l’intervention des forces spéciales britanniques.

The Killer — 10 novembre

Film brésilien à destination du marché sud-américain, The Killer est réalisé par Marcelo Galvao (Colegas, 2012). Façon Western, le film s’aventure dans l’histoire des territoires sauvages du Brésil où un fils partant à la recherche de son père hors-la-loi deviendra lui-même un malfrat. C’est la première production cinématographique de Netflix au Brésil.

Mudbound — 17 novembre

Gros casting et grandes ambitions surplombent ce Mudbound réalisé par Dee Rees, réalisatrice afro-américaine. Adaptation du roman Mississippi de Hillary Jordan, cette fresque historique met en perspective l’histoire de deux familles, une blanche et une noire, traversant les années 1940 et la Seconde Guerre. Acclamé au Sundance, le long métrage qui compte sur Carey Mulligan ou Mary J. Blige pour son affiche, est doté d’une photographie très travaillée et ne cache pas son propos politique puissant. Mudbound se prépare à être le vaisseau amiral de Netflix lors de la saison des prix.

Les documentaires

Chasing Trane : The John Coltrane Documentary — 13 novembre

Réalisé par John Scheinfeld, à qui l’on doit un documentaire sur Lenon, Chasing Trane est un biopic musical sur la légende du jazz John Coltrane. Réalisé avec la famille du jazzman, et l’accord de ses maisons de disques, le film est bercé par la puissance des morceaux de celui qui repoussa les frontières du genre. Il inclut en outre de belles archives et constitue une introduction à la discographie de ce géant.

Michael Jackson, This Is It — 15 novembre

Documentaire tristement célèbre, This Is It capture les dernières répétitions d’une légende avant son décès. On y voit le roi y interpréter ses plus populaires titres lors de répétitions auxquelles plus personne ne croyait. Et pourtant, gracile, mais entêté, Jackson y émeut par son perfectionnisme. Véritable carton à sa sortie, il est pourtant difficile de dire que This Is It est un bon documentaire : aucune des images n’était destinée au public et le montage est bâclé.

Pour les kids

Monstres & Cie — 2 novembre

Peu à peu, les franchises Pixar/Disney refont leur apparition sur Netflix. C’est le cas de Monstres & Cie, adorable conte sur l’amitié et la différence qui jouit d’une réalisation pionnière, de monstres aux textures travaillées et un univers délirant. Du très bon Pixar qui vieillit très bien.

Dinotrux superboostés, saison 1 — 10 novembre

Après plusieurs saisons couronnées de succès, les camions qui vivent à l’ère préhistorique (sic) de DreamWorks et Netflix reviennent dans une version magique. Superboostés est une série dérivée du succès original où les pick-up ont désormais des pouvoirs et de nouveaux amis.

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