Vu de notre système solaire, où commence exactement l'espace interstellaire, dans lequel la sonde Voyager 2 vient de s'engouffrer ?

La sonde Voyager 2 vient d’entrer dans l’espace interstellaire, le 5 novembre 2019. L’espace interstellaire ne désigne pas simplement l’espace qui sépare les étoiles (sinon, cela voudrait dire que tout l’espace est interstellaire). Il n’est pas non plus vide : on y trouve de la matière, sous forme de gaz et de poussières. Cette matière forme en partie la masse de notre galaxie. Mais alors, qu’est-ce que l’espace interstellaire et où commence-t-il ?

« Les scientifiques définissent le début de l’espace interstellaire comme l’endroit où le flux constant de matière et le champ magnétique du Soleil cessent d’influencer son environnement, résume la Nasa sur son site Space Place. Cet endroit s’appelle l’héliopause. Il marque la fin d’une région créée par notre Soleil qui est appelée l’héliosphère. »

Une représentation de l’héliopause. // Source : Wikimedia/Domaine public/NASA/IBEX/Adler Planetarium (photo recadrée)

L’héliosphère s’étendrait jusqu’à 100 unités astronomiques du Soleil (une unité astronomique équivaut à environ 150 millions de kilomètres). Dans cette région de l’espace, la densité d’énergie du vent solaire est plus importante que celle du milieu interstellaire. Le vent solaire est un plasma constitué d’électrons et de neutrons, éjecté par le Soleil en permanence. Le vent solaire repousse les particules de l’espace interstellaire (qui viennent d’autres étoiles).

Des particules plus froides et concentrées

Si nous pouvions aller à la limite de cette zone d’influence du Soleil, comment saurions-nous que nous sommes arrivés dans l’espace interstellaire ? La Nasa explique que tout est une question de particules : « Dans l’héliosphère, les particules sont chaudes mais moins concentrées. En dehors de cette bulle, les particules sont bien plus froides mais plus concentrées. »

La Nasa explique donc que si l’on pouvait arriver dans l’espace interstellaire, on constaterait qu’il y a une plus grande quantité de particules « froides », ainsi qu’un champ magnétique qui ne viendrait pas du Soleil.

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