Nintendo refuse de confirmer si, oui ou non, le Joy-Con Rift sera corrigé pour le lancement de la Switch OLED.

Nintendo a officialisé une nouvelle Switch OLED, laquelle s’attachera à améliorer le confort de jeu en mode portable. Corrigera-t-elle le plus gros problème rencontré par le modèle original ? Rien n’est moins sûr. Interrogé au sujet du fameux Joy-Con Drift par The Verge, Nintendo n’a rien affirmé en ce sens. Dans un article publié le 10 juillet, le constructeur japonais s’est contenté d’indiquer : « La conception et les fonctionnalités des manettes Joy-Con ne changent pas avec la Nintendo Switch OLED.  »

Les réponses de Nintendo suggèrent que ce problème pourrait continuer de hanter les propriétaires  : « Nous savons que certains Joy-Con ne fonctionnent pas correctement. Nous voulons que nos utilisateurs puissent prendre du plaisir avec la Nintendo Switch et, si ce but n’est pas atteint, nous les encourageons à visiter la page du S.A.V. afin d’obtenir une aide.  »

Nintendo Switch OLED // Source : Nintendo

La Switch OLED elle aussi touchée par le Joy-Con Drift ?

Il y a quelques semaines, à l’occasion d’une session de questions/réponses avec les investisseurs, Shuntaro Furukawa, président de Nintendo, éludait d’ailleurs la question :«  Je n’ai aucune information sur les décisions qui ont été prises [pour améliorer les Joy-Con]. » On rappelle que la petite manette de la Switch fait l’objet de plusieurs recours collectifs aux États-Unis. En France, l’association UFC-Que Choisir s’est emparée de l’affaire et a déposé plainte. Aujourd’hui, toute réparation est gratuite — même hors garantie.

On rappelle que le Joy-Con Drift peut ruiner l’expérience de jeu. Il s’agit d’un phénomène qui produit des actions non désirées. Il arrive par exemple de voir son personnage bouger seul dans une direction, alors qu’on ne touche pas le stick dédié aux mouvements. Le Joy-Con Drift est très répandu et personne n’est à l’abri, que la console soit ancienne ou plus récente. Selon l’enquête réalisée par l’UFC-Que Choisir, le problème serait dû à une usure prématurée des circuits imprimés et à un défaut d’étanchéité à la poussière et aux débris. Ces failles hardware rappellent le clavier-papillon d’Apple, qui n’a jamais su s’en sortir malgré plusieurs correctifs appliqués et a fini par abandonner la technologie. Tout porte à croire que le Joy-Con Drift est lui aussi lié à une conception défaillante insoluble.

Seule bonne nouvelle ? Les propriétaires de la première Switch ayant investi plusieurs dizaines d’euros dans une collection de Joy-Con auront l’opportunité de les utiliser sur la Nintendo Switch OLED. La compatibilité est garantie, contrairement à la résolution du problème de drift.

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo