L'UFC-Que Choisir dénonce les pratiques de Nintendo concernant les Joy-Con de la Switch, qui sont victimes de gros problèmes de fiabilité depuis leur lancement.

Le problème des Joy-Con, les fameuses petites manettes de la Switch, n’est pas passé inaperçu. Et, surtout, il n’a pas échappé à l’UFC-Que Choisir. Dans un communiqué publié le 5 novembre, l’association de consommateurs épingle Nintendo, en l’accusant d’« obsolescence programmée ». Par conséquent, UFC-Que Choisir met en demeure Nintendo.

Au-delà du manque de fiabilité des Joy-Con et des joysticks de la Switch Lite, l’UFC-Que Choisir pointe du doigt le S.A.V. de Nintendo, qui refuse de réparer gratuitement les appareils défectueux. « À défaut, l’association ne manquera pas d’agir en justice », prévient le collectif. Contacté par Numerama, la branche française de Nintendo n’a, pour l’heure, aucun commentaire à fournir.

Différents Joy-Con de différentes couleurs // Source : YouTube/Kevin Kenson

Nintendo épinglé par l’UFC-Que Choisir

L’UFC-Que Choisir a raison de faire bouger les choses. Numerama a constaté lui-même les soucis que peuvent rencontrer les Joy-Con sur deux consoles, acquises à des périodes différentes. En cause : un stick qui agit sans qu’on le touche, ce qui peut occasionner un vrai sentiment d’inconfort quand on joue : par exemple, la caméra qui bouge sans qu’on le veuille.

Plus grave, on peut déplorer un attentisme certain de la part de Nintendo dans le traitement du dossier. En France, la réparation gratuite en dehors de la période de garantie n’est pas possible, alors que le constructeur reconnaît bel et bien que ses sticks ont des problèmes.

Numerama a pu le vérifier après avoir effectué une demande de réparation classique en tant que particulier (nous avons reçu un devis de 45 euros, comme le stipulent les conditions générales). Au-delà du manque de fiabilité des manettes, c’est l’absence d’un programme de remplacement qui pose question et qui force aujourd’hui l’UFC-Que Choisir à agir.

Aux États-Unis, un recours collectif a été lancé contre Nintendo.

Crédit photo de la une : Nintendo

Partager sur les réseaux sociaux