Alors qu'on la pensait morte et enterrée, la startup Faraday Future était bel et bien au CES pour se montrer. Nous ne l'avons pas vue.

L’année 2019 n’a pas été de tout repos pour Faraday Future, startup qui s’imaginait en nouveau Tesla avec des ambitions élevées, présentées au CES 2017. En février dernier, nous écrivions par exemple que l’entreprise, alors dans l’incapacité de payer ses employés, avait touché le fond. C’est donc peu dire que nous ne nous attendions pas à voir Faraday Future au CES 2020, lors de notre court voyage à Las Vegas. La firme était pourtant bel et bien là, en face de l’espace extérieur occupé par BMW, au pied de l’hôtel Renaissance. Tout un symbole.

Faraday Future n’avait pas fait le voyage pour rien. Et, à défaut d’un stand à proprement parler au sein du Convention Center (trop cher ?), il présentait sa FF91, une voiture 100 % électrique qui n’est pas encore tout à fait terminée. Malheureusement pour nous, les rares fois où nous avons pu nous rendre sur le lieu concerné, il n’y avait ni véhicule ni représentant de la marque. Faraday Future fut un rendez-vous manqué. Un peu à l’image du parcours de cette startup.

Faraday Future est toujours là

Digital Trends a eu le privilège de tester la FF91 en amont du salon américain, ne tarissant pas d’éloges sur la puissance phénoménale développée par le moteur électrique (0 à 96 km/h atteint en 2,3 secondes). Enfin, il s’agissait encore d’un prototype du véhicule, avec des finitions à revoir (exemple : les portes qui ne s’ouvrent pas quand on appuie sur le bouton dédié, des clignotants trop fermes à actionner ou encore des câbles apparents). Carsten Breitfeld, CEO de Faraday Future passé par la branche i de BMW et Byton, l’a amenée depuis le QG situé à Los Angeles (un peu plus de 430 kilomètres), sachant qu’il restait encore un peu d’autonomie à la voiture. La startup vise les 650 kilomètres pour la version de production.

La voiture électrique de Faraday Future // Source : Faraday future

Voilà, finalement, toute l’histoire : Faraday Future est parvenu à acheminer son prototype prometteur jusqu’à Las Vegas pour rappeler qu’il existe toujours malgré les grosses difficultés financières rencontrées ces dernières années. La grande question est maintenant la suivante : la FF91 finira-t-elle par être commercialisée ? Il paraît que Carsten Breitfeld vise un lancement pour la fin de cette année, à un tarif compris entre 120 000 et 200 000 dollars ( !). C’est audacieux. D’autant que les liquidités ne sont pas encore au rendez-vous.

En d’autres termes, Faraday Future s’accroche à son rêve et survit tant bien que mal. L’année 2020 apparaît quand même comme celle de la dernière chance. Le pire ? Faraday Future a déjà des plans pour une FF81 et une FF71, plus petites et moins chères, selon les informations d’Autoblog publiées le 8 janvier. Difficile d’y croire.

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