Blizzard a présenté en 2022 sa nouvelle extension pour World of Warcraft : Dragonflight. C’est aussi en 2022 qu’elle sortira, prévient le studio.

Blizzard n’attendra pas pratiquement un an pour lancer Dragonflight, la nouvelle extension de World of Warcraft. Dans un communiqué de presse publié le 21 juin, le studio américain annonce que la suite de son MMORPG sera disponible d’ici la fin de l’année 2022. Cette extension, la neuvième, a été présentée courant avril. Elle a pour thème les dragons.

Une sortie rapide pour une extension de WoW

C’est clairement un lancement rapide que Blizzard vise avec Dragonflight. Même si on n’a pas encore la date de sortie exacte, il s’écoulera donc au maximum huit mois et quelques jours entre le moment de l’annonce (le 19 avril 2022) et la toute fin de l’année. Et on peut raisonnablement parier que le studio n’attendra évidemment pas le 31 décembre pour lancer Dragonflight.

À titre de comparaison, il s’est écoulé près d’un an et trois semaines entre l’annonce de l’extension Shadowlands et sa sortie. Pour la précédente, Battle for Azeroth, c’était neuf mois. Quant à Legion, Warlords of Draenor et Mists of Pandaria, c’était respectivement plus d’un an et trois semaines, un an et onze mois. Dragonflight sortira relativement vite, par rapport aux autres.

Dragonflight mettra en scène un nouveau continent, les Îles aux Dragons, et une nouvelle race, un bipède mi-humain mi-draconide. Un système d’allégeance sera proposé pour choisir son camp (Alliance ou Horde), comme pour les Pandarens. Une classe spécifique accompagnera les dracthyrs, le nom de la race. C’est la classe d’évocateur qui aura des sorts et des compétences uniques.

WoW Dragonflight
L’ère est aux dragons avec la nouvelle extension de WoW. // Source : Blizzard

Une extension pour tourner la page ?

La sortie de Dragonflight, qui vise une échéance finalement assez proche, doit s’apprécier au regard de ce que le jeu et le studio ont traversé ces dernières années. Dans WoW, l’extension Shadowlands a été une expérience compliquée pour les joueurs et les joueuses, en leur laissant un sentiment mitigé. La faute, en partie, à des patchs qui ont mis trop de temps à sortir.

Le personnel a également été secoué par des accusations très lourdes sur des actes de harcèlement sexuel venant de certains cadres de l’entreprise. L’affaire a eu un retentissement très important, à la fois médiatique et judiciaire, et plusieurs hauts placés de la société ont fini par démissionner, dont le PDG et le designer senior de WoW.

La crise a entraîné des départs, y compris de la remplaçante du PDG de Blizzard, qui devait codiriger l’entreprise avec un autre cadre. Le tout dans un contexte négatif pour l’entreprise, qui peine à renouveler ses licences et dont certaines propositions vidéoludiques n’ont pas convaincu — que ce soit Diablo Immortal ou bien un futur jeu mobile sur Warcraft, Arclight Rumble.

Tout cela survient dans un moment charnière pour Blizzard : le studio devient une filiale de Microsoft. C’est l’une des acquisitions les plus importantes du secteur de la culture et consolide toujours un peu plus l’empire vidéoludique du géant des logiciels. Un rachat qui interroge sur l’avenir de Blizzard. Mais compte tenu de sa trajectoire ces dernières années, ce sera peut-être son salut.