J. Allen Brack n'est plus le président de Blizzard Entertainment. Sa désormais ex-entreprise est visée par une plainte en Californie pour discriminations.

Le premier fusible a sauté : comme l’annonce Blizzard Entertainment dans un communiqué publié le 3 août, J. Allen Brack n’est plus son président. L’éditeur est dans la tourmente depuis une plainte déposée par l’état de Californie à propos de discriminations et de « harcèlement sexuel permanent ».

J. Allen Brack, qui s’était affiché avec un t-shirt marqué du logo Blizzard aux couleurs de l’arc-en-ciel — symbole d’inclusivité — lors de la BlizzConline 2021, sera remplacé par Jen Oneal et Mike Ybarra. Ce duo mixte co-dirigera le géant américain connu pour ses marques fortes comme Diablo, Warcraft ou encore Overwatch. Nul doute que le départ de J. Allen Brack sera le symbole d’un changement radical, auquel ne peut plus échapper l’entreprise après avoir enchaîné les erreurs.

J. Allen Brack lors de la BlizzConline 2021 // Source : Blizzard Entertainment

Un vent de changement

« Je suis sûr que Jen Oneal et Mike Ybarra vont apporter le leadership dont Blizzard a besoin pour atteindre son potentiel et qu’ils vont accélérer le changement », indique J. Allen Brack dans le communiqué. En parallèle, Blizzard, décrit comme un environnement toxique (particulièrement pour les femmes y subissant, entre autres, des attouchements sexuels), ne manque pas d’empiler les promesses avec cette évolution dans l’organigramme.

Jen Oneal et Mike Ybarra seront en effet chargés de :

  • «  S’assurer que Blizzard est le lieu de travail le plus sûr et accueillant pour les femmes et les salariés, qu’importe leur genre, leurs origines ethniques, leur orientation sexuelle ou leur passé » ;
  • « Maintenir et renforcer les valeurs » ;
  • « Rebâtir la confiance ». 

Le dernier point est important, puisque nombre de salariés de Blizzard estiment ne plus faire confiance aux dirigeants. En ce sens, on comprend que J. Allen Brack ne pouvait plus vraiment se retrouver à la tête d’un navire prenant l’eau de toutes parts, qu’importe sa responsabilité dans les affaires documentées ces dernières semaines. D’ailleurs, il n’est pas directement visé par la plainte — même s’il aurait été au courant des agissements de certains mis en cause.

La décision de J. Allen Brack fait suite à une levée de boucliers, dont une lettre ouverte massivement signée et une grève observée par plusieurs centaines d’employés. On rappelle aussi que le scandale ayant éclaté chez Activision Blizzard a poussé Ubisoft à réagir. En plus d’apporter leur soutien, les employés de l’éditeur français appellent à un mouvement encore plus global pour empêcher les comportements abusifs de sévir dans les locaux.

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