Diablo Immortal affiche une piètre note de 0,2 sur 10 sur Metacritic. Les joueuses et les joueurs font clairement payer Blizzard Entertainment pour les microtransactions abusives.

« Ce n’est pas un jeu, c’est un combat psychologique. Il commence de manière juste au début, puis il enchaîne les astuces pour vous convaincre de dépenser de l’argent pour rien en retour. Il essaie de vous créer des habitudes pour que vous y reveniez. D’aucuns diraient qu’il y avait des psychologues parmi les programmeurs et les designers qui ont fait le gameplay », constate noobe dans un commentaire publié le 9 juin sur la page de Diablo Immortal affichée sur l’agrégateur Metacritic. Ici, les notes attribuées par les joueuses et les joueurs sont surtout des 0 sur 10.

La conséquence est terrible pour Diablo Immortal : l’adaptation mobile n’obtient qu’une moyenne ridicule de 0,2 sur 10. Aucun jeu ne tombe aussi bas dans l’histoire de Metacritic, toutes plateformes confondues, quand on fouille la base de données réunissant plus de 18 000 entrées. Dans le flop 5, on retrouve aussi Warcraft III: Reforged, un autre titre édité par Blizzard Entertainment, avec une moyenne de 0,6 sur 10. Cela en dit long sur l’image du studio aujourd’hui.

Diablo Immortal est le jeu le moins bien noté de l’histoire
Diablo Immortal est le jeu le moins bien noté de l’histoire // Source : Capture d’écran

Les fans de Diablo en veulent vraiment à Blizzard

Certaines critiques sont directement adressées à Blizzard Entertainment. Des joueurs estiment avoir perdu « leur foi » placée dans l’entreprise (qui enchaîne les scandales ces dernières années). D’autres la comparent carrément à une banque qui met à disposition des « machines à sous pour les enfants ». « RIP Blizzard, j’espère que Microsoft te sauvera », lance remuremu. Raspuls semble d’accord quand il lâche un : « Blizzard est mort ». 

C’est une fois encore les microtransactions qui sont pointées du doigt. Si Diablo Immortal est un jeu gratuit, disponible sur iOS, Android et PC, Blizzard Entertainment a opté pour un modèle d’affaires très critiquable. Certaines microtransactions permettent effectivement de progresser plus vite pour gagner en puissance, ce qui fait tomber l’expérience dans le pay-to-win après quelques heures de jeu (‘payer pour gagner’). Le pire ? Selon plusieurs analyses et témoignages, payer plusieurs milliers d’euros n’est pas toujours une garantie d’obtenir ce qu’on souhaite.

Diablo Immortal Wyatt Cheng
Le mème ultime // Source : RndmRanger

Ces microtransactions, nombreuses et intrusives, empêchent d’ailleurs Blizzard de lancer Diablo Immortal dans certains pays — comme la Belgique et les Pays-Bas — en raison d’une législation stricte. On peut y voir un signe d’abus du côté de la multinationale, qui a aussi fait l’erreur de proposer Diablo Immortal aux utilisateurs PC alors que sa philosophie commerciale est clairement pensée pour du jeu sur mobile. Les microtransactions sont répandues dans les expériences sur téléphone et tablette, en aucun cas sur PC. Si Diablo Immortal n’était disponible que sur iOS et Android, peut-être que sa monétisation serait passée un peu plus inaperçue.

Cette mise au pilori risque de ternir un peu plus l’image de Blizzard Entertainment, dont les derniers projets n’ont été que du recyclage parfois raté (Warcraft III: Reforged) et alors que le groupe Activision Blizzard a été attaqué en justice aux États-Unis pour des faits de harcèlement généralisés.