En 2011, la facture mobile n'a pratiquement pas baissé. L'indice annuel de l'Arcep souligne un recul de 1 % l'an dernier. Mais avec l'arrivée de Free Mobile et le développement d'offres low cost chez la concurrence, la réduction de la facture sera être plus prononcée cette année.

Bien avant le lancement de Free Mobile, Xavier Niel avait longuement brocardé dans la presse l’attitude des trois principaux opérateurs de téléphonie mobile en matière de politique tarifaire. « Depuis 2008, nos concurrents ont baissé la facture du client de 10 %. On est loin du compte !« , s’agaçait-il en septembre, dénonçant les marges excessives dégagées par Orange, SFR et Bouygues Télécom.

Difficile aujourd’hui de lui donner tort, surtout au regard de l’indice annuel de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, que le Journal du Net rapporte. Le régulateur a en effet constaté une réduction de la facture de téléphonie mobile de… 1 % en 2011. Une baisse objectivement dérisoire, causée par une concurrence atone dans ce marché.

Quelle sera la tendance en 2012 ? Selon toute vraisemblance, le prochain indice annuel de l’Arcep devrait souligner l’arrivée de Free Mobile. L’opérateur a révolutionné le marché de la téléphonie mobile, en tout cas pour les gammes dites « low cost ». Les opérateurs, qui ne s’attendaient pas à un forfait principal aussi bas, ont été bousculés avant d’organiser une parade dans l’urgence.

En bousculant ce secteur, Free Mobile a sans aucun doute contribué à la plus grande baisse des prix du secteur. Tous les autres ont dû s’aligner d’une façon ou d’une autre sur les tarifs de Free Mobile, à l’image de Sosh (Orange), B&You (Bouygues Télécom) et Red (SFR). Une situation qui satisfait également l’Arcep, estimant qu’il y a eu un avant et un après Free Mobile.

« Ce marché se caractérisait par une rente de situation. Il fallait un nouvel entrant pour l’animer car le prix du panier moyen de consommation mobile en France était supérieur à celui des autres pays européens comparables« , avait expliqué son président, Jean-Ludovic Silicani, suite au constat « que le marché mobile avait une structure oligopolistique et donc insuffisamment concurrentielle« .

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