Pour réveiller l’adolescent qui sommeille en nous, Netflix possède un catalogue convaincant. Afin de vous y retrouver dans la multitude de films proposés, voici une sélection de 6 longs-métrages, pour tous les teenagers en fleur.

La plupart des adolescents connaissent et utilisent Netflix, et la plateforme de SVOD le sait bien. Chaque jour, son catalogue s’enrichit de nouveaux contenus à leur intention, prêts à capter leur attention une heure supplémentaire. Parmi tous ces teen films et séries, d’une qualité très variable, se cachent pourtant des œuvres plus intelligentes qu’elles n’y paraissent.

Que vous soyez plutôt amateurs d’enquête britannique, de comédie musicale queer ou curieux des prémisses du métavers, ce guide de six films disponibles sur Netflix saura vous rappeler une adolescence perdue (ou non).

Enola Holmes, l’enquêtrice anglaise badass

Si les noms de Sherlock et Mycroft Holmes sont connus à travers le monde entier, on ne peut pas en dire autant de leur petite sœur, Enola. Courageuse et combative, la jeune femme a vécu toute son enfance, dans la campagne anglaise du XIXème siècle, auprès de son excentrique mère (incarnée ici par la toujours géniale Helena Bonham Carter). Le jour où elle disparaît, la jeune Enola fait évidemment appel aux meilleurs enquêteurs de la planète : ses propres frères. Alors qu’ils sont déterminés à lui donner une éducation féminine digne de ce nom, à base de broderie et de bonnes manières, la détective en herbe en décide autrement. Elle se rend ainsi à Londres, pour tenter de retrouver sa mère et percer le mystère de sa disparition.

Adapté des romans du même nom, écrits par Nancy Springer, Enola Holmes est un film d’aventure virevoltant et sans temps mort. La malicieuse Millie Bobby Brown (Stranger Things) donne à cette héroïne révoltée une ténacité, une originalité et un panache savoureux. Avec ses scènes d’action réussies, son humour omniprésent et son personnage principal inspirant, le film est un excellent divertissement, pour les ados rebelles comme pour leurs parents.

The Prom, la comédie musicale queer

De Pose à Glee en passant par The Politician, le créateur Ryan Murphy a toujours donné vie, avec plus ou moins de succès, à des récits LGBTQIA+ sur le petit écran. Pour son troisième film, The Prom, le réalisateur prolifique continue sur sa lancée en adaptant une comédie musicale, dans laquelle les artistes Dee Dee Allen et Barry Glickman voient leur carrière dépérir. Ils débarquent alors dans une petite ville de l’Indiana, où la jeune Emma souhaite participer au bal de promo du lycée aux côtés de sa petite amie, Alyssa. Problème : l’association des parents d’élèves interdit aux couples gay d’y assister. Dee Dee et Barry décident donc d’offrir à Emma un bal digne de ce nom et de défendre la communauté LGBTQIA+.

On ne va pas vous mentir, en mettant comédie musicale et Ryan Murphy dans une même phrase, il faut évidemment s’attendre à un résultat too much. The Prom est plein de bons sentiments et possède tellement de chansons à la minute que l’on frise l’overdose. Pourtant, ce long-métrage s’apprécie comme une petite douceur trop sucrée, à s’accorder lorsque le temps est maussade, à l’image de notre moral. Cette comédie musicale ultra positive prouve aux ados que l’on peut changer le monde grâce à la culture, même si cela semble très utopique. Et comment refuser un casting composé des formidables Meryl Streep (Mamma Mia), James Corden (The Late Late Show), Nicole Kidman (Moulin Rouge) et Kerry Washington (Scandal) ?

Je veux manger ton pancréas, le drame existentiel sur la maladie

Si son titre laisse présager un inquiétant anime japonais sur le cannibalisme, la réalité est toute autre. Je veux manger ton pancréas est un long-métrage doux, lent, bercé par les fleurs de cerisier et les escapades vers l’Océan. Lorsqu’un garçon solitaire trouve le journal intime de Sakura, l’une de ses camarades de classe joyeuse et populaire, il découvre également qu’elle souffre d’une maladie du pancréas. Unis par ce secret, les deux lycéens passent les derniers mois de Sakura ensemble, à réaliser ses vœux les plus fous.

Si l’on peine à s’attacher à ces deux personnages, parfois très agaçants, Je veux manger ton pancréas pourrait tout de même plaire à des adolescents fleurs bleues et fans du Japon. Un destin tragique, deux caractères totalement opposés, une réflexion sur la vie et la mort… Le film, qui s’éloigne contre toute attente des comédies romantiques habituelles, rappelle la très belle série animée Your lie in April (disponible sur la plateforme Wakanim). Mais autant vous prévenir dès maintenant : il faut prévoir les mouchoirs.

Ready Player One, le concentré nostalgique dans le métavers

En 2011, avant même que le mot ne devienne populaire, le roman de science-fiction Player One nous plongeait déjà dans le métavers version ados en fleur et hormones en ébullition. Dans un monde plongé dans le chaos, entre famine, pauvreté et réchauffement climatique, l’humanité n’a plus qu’un seul échappatoire : l’Oasis, un jeu en réalité virtuelle inspiré des MMORPG et créé par James Halliday. Avant de mourir, il annonce qu’il donnera son immense fortune, estimée à 500 milliards de dollars, au joueur qui trouvera l’easter egg caché dans sa création. Le jeune Wade participe à cette chasse au trésor numérique.

Ce récit initiatique, véritable concentré nostalgique et technologique, semblait être écrit directement pour Steven Spielberg. Le papa de E.T. et de Jurassic Park n’a donc pas tardé à l’adapter sur grand écran, à grand renfort d’effets spéciaux et de références pour tous les fans d’univers fantastiques et de science-fiction. Le film est clairement loin d’être parfait, la faute à un casting en demi-teinte , une narration un brin bancale et à une conclusion douteuse sur les effets néfastes du jeux vidéo. Mais Ready Player One reste une épopée entraînante et un immense hommage à la culture geek, parfait pour un ado fan de Fortnite et de Pokémon.

Plutôt trilogie épique culte avec Le Hobbit

En attendant la série prometteuse d’Amazon autour du Seigneur des anneaux, vous pouvez vous replonger dans cet univers culte imaginé par Tolkien avec la trilogie du Hobbit. Portés par l’excellent Martin Freeman (Sherlock), ces trois longs-métrage de fantasy s’éloignent du destin de Frodon Sacquet (et, on ne va pas se mentir, tant mieux).

Cette fois, ce sont les péripéties de son oncle, Bilbon Sacquet, qui sont au cœur du récit. Aux côtés de Gandalf et d’une bande de nains guerriers, le Hobbit va devoir affronter des Gobelins, des Orques, mais aussi l’affreux dragon Smaug… Il fera également connaissance avec Gollum et de son précieux anneau aux pouvoirs inattendus. Des personnages sympathiques, une atmosphère joyeuse, colorée et naïve, un casting choral parfaitement équilibré… Toujours réalisée par Peter Jackson, Le Hobbit est une trilogie plus accessible et plus adolescente que son aînée, Le Seigneur des anneaux. Un voyage inattendu, La désolation de Smaug et La bataille des Cinq Armées invitent chacun au périple, à l’aventure et à l’amitié. Un chouette dépaysement en Nouvelle-Zélande, pour s’échapper de l’actualité anxiogène.

Ou trilogie romantique dégoulinante avec The Kissing Booth ?

On vous le disait à sa sortie, The Kissing Booth est un étrange assemblage de scènes sans réel lien entre elles ni transition potable, pendant presque deux heures. Il est loin d’être un bon film, et pourtant, il a eu un succès fou, au point de donner suite à deux autres longs-métrages, à la narration tout aussi bancale. Preuve que Netflix a bel et bien gagné la guerre de l’attention, cette trilogie romantique reste un succès populaire adolescent inégalé. Le film suit l’amitié de Lee et Elle, deux lycéens complices depuis l’enfance, jusqu’à ce que la jeune femme ne tombe sous le charme de Noah, le grand frère de Lee…

L’histoire est vue et revue et tous les clichés des comédies romantiques sont présents. La trilogie tombe même dans de grossiers stéréotypes sexistes. Mais sa place dans la pop culture est indéniable, depuis la sortie du premier volet, en 2018. On ne vous recommande pas forcément The Kissing Booth, mais si vous souhaitez déconnecter votre cerveau pendant quelques heures ou expliquer les dangers de la masculinité toxique à votre entourage, ces relations amoureuses et amicales lycéennes feront l’affaire.

Source : Montage Numerama

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