Comme de nombreux jeux FPS, Overwatch est confronté au problème des aimbots, des logiciels qui permettent de viser automatiquement les ennemis sans le moindre effort. Blizzard s'efforce de les rendre inopérants mais les mesures ne tiennent qu'un temps.

Face à la triche qui sévit dans ses jeux vidéo, Blizzard est loin de rester passif. Début avril, le studio américain parvenait à faire condamner aux États-Unis une entreprise allemande spécialisée dans la vente d’outils permettant de gruger. Des mesures sont également prises au niveau des joueurs et des joueuses, en vérifiant les processus actifs par le scan de la mémoire vive.

Si Blizzard agit en amont (au niveau des entités qui développent les outils de triche) et en aval (contre ceux et celles qui les utilisent), le groupe s’efforce aussi de rendre le « terrain » moins favorable. C’est ce qui s’est passé récemment : lors d’une mise à jour, Blizzard a discrètement apporté quelques ajustements pour rendre l’utilisation des « aimbots » moins intéressante sur Overwatch.

Le seul aimbot admissible dans Overwatch, c’est lorsque Soldat 76 lance son attaque ultime.

Les aimbots sont une plaie sans nom pour ceux et celles qui essaient de gagner à la loyale. Dans un jeu de tir à la première personne (FPS) comme Overwatch, ils permettent en effet de viser automatiquement les ennemis. Pas besoin d’ajuster le curseur vers l’adversaire, un logiciel le fait pour vous : et comme le programme réagit plus vite et avec plus de précision, l’affrontement est généralement à sens unique.

Un utilisateur sur Reddit a toutefois relayé une information partagée initialement sur les forums sud-coréens de Blizzard. « Les aimbots basés sur la reconnaissance d’image sont répandus en Corée du Sud », dit-il, et « qu’ils fonctionnent en ciblant des valeurs RGB — rouge vert bleu — utilisées pour le contour des personnages ennemis ». Du coup, ce sont ces valeurs qui ont été modifiées.

« En gros, à partir de ce patch, les contours sur les ennemis changement légèrement de couleur (c’est imperceptible pour l’œil humain) de sorte que le moteur de reconnaissance d’image sur les aimbots devient complètement inutile ou souffre d’un taux d’échec élevé (s’ils tentent de cibler une plage de valeurs plutôt que la valeur exacte en RGB) », ajoute-t-il.

Sombra, la hackeuse d’Overwatch.

Bien que la nouvelle ait été saluée par de nombreux membres de la communauté, qui apprécient naturellement de pouvoir jouer dans un environnement où seul le talent est censé faire la différence, quelques réponses ont mis en doute l’efficacité d’une telle mesure à moyen et long terme (c’est le cas ce de cette réponse, celle-ci ou encore celle-là), car des solutions techniques vont permettre de contrer ce changement.

Mais même si cette réponse technique n’est pas parfaite, elle a le mérite de contrarier au moins pendant un temps les tricheurs et les tricheuses qui refusent de jouer dans les règles. Et Blizzard ne se contente de toute façon que de cette seule approche : la société, à travers son contrat de licence utilisateur final et ses conditions d’utilisation, peut aussi bannir les utilisateurs qui ne jouent pas le jeu.

Et l’entreprise ne se prive pas de ce levier, notamment en Corée du Sud.

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