Vous faites du vélo en ville ? Ces quatre accessoires technologiques vous permettront d'améliorer votre sécurité, votre santé et votre confort.

Dans les grandes agglomérations françaises, le vélo prend petit à petit une place réelle dans les déplacements quotidiens. Cela dit, les aménagements urbains et l’augmentation du nombre de cyclistes ne sont pas forcément accompagnés par un changement des comportements des autres usagers de la route. Si les vélos ont une responsabilité à l’égard des piétons, même distraits ou carrément inconscients de leur place sur la route, leurs droits sont souvent bafoués par les véhicules motorisés.

Pour le cycliste, la sécurité est le principal enjeu d’un déplacement. Être prudent et visible s’associe parfois à une nécessaire paranoïa sur le comportement des autres : non, cet utilitaire qui souhaite tourner à droite n’a pas regardé son rétroviseur et vous coupera dangereusement la route. Nous ne conseillerons donc jamais assez aux cyclistes de s’équiper du matériel nécessaire pour bien voir, être vus et se protéger. Cela passe par des lumières, un bon casque ou encore, des matières réfléchissantes sur les vêtements.

Mais une fois les bases de la survie à vélo acquises, il est possible d’améliorer son confort et sa sécurité avec des gadgets particulièrement bien pensés. Nous en avons essayé quatre.

Quad lock, le porte-smartphone ultime

Quad Lock // Source : Louise Audry pour Numerama

Parfois, les meilleurs concepts sont les plus simples. L’équipe australienne derrière Quad Lock semblait avoir un cahier des charges sommaire : comment faire le meilleur porte-smartphone pour vélo possible. Le résultat se décompose en deux parties.

  • Un socle à attacher sur son guidon avec des attaches de type serre-câbles ou amovibles (fournies) si vous avez peur de vous la faire voler.
  • Une coque à mettre sur son smartphone qui comprend la deuxième partie du mécanisme.

Une fois la coque installée sur un smartphone (Apple, Google, Huawei, Samsung, soit une bonne partie du marché), la clipser sur le vélo prend une seconde. L’enlever, avec le bon geste, est tout aussi rapide. Et sur la route, une fois les deux parties enclenchées, bon courage pour les séparer : le smartphone ne bouge pas d’un millimètre, reste toujours en face de vous et résiste aussi bien à l’arrachage qu’aux vibrations. Le système breveté par Quad Lock est à l’épreuve de la route, même des pires.

Quad Lock // Source : Louise Audry pour Numerama

Au rang des regrets, on peut noter la coque un poil trop grosse à notre goût et qui, sur un iPhone, vient fermer le bas de l’appareil : dommage quand le mouvement de base sur les iPhone Face ID est un glisser du bas vers le haut. Mais c’est bien trop peu pour ne pas recommander Quad Lock les yeux fermés.

R-Pur Nano Light

R-Pur Nano Light // Source : Louise Audry pour Numerama

Si vous faites du vélo et que vous êtes sur Facebook, vous avez forcément vu passer une publicité ciblée pour R-Pur. L’entreprise française a créé un accessoire à la fois tragique et contemporain : un masque permettant aux cyclistes de filtrer l’air vicié des villes. Particules fines, gaz d’échappement, pollution des véhicules thermiques et autres rejets industriels ont une voie royale vers vos poumons quand vous produisez un effort soutenu. En vélo, dans la circulation, c’est encore pire.

R-Pur est composé d’un filtre interchangeable (oui, ça s’use) qui n’a rien d’innovant : c’est bien plutôt le masque en lui-même qui est la véritable promesse. La version Nano Light, conçue pour les cyclistes, est légère, ergonomique, anti transpirante et surtout, pour la version Galaxy que nous portons, réfléchissante. On mêle donc sécurité et santé.

En pratique, nous avons un éloge bien réel et une critique subjective. Il faut d’abord reconnaître que la promesse de l’entreprise est tenue : le masque est confortable et on sent la différence entre un trajet avec et un trajet sans. La filtration est très efficace et on sent vraiment ce qu’on gagne une fois le vélo posé : pas de toux, pas de goût d’échappement dans la gorge, pas de gêne.

R-Pur Nano Light // Source : Louise Audry pour Numerama

R-Pur Nano Light // Source : Louise Audry pour Numerama

Mais deux défauts nous font nous dire que beaucoup d’utilisatrices et utilisateurs profiteront de l’offre « satisfait ou remboursé » de 30 jours. Le premier, c’est que même après des échanges avec le SAV et de nombreux efforts, le masque ne semble pas compatible avec nos lunettes. Soit elles tombent, car mal posées, soit elles appuient fort sur le nez, car trop plaquées, soit elles prennent la condensation de la respiration et coupent toute visibilité. C’est un vrai problème que nous n’avons pas résolu, avec deux styles de lunettes différents (monture à pattes et monture en plastique).

Le deuxième est la condensation à l’intérieur du masque. Chacun jugera, mais nous avons trouvé l’expérience d’avoir le visage humide pendant tout le trajet très désagréable — avec une barbe, c’est encore pire.

Cosmo Ride

Cosmo Ride // Source : Louise Audry pour Numerama

Cosmo et nous, cela avait mal commencé. Nous avions testé la première version de ce phare / clignotant / warning pour cyclistes et l’expérience était tout sauf concluante : un geste idiot pour l’allumer (impossible de l’éteindre), une app buguée et finalement, une impossibilité totale de contrôler l’appareil avec sa télécommande. De tous ces défauts majeurs, il ne reste avec la dernière version que l’application qui reste vraiment incompréhensible (qui a eu l’idée de ces boutons vides ne faisant aucune action ?), mais on ne l’a utilisée qu’une fois.

Et Cosmo devient donc un bon concept. Passivement, Cosmo Ride est une lumière de plus (et vous voulez être vus), fixée sur votre casque ou votre vélo. Elle peut être configurée pour faire phare de freinage et donc devenir plus intense lorsque vous décélérez, comme sur une voiture. De manière active, Cosmo Ride apporte deux fonctions que n’ont pas les vélos : un warning et des clignotants, directement accessibles sous le pouce grâce à une petite télécommande. On ne sait pas trop si les automobilistes pour qui le clignotant est de toute façon une option seront touchés par ces flashs, mais au moins, cela reproduit parfaitement le comportement de l’avertisseur.

Cosmo Ride // Source : Louise Audry pour Numerama

Cosmo Ride // Source : Louise Audry pour Numerama

On regrette seulement que les boutons de la télécommande n’aient pas suffisamment de course : difficile de savoir si l’on a bien appuyé dessus, surtout en hiver avec des gants. Une habitude à prendre, probablement.

Au quotidien, Cosmo Ride est un vrai atout sécurité pour être vu et a quelques petites fonctionnalités pratiques en plus. La copie 2020 est bonne : on espère que la prochaine version sera parfaite.

Une montre connectée

Une Apple Watch et l’application vélo // Source : Louise Audry pour Numerama

Vous faites partie de celles et ceux qui demandent à quoi sert une montre connectée ? Nous aussi. Et c’est en faisant du vélo que nous avons révélé la puissance cachée de notre Apple Watch Series 5. Entre le suivi GPS, les directions, les calories, la surveillance santé et bien être, les applications tierces compatibles, l’enregistrement des parcours et le fait de pouvoir avoir toutes ces infos en un clin d’œil en tournant le poignet, on a vraiment un compagnon technologique de premier choix sur un vélo.

Le choix de la montre dépend de vous : nous avons un guide dédié où les choix les plus connectés correspondent bien à l’usage cyclisme.

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