L'achat d'un vélo électrique peut être une idée attirante : tout en étant un véhicule propre, il permet de parcourir de longues distances sans se fatiguer. Pour passer à l'achat, subventions, bonus et autres « éco-chèques » viennent apporter une aide financière précieuse, car les modèles sont onéreux.

Les vélos à assistance électrique (VAE) se sont imposés progressivement comme une solution de mobilité à la fois propre et efficace. Testés par Numerama dans notre rubrique Vroom, des vélos comme le Moustache Friday 28.3 et le VanMoof Electrified S2 ont prouvé leur capacité à rendre la mobilité en ville plus agréable et plus efficace. Les plans d’organisation du territoire des grandes villes françaises, comme Paris, montrent aussi l’importance que prendra le vélo dans les déplacements de ces prochaines années.

Côté free-floating, pour répondre au phénomène croissant d’utilisation de ces deux roues, l’entreprise Uber en a déployé dans Paris, en libre-service, via sa marque Jump et Île-de-France Mobilités a lancé Véligo fin 2019. Beaucoup de citadins décident aussi de se lancer carrément dans l’achat d’un vélo électrique après avoir testé ces objets. C’est là qu’un frein de taille intervient : côté gamme de prix, on est loin d’un vélo classique. En boutiques, les premiers prix démarrent déjà autour de 1 000 euros quand un excellent modèle peut dépasser les 3 000 euros.

Pour favoriser les achats malgré ces montants, des aides financières ont été mises en place par l’État et les collectivités territoriales.

Vélo à assistance électrique Moustache // Source : Jean-Baptiste Lasserre pour Numerama

L’aide de l’État

Le « bonus vélo à assistance électrique » accordé par l’État qui peut aller jusqu’à 200 euros ne vient pas sans une abondance de conditions :

  • Elle ne peut être attribuée que si l’aide d’une collectivité territoriale vous a déjà été attribuée,
  • Son montant ne peut excéder celui procuré par la collectivité en question,
  • L’aide ne peut pas avoir pour effet de porter le cumul des deux aides au-delà du plus faible des deux montants suivants : soit 20 % du coût d’acquisition toutes taxes comprises (hors options et accessoires) (soit 200 euros),
  • Elle n’est accordée qu’aux acquéreurs dont la cotisation d’impôt sur le revenu de l’année précédant l’acquisition est nulle.

Pour les particuliers

Face à la volonté globale de développer une mobilité propre, les régions, métropoles et villes sont très nombreuses à proposer une aide à l’achat d’un vélo électrique. Toutes ne sont pas citées ci-dessous, donc nous vous conseillons de contacter votre mairie en cas d’achat pour ne pas risquer de rater un soutien financier utile.

À noter également que beaucoup de villes ont mis en place un tel dispositif avant de finalement l’arrêter… souvent face à un grand succès. Donc, dans cette situation, il peut être judicieux de patienter un peu jusqu’à ce que votre agglomération le remette en place ultérieurement.

  • Île-de-France : l’aide de la région Île-de-France est l’une des plus intéressantes du territoire. Plafonnée à 500 €, elle concerne tous les vélos électriques achetés à partir du 1er décembre 2019 et sera accessible à partir de février 2020. Elle ne se cumule pas avec les aides des villes, mais vient les compléter : la région demande plusieurs documents qui attestent de la conformité du vélo acheté, mais aussi des aides reçues le cas échéant.
  • Ville de Paris : l’aide est fixée à 33 % du prix d’achat (HT), plafonnée à  400 €.
  • Bouches du Rhône (Marseille) : cette aide est fixée à 25 % du prix d’achat d’un vélo et est plafonnée à 400 €.
  • Région Occitanie : un « éco-chèque mobilité » d’un montant de 100 €. Il est possible aussi d’obtenir un « bonus sécurité » de 50 € pour les personnes non-imposables (afin d’acheter du matériel de sécurité).
  • Métropole Nice Côte d’Azur : subvention fixée à 25 % du prix d’achat TTC, dans la limite de 150 €.
  • Bordeaux Métropole : une aide de 100 euros pour les personnes dont le quotient familial est inférieur à 1.200 euros (dans la limite du budget disponible alloué à ce dispositif chaque année).
  • Toulouse Métropole : l’aide est de 200 €, avec pour condition un revenu fiscal inférieur à 28 800 €.
  • Saint-Étienne Métropole : l’aide est de 200 € pour les personnes imposables, 100 € pour les personnes non-imposables. Dispositif utilisable une seule fois par foyer.
  • Grand Poitiers : il existe un « chèque VAE », valable exclusivement auprès de certains vélocistes conventionnés par Grand Poitiers. Il permet d’obtenir une réduction de 25 % du coût d’achat, plafonné à 250 € TTC.
  • Grand Lyon : l’aide de la métropole lyonnaise est de 100 €.
  • Orléans Métropole : les personnes dont le quotient familial CAF est inférieur à 2 000 € / mois peuvent bénéficier d’une subvention « chèque VAE » à hauteur de 25 % du coût d’achat, jusqu’à 300 €. L’aide n’est valable qu’en cas d’achat auprès des vendeurs partenaires.
  • Caen : le montant de l’aide correspond à 25 % du prix d’acquisition, jusqu’à 250 €.
  • Corse : l’opération est fixée à 25 % du prix et plafonnée à 500 €. Il faut se fournir auprès d’un vélociste partenaire, qui déduira le montant de l’aide au moment de l’achat.
  • Nantes Métropole : exclusivement pour un vélo familial ou cargo (qui permet de transporter des enfants, doté d’une extension pour y mettre des courses), l’aide est fixée à 25 % du prix TTC du vélo dans la limite de 300 €.

Pour les entreprises :

Si les aides proposées sont nombreuses en France pour les particuliers, c’est un peu plus compliqué pour les professionnels.

  • Ile-de-France : pour les auto-entrepreneurs, TPE et PME jusqu’à 50 personnes , il y a deux types d’aides financières en fonction de la puissance du deux roues électrique. Si la puissance de la batterie est inférieure ou égale à 10 kWh, le montant de l’aide financière est plafonné à 1 500 €. Reste à savoir si l’Ile-de-France intègre les vélos dans sa définition de « deux roues électrique », puisque cette somme est nettement supérieure à toutes les autres aides. Nous mettrons à jour cet article dès que nous aurons une information plus précise à ce sujet.
  • Ville de Paris : les auto-entrepreneurs, TPE et PME jusqu’à 50 salariés de Paris peuvent recevoir une aide allant jusqu’à 400 € pour un achat ou une location.
  • Nantes Métropole : le montant de la subvention est de 25 % sur le coût TTC du vélo, dans la limite de 400 € maximum par véhicule et dans la limite de 10 véhicules aidés.

Article publié initialement le 8 juillet 2019

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