L'achat d'un vélo électrique peut être une idée attirante : tout en étant un véhicule propre, il permet de parcourir de longues distances sans trop se fatiguer. Pour passer à l'acte, subventions, bonus et autres « éco-chèques » viennent apporter une aide financière précieuse.

Les vélos à assistance électrique (VAE) se sont imposés progressivement comme une solution de mobilité à la fois propre et efficace. Testés par Numerama dans notre rubrique Vroom, des vélos comme le Moustache Friday 28.3 et le VanMoof Electrified S2 ont prouvé leur capacité à rendre la mobilité en ville plus agréable.

Pour répondre au phénomène croissant d’utilisation de ces deux roues, l’entreprise Uber en a déployé dans Paris, en libre-service, via sa marque Jump. Beaucoup de citadins décident aussi de se lancer carrément dans l’achat d’un vélo électrique. C’est là qu’un frein de taille intervient : côté gamme de prix, on est loin d’un vélo classique. En boutiques, les premiers prix démarrent déjà autour de 1 000 euros.

Pour favoriser les achats malgré ces montants rébarbatifs, des aides financières ont été mises en place par l’État et les collectivités territoriales.

Vélo à assistance électrique Moustache // Source : Jean-Baptiste Lasserre pour Numerama

L’aide de l’État

Le « bonus vélo à assistance électrique » accordé par l’État qui peut aller jusqu’à 200 euros ne vient pas sans une abondance de conditions :

  • Elle ne peut être attribuée que si l’aide d’une collectivité territoriale vous a déjà été attribuée,
  • Son montant ne peut excéder celui procuré par la collectivité en question,
  • L’aide ne peut pas avoir pour effet de porter le cumul des deux aides au-delà du plus faible des deux montants suivants : soit 20 % du coût d’acquisition toutes taxes comprises (hors options et accessoires) (soit 200 euros),
  • Elle n’est accordée qu’aux acquéreurs dont la cotisation d’impôt sur le revenu de l’année précédant l’acquisition est nulle.

Pour les particuliers :

Face à la volonté globale de développer une mobilité propre, les régions, métropoles et villes sont très nombreuses à proposer une aide à l’achat d’un vélo électrique. Toutes ne sont pas citées ci-dessous, donc nous vous conseillons de contacter votre mairie en cas d’achat pour ne pas risquer de rater un soutien financier utile.

À noter également que beaucoup de villes ont mis en place un tel dispositif avant de finalement l’arrêter… souvent face à un grand succès. Donc, dans cette situation, il peut être judicieux de patienter un peu jusqu’à ce que votre agglomération le remette en place ultérieurement.

  • Ville de Paris : l’aide est fixée à 33 % du prix d’achat (HT), plafonnée à  400 €.
  • Bouches du Rhône (Marseille) : cette aide est fixée à 25 % du prix d’achat d’un vélo et est plafonnée à 400 €.
  • Région Occitanie : un « éco-chèque mobilité » d’un montant de 100 €. Il est possible aussi d’obtenir un « bonus sécurité » de 50 € pour les personnes non-imposables (afin d’acheter du matériel de sécurité).
  • Métropole Nice Côte d’Azur : subvention fixée à 25 % du prix d’achat TTC, dans la limite de 150 €.
  • Bordeaux Métropole : une aide de 100 euros pour les personnes dont le quotient familial est inférieur à 1.200 euros (dans la limite du budget disponible alloué à ce dispositif chaque année).
  • Toulouse Métropole : l’aide est de 200 €, avec pour condition un revenu fiscal inférieur à 28 800 €.
  • Saint-Étienne Métropole : l’aide est de 200 € pour les personnes imposables, 100 € pour les personnes non-imposables. Dispositif utilisable une seule fois par foyer.
  • Grand Poitiers : il existe un « chèque VAE », valable exclusivement auprès de certains vélocistes conventionnés par Grand Poitiers. Il permet d’obtenir une réduction de 25 % du coût d’achat, plafonné à 250 € TTC.
  • Grand Lyon : l’aide de la métropole lyonnaise est de 100 €.
  • Orléans Métropole : les personnes dont le quotient familial CAF est inférieur à 2 000 € / mois peuvent bénéficier d’une subvention « chèque VAE » à hauteur de 25 % du coût d’achat, jusqu’à 300 €. L’aide n’est valable qu’en cas d’achat auprès des vendeurs partenaires.
  • Caen : le montant de l’aide correspond à 25 % du prix d’acquisition, jusqu’à 250 €.
  • Corse : l’opération est fixée à 25 % du prix et plafonnée à 500 €. Il faut se fournir auprès d’un vélociste partenaire, qui déduira le montant de l’aide au moment de l’achat.
  • Nantes Métropole : exclusivement pour un vélo familial ou cargo (qui permet de transporter des enfants, doté d’une extension pour y mettre des courses), l’aide est fixée à 25 % du prix TTC du vélo dans la limite de 300 €.

Pour les entreprises :

Si les aides proposées sont nombreuses en France pour les particuliers, c’est un peu plus compliqué pour les professionnels.

  • Ile-de-France : pour les auto-entrepreneurs, TPE et PME jusqu’à 50 personnes , il y a deux types d’aides financières en fonction de la puissance du deux roues électrique. Si la puissance de la batterie est inférieure ou égale à 10 kWh, le montant de l’aide financière est plafonné à 1 500 €. Reste à savoir si l’Ile-de-France intègre les vélos dans sa définition de « deux roues électrique », puisque cette somme est nettement supérieure à toutes les autres aides. Nous mettrons à jour cet article dès que nous aurons une information plus précise à ce sujet.
  • Ville de Paris : les auto-entrepreneurs, TPE et PME jusqu’à 50 salariés de Paris peuvent recevoir une aide allant jusqu’à 400 € pour un achat ou une location.
  • Nantes Métropole : le montant de la subvention est de 25 % sur le coût TTC du vélo, dans la limite de 400 € maximum par véhicule et dans la limite de 10 véhicules aidés.

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