Un collectif d'artistes japonais propose aux visiteurs de l'une de ses œuvres, exposée à Melbourne, d'expérimenter l'effet papillon. En se déplaçant dans une pièce, les participants créent des vortex virtuels, grâce à des capteurs qui suivent leurs mouvements.

Lorsque l’art et la technologie se rencontrent, le résultat peut être immersif pour le visiteur. Écouter le son du réchauffement climatique, déclencher un ballet de lumières dans une forêt ou contrôler les œuvres d’une exposition à distance sont quelques exemples de ces expériences à la croisée des deux univers.

TeamLab, un collectif d’artistes japonais, entend pousser cette logique à son paroxysme en invitant les spectateurs à faire partie intégrante de l’une de ses expositions. Jusqu’au 15 avril 2018 à la National Gallery of Victoria, à Melbourne en Australie, leur installation plonge ses visiteurs dans un vortex virtuel.

À l’intérieur de la galerie, les artistes ont installé un dispositif composé de capteurs qui suivent le mouvement des personnes dans la pièce, où sont disposés des miroirs muraux. Sur le sol, un flux de particules suit les marcheurs, formant alors une projection qui ressemble à un vortex.

Effet papillon

« Plus la personne se déplace rapidement, plus la force est appliquée dans sa direction. Si une personne ne bouge pas, ou que personne n’est présent, aucun flux ne sera produit et l’espace restera vide », peut-on lire sur le site de TeamLab.

Les artistes comparent leur installation aux mouvements que ferait un fluide dans un tourbillon. « Dans l’océan, un terrain difficile comme une île produit une différence de vitesse d’écoulement et génère un vortex, poursuit TeamLab. Les vortex font remonter les carcasses d’organismes tombés au fond de l’océan, produisant ainsi de l’eau mer nutritive pour le plancton et la vie marine. »

Par-delà son aspect poétique, l’œuvre du collectif invite ses visiteurs à s’intéresser à l’effet papillon, en montrant comment un petit mouvement affecte un espace plus large : « Grâce à leurs propres mouvements, les visiteurs réalisent que des choses affectent le monde d’une manière incontrôlable. »

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