Après House of the Dragon, les projets de HBO incluent de nouvelles séries en live action, mais également par des dessins animés. Au moins trois sont en chantier, dont un qui racontera les voyages légendaires du Serpent de Mer (Sea Snake), Corlys Velaryon.

On ignore aujourd’hui quelle sera la prochaine série se déroulant dans l’univers de Game of Thrones, et qui succédera donc à House of the Dragon — dont la saison 2 arrive à l’été 2024. En revanche, on sait désormais que HBO lorgne de plus en plus du côté de l’animation pour raconter de nouvelles histoires se déroulant à Westeros, plutôt que de la prise de vue réelle.

C’est George R. R. Martin, l’écrivain derrière la saga romanesque du Trône de Fer, qui a levé un tout petit pan du voile recouvrant les réflexions de la chaîne américaine sur « l’après ». Dans un billet de blog publié le 31 décembre 2023 sur son site personnel, l’auteur américain a compté trois projets d’animation. Rien ne dit toutefois qu’ils iront tous au bout de leur développement.

Les bruits de couloir évoquaient jusqu’à présent un seul dessin animé, ainsi que quatre autres séries en live action (celles-ci n’ont pas non plus la garantie d’aboutir). C’est HBO qui, au bout du compte, déterminera quel script a le plus de chance de rencontrer un succès critique et d’audience, en tenant compte notamment du coût nécessaire pour porter le récit à l’écran.

House of the Dragon // Source : HBO
House of the Dragon. // Source : HBO

Des projets moins onéreux à financer

Le choix de l’animation peut être une solution commode pour continuer de profiter de l’attrait du public pour l’univers de GoT, mais à moindres frais.

Le budget de production de la première saison de House of the Dragon s’élevait à près de 200 millions de dollars, soit une moyenne d’un peu moins de 20 millions de dollars par épisode, rapportait Variety en 2022. En comparaison, les montants pour une série d’animation oscillent généralement de 6 à 12 millions d’euros, selon Le Figaro en 2021.

Ces sommes donnent un ordre de grandeur, mais des exceptions existent : pour la série Arcane par exemple, il a été rapporté par le journal français une dépense estimée entre 60 et 80 millions d’euros pour six heures de contenu (il y a, en tout, neuf épisodes). Cela, sans inclure tout le budget pour le marketing, ce qui vaut aussi pour les séries en live action.

Impossible de savoir aujourd’hui quels moyens HBO mettrait dans l’un de ces dessins animés, ni d’ailleurs quel style graphique serait retenu. On peut présumer qu’il y aurait un recours au moins partiel à la 3D, un procédé que l’on retrouve de plus en plus communément dans les séries d’animation modernes. Pour reprendre le cas d’Arcane, il y avait un mélange 2D/3D.

Le récit de Sea Snake (Serpent de Mer) passe en dessin animé

Parmi les trois projets évoqués par Martin, il y en a un dont les contours ont été grossièrement évoqués : il s’agit de Nine Voyages (Neuf Voyages). Derrière ce titre de travail, il y a le projet de raconter les aventures marines de Serpent de Mer (Sea Snake), le surnom de Corlys Velaryon, le seigneur de la maison Velaryon de Lamarck.

Initialement, il était prévu de porter Neuf Voyages en série live action — un choix d’autant plus justifié que le personnage de Corlys Velaryon existe déjà de chair et de sang dans House of the Dragon. L’acteur qui l’incarne est Steve Toussaint. Corlys Velaryon est sans doute l’un des marins les plus célèbres, et sa flotte était la plus imposante à l’époque où il a vécu.

Corlys Velaryon
Corlys Velaryon. // Source : HBO

Cette bascule du live action à l’animation est validée par Martin et surtout justifiée pour des raisons budgétaires. « Les contraintes budgétaires auraient probablement rendu une version en prise de vue réelle prohibitive, comme la moitié de la série se déroule en mer et qu’il faut créer un port différent chaque semaine, de Lamarck à Lys en passant par les îles du Basilic, Volantis, Qarth et… eh bien, encore et encore et encore. Il y a tout un monde là-bas », développe-t-il.

Quant aux deux autres séries, le travail « se poursuit toutefois à un rythme soutenu », assure l’écrivain, sans en dire plus.

Le choix de l’animation pour développer des récits sans exploser le budget (même si cela peut aussi coûter beaucoup d’argent à produire) est une voie empruntée par d’autres grandes licences de la pop culture. C’est le cas de Star Wars (The Bad Batch ou Tales of the Jedi parmi les derniers projets), de Marvel (What If) ou encore Le Seigneur des anneaux (War of the Rohirrim).

C’est aussi une façon d’occuper d’autres segments, en développant l’univers du Trône de Fer la licence au-delà des romans et des séries, pour essayer aussi de toucher un autre public, en plus des fans. Game of Thrones existait déjà d’ailleurs en BD, en récits dérivés, en jeu de rôle, en jeu de cartes et autres produits dérivés. Un dessin animé sera une première.


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