Google annonce que son assistant personnel intelligent sera déployé prochainement sur de nouvelles enceintes. L'entreprise américaine souhaite même à moyen terme lancer son outil dans de l'électroménager.

Dans la bataille des assistants personnels intelligents qui arrive, Microsoft et Amazon ont fait le choix de se rapprocher pour éviter un cloisonnement de l’écosystème. De son côté, Google fait toujours cavalier seul. En revanche, la firme de Mountain View a bien l’intention d’apporter sa solution logicielle sur un plus grand nombre d’enceintes connectées. C’est ce qu’elle a annoncé mercredi 30 août.

Sur son blog, la société explique ainsi que Google Assistant arrivera « bientôt » sur des produits tiers. Quelques noms ont d’ores et déjà été donnés : le Zolo Mojo d’Anker, le GA10 de Panasonic et le TicHome Mini de Mobvoi. « Et ce n’est que le début » promet le géant du web. D’autres partenaires seront annoncés au cours des jours à venir, alors que se tient au même moment le salon IFA à Berlin.

Posez votre question !

Avec Google Assistant, l’entreprise américaine semble adopter exactement la même stratégie qu’elle applique pour Android : fournir son outil sur un maximum d’appareils (y compris du côté des smartphones) plutôt que de le limiter à son offre matérielle, aussi séduisante soit-elle — par exemple Google Home, que l’on a pu tester pendant six mois, a bien des qualités, mais tout le monde ne l’achètera pas.

Pour l’heure, Google Assistant n’est disponible que sur Home, l’enceinte connectée de la société américaine. L’appareil embarque un micro désactivable qui utilise Assistant pour effectuer diverses tâches. Son utilisation est basique : vous dites « Ok Google » ou « Dis Google », vous posez votre question ou formulez votre requête et, si cela rentre dans ses compétences, Home répond ou s’exécute. C’est tout.

Occuper le terrain

Sur mobile, cette stratégie a été payante : Android est devenu en quelques années à peine le système d’exploitation le plus répandu. Google est parvenu à balayer la plupart des poids lourds, de Nokia avec Symbian à BlackBerry et son OS maison, en passant par Microsoft et son Windows Phone. Finalement, il n’y a qu’Apple et iOS qui ont su résister à cette lame de fond, grâce à la fidélité de son marché.

Signe supplémentaire de la stratégie d’ouverture que compte appliquer Google avec son assistant personnel intelligent, sa décision ce printemps d’ouvrir le SDK de son Assistant aux développeurs tiers (alors que jusque-là, l’IA était réservée aux Google Pixel et Google Home, ainsi qu’à quelques récents smartphones partenaires), à la suite de sa promesse faite à ces derniers l’automne dernier.

Lave-linge
Google Assistant pour rendre la lessive moins pénible ?

Et ce n’est pas tout : hormis les smartphones, les tablettes et les enceintes, Google a l’intention de déployer sa technologie sur d’autres appareils connectés. L’entreprise cite l’électroménager (aspirateur, lave-linge, sèche-linge, etc) et la société sud-coréenne LG, l’un des géants dans ce secteur, comme exemples. Imaginez un peu : vous pourriez lancer une machine à la voix (l’outil est disponible en français).

La stratégie que suit Google avec Assistant ne lui est toutefois pas propre. L’un de ses gros concurrents, Amazon, fait la même chose avec Alexa : le spécialiste du e-commerce a commencé à décliner son assistant personnel intelligent sur des enceintes connectées conçues par des tiers et donné en partie accès à son savoir-faire dans l’audio.

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