S'appuyant sur une licence forte et une recette efficace, Star Wars Battlefront II est bien parti pour être une réussite.

En cette fin d’année 2017, les fans de Star Wars auront droit à une double ration. Comme il y a deux ans, les salles obscures accueilleront un nouveau film, le huitième canonique en l’occurence, tandis que les joueurs pourront s’éclater sur Star Wars Battlefront II. Toujours développé par DICE en alternance avec la saga Battlefield, le FPS multijoueur, qui bénéficiera d’un vrai mode solo cette fois, entend asseoir les ambitions de son prédécesseur, paralysé par son contenu décevant à partir du moment où on refusait de repasser à la caisse pour acheter les extensions.

Avec Star Wars Battlefront II, le studio suédois entend répondre aux critiques justement essuyées. Tout en apportant quelques évolutions appartenant à une forme de logique.

Mélange des époques

DICE n’a toujours pas envie de trahir la saga culte, et c’est tant mieux. À l’instar de Star Wars Battlefront, cette suite respire l’authenticité et la fidélité à tous les étages. Certes, les trois époques se mélangeront de temps à autre, plus concrètement quand, par exemple, le Scimithar de Dark Maul (Star Wars I) affrontera le Black One de Poe (Star Wars VII). Certains y verront un fantasme, d’autres une hérésie. À l’arrivée, les développeurs veulent contenter tout le monde en misant sur le fun et le plaisir immédiat. Une volonté qui, d’ailleurs, se vérifie un peu moins dans Star Wars Battlefront II, un poil plus exigeant sans tomber dans l’ersatz de Battlefield non plus.

Le FPS conserve donc ce caractère récréatif et convivial, apte à rassembler une horde de fans tandis qu’ils discutent de tout et de rien en fraguant des Rebelles ou des soldats de l’Empire. C’est un peu ça le pitch de Star Wars Battlefront. Mais ce deuxième opus se dit qu’il serait une bonne idée d’apporter un soupçon de complexité bienvenue dans son gameplay.

Pour matérialiser ce changement, il y d’abord l’introduction de classes, offrant plus de possibilités en parallèle de la personnalisation via des cartes et ouvrant la voie à plus de teamplay. Sur ce point, on notera qu’un Officier peut offrir un boost à ceux qui se trouvent près de lui, soit une certaine idée d’un Battlefront ensemble plutôt que chacun dans son coin.

 

Plus complet(xe)

En outre, la gestion des Héros a changé. Finis les jetons aléatoires à ramasser, bonjours les points récoltés au gré de ses performances, à utiliser pour acheter des bonus dévastateurs en jeu, y compris ces personnages phares hyper puissants. Ce système devrait néanmoins finir par pénaliser les joueurs les moins bons face à ceux qui iront trop vite pour atteindre suffisamment de points leur permettant d’accéder à un Héros. Le supposé défaut demandera à être vérifié sur le long terme, une fois que les serveurs seront bien installés.

Au sol, Star Wars Battlefront II s’apparente à la transition naturelle vers une expérience plus riche et plus complète. Dans l’espace, on n’est un peu plus sur la réserve après avoir pris part à une courte bataille dans le cadre de la Gamescom. Entre les manœuvres manuelles et le manque de sensation de vitesse, les phases de dogfight perdent en fun et deviennent plus molle. Dans le sillage des modes pédestres, les combats spatiaux offrent différents vaisseaux à incarner (X-Wing, B-Wing et Y-Wing en ce qui concerne notre session) et les Héros apparaissent en dépensant des points.

Nous n’avons bien évidemment essayé qu’une partie infime de Star Wars Battlefront II (quid du solo ?) et on demande à voir sur la longueur puisque c’est comme ça que se juge un tel jeu. En tout cas, DICE donne l’impression d’avoir répondu aux demandes de la communauté en rendant son FPS plus complet, copieux et technique. C’est précisément ce qu’il faudra pour prolonger le spectacle de Star Wars : Les Derniers Jedi jusqu’à la conclusion de la troisième trilogie.

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