Nintendo a obtenu un brevet décrivant une méthode pour émuler ses anciennes consoles (Game Boy, Game Boy Color et Game Boy Advance) sur d'autres systèmes, dont les téléphones portables. Mais il n'est pas certain que cette découverte soit le signe d'une inflexion au sein de l'entreprise, qui affirme ne pas vouloir porter ses jeux sur iOS, Android ou Windows Phone.

Des années durant, Nintendo a toujours refusé de développer ses activités vidéoludiques en direction des smartphones et des tablettes malgré leur succès croissant. Interrogé à plusieurs sur ses projets vis-à-vis de ces nouveaux terminaux, le groupe japonais a conservé une ligne dure : hors de question pour lui de proposer ses jeux sur Android, iOS ou Windows Phone.

Cette posture n'a pas toujours été évidente à comprendre, d'autant que Nintendo a reconnu un jour que la montée en puissance des mobiles entraîne une concurrence nouvelle. En effet, les appareils actuels n'ont pas à rougir de leurs caractéristiques techniques face aux consoles portables. En outre, grâce aux applications, ils offrent d'autres perspectives que le jeu vidéo.

En début d'année, Nintendo a encore une fois clamé son désintérêt pour le portage de son catalogue sur les smartphones et les tablettes. Non seulement il n'est pas question de proposer des jeux basés sur ses grandes licences, mais il n'est pas plus de développer des mini-jeux ou des démos. Officiellement, l'entreprise ne travaille qu'avec ses produits.

Un indice repéré sur le forum NeoGAF laisse toutefois penser qu'une inflexion est en train d'apparaître dans la posture intransigeante de Nintendo. En effet, un brevet (20140349751) déposé par l'entreprise japonaise le 23 juin 2014 auprès du Bureau américain des brevets et des marques de commerce (USPTO) a été validé le 27 novembre. Et celui-ci porte sur l'émulation.

Dans celui-ci, une méthode est décrite pour émuler des anciennes consoles portables de Nintendo (Game Boy, Game Boy Color et Game Boy Advance) pour les faire marcher sur des appareils dotés de capacités limitées. Le brevet mentionne par exemple les écrans figurant sur les dossiers des sièges dans les avions ou les trains, mais aussi les téléphones mobiles et les PDA.

Cela étant, il n'est pas impossible de penser que Nintendo cherche tout simplement à verrouiller juridiquement une méthode qui pourrait être exploitée par un tiers, sans autorisation. Ainsi, l'entreprise japonaise serait en mesure d'engager des poursuites si un particulier ou une société propose une méthode pour émuler ses jeux sur un mobile ou un quelconque système.

Mais il peut aussi s'agir d'une évolution au sein du groupe nippon. L'entreprise prévoit peut-être de proposer l'émulation pour les anciennes générations de ses consoles dont la carrière commerciale s'est achevée depuis plusieurs années. De cette façon, Nintendo s'ouvrirait un peu à iOS, Android et Windows Phone tout en continuant de réserver les jeux les plus récents pour ses appareils.

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