Leader dans le domaine de la musique numérique vendue à l'unité grâce à l'iTunes Store, Apple est toujours absent du marché du streaming. La firme américaine a pourtant de grands projets pour ce secteur. Mais elle peine à s'accorder avec les maisons de disques, notamment sur le niveau des royalties à reverser.

Les ambitions d'Apple dans le marché du streaming sont connues. Depuis plusieurs mois, l'entreprise américaine travaille à la mise en place d'un service d'écoute de musique en ligne mêlant un accès gratuit mais financé par la publicité et une formule payante donnant droit à certains avantages. Le groupe a d'ailleurs racheté Lala en 2009 et s'est rapproché de Beats pour évoquer une plateforme commune.

Les ambitions d'Apple dans ce domaine n'ont pourtant jamais été concrétisées jusqu'à présent, laissant des startups américaines et européennes s'emparer du marché. Or, le temps presse pour la firme de Cupertino. Celle-ci n'est en effet pas la seule à s'intéresser au streaming. Google travaille également sur un projet similaire, impliquant YouTube.

Un article publié dans le New York Times fournit toutefois quelques éléments expliquant le retard pris par Apple. Les négociations avec les maisons de disques seraient particulièrement âpres, en particulier avec Sony/ATV, qui gère en outre les droits d'accès au catalogue d'EMI. Sony/ATV souhaiterait discuter directement avec Apple, tandis que ce dernier aurait préféré négocier des sociétés de gestion comme l'ASCAP et le BMI.

Acronyme d'American Society of Composers, Authors, and Publishers et de Broadcast Music Incorporated, ces deux organisations ont perdu la gestion des droits de Sony/ATV et EMI dans le numérique. La major a depuis repris la main et peut contraindre les services de streaming à se plier à de nouvelles exigences financières. Pandora doit par exemple rémunérer Sony/ATV à des tarifs 25 % plus élevés.

Cette hausse des royalties est vraisemblablement l'une des explications de ce retard. Si la hausse n'a en l'occurrence pas affecté les activités de Pandora, il n'en demeure pas moins qu'elle représente une marge moins élevée pour Apple. Les négociations avancent malgré tout, mais l'arrivée de la plateforme ne devrait pas survenir avant le second semestre 2013.

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