Vous voulez acheter un vélo à assistance électrique ? On a listé 10 critères à savoir pour bien choisir son vélo électrique avant de passer à la caisse, quel que soit le type de vélo et votre budget. Et nous rejoindre sur les routes !

Ce que vous allez faire de votre vélo électrique

Cela semble évident, mais ce premier conseil ne va pas toujours de soi. Avant de dépenser plusieurs centaines (voire milliers) d’euros dans un vélo électrique, avant même de savoir quel vélo électrique acheter, assurez-vous que vous appréciez la pratique, que votre trajet est faisable et que vous n’avez pas de problèmes annexes (impossible de le garer, de le brancher, etc.).

C’est aussi le moment de savoir vers quel type de vélo vous allez vous orienter : strictement vélotaf, donc du confort avant tout et une position bien droite pour ne pas avoir mal au dos ? Trajets et plaisir, donc avec un peu plus de puissance et peut-être des roues plus typées chemins ? Ville, certes, mais avec de grosses côtes et donc la nécessité d’un bon moteur pour ne pas avoir à pédaler trop fort ? Chemins entre deux villages et donc besoin d’une grosse autonomie pour faire l’aller-retour ?

Notre conseil est peut-être de prendre le temps de louer un vélo électrique pour un mois, afin de tester la pratique, ou d’acheter un vélo de seconde main pour un tout petit budget. Le but ici est de tester. Vous pouvez également aller dans un Intersport ou un Décathlon et repartir avec l’un des excellents vélos entrée de gamme, ville ou gravel. L’investissement sera léger et vous aurez un vélo honnête en dépannage dans le cas où votre futur vélo électrique tombe en panne.

Le moteur de votre vélo électrique

Si l’on enlève la mécanique classique d’un vélo, le moteur est la pièce maîtresse de votre monture électrique. Nous vous conseillons de bien faire attention à son couple, exprimé en newton-mètre, qui vous accompagnera dans les montées et vous permettra de démarrer à vive allure, ce qui, en ville, est assez important pour votre sécurité.

Bosch est l’un des leaders incontestés et nos tests nous montrent à chaque fois que, quelle que soit la gamme, leurs modèles répondent au cahier des charges du cycliste. L’angle mort de Bosch se trouve dans les moteurs légers où des marques comme Fazua font de très belles choses. Des constructeurs respectables (Specialized, par exemple) optent parfois pour des moteurs maison : difficile de les conseiller sans les avoir testés. Leur feeling n’est jamais standard.

L’assistance au pédalage disponible sur le VAE

Essayez différents types de vélos avant d’acheter et notamment différents types de motorisation. Une motorisation par capteur de pression (parfois nommé force ou contrainte) donne un pédalage bien plus proche de ce que vous aurez avec un vélo mécanique. Une motorisation par capteur de rotation, ce qu’on trouve sur les vélos plus entrée de gamme, aura forcément une réponse moins rapide à vos coups de pédale et un petit décalage entre l’activation du moteur et votre pédale. L’effet, une fois lancé, sera un peu plus mobylette et moins vélo.

Le prix du vélo électrique

Le prix est un élément important dans le choix d’un vélo électrique, car il y a de très bons et de très mauvais vélos à tous les tarifs. Généralement, vous pouvez vous dire que les vélos électriques sans mauvaise surprise commencent autour de 2 000 €. Moins cher, il y a souvent des compromis à faire — ou d’excellentes surprises, que nous vous faisons découvrir sur Numerama. Quand on monte en prix, il est possible de trouver des composants plus haut de gamme, des moteurs plus puissants, des accessoires plus nombreux et, bien souvent, des gadgets. L’aspect connecté d’un vélo peut lui faire prendre facilement 1 000 € par rapport à un vélo ayant les mêmes caractéristiques, mais sans ce package. N’hésitez pas à lire nos tests et guides pour savoir comment repérer les bons vélos !

Enfin, pensez toujours aux aides des régions, municipalités et entreprises qui peuvent bien faire baisser la facture.

La distance maximum que le vélo peut parcourir en turbo

Quand un constructeur annonce une fourchette d’autonomie, exprimée en kilomètres que le vélo peut parcourir en une charge, regardez toujours le chiffre le plus petit. C’est celui qui correspondra le plus à un usage normal d’un vélo électrique : bien souvent, si vous penchez pour ce type de cycle, c’est que vous ne voulez pas faire d’effort — notamment pour un trajet maison – bureau.

Si un vélo peut faire « de 40 à 120 km » en une charge, imaginez que les 40 km annoncés reflètent un scénario habituel dans lequel vous utiliserez majoritairement le mode le plus puissant du moteur. Certains constructeurs proposent des calculateurs assez précis, prenant en compte votre poids et le dénivelé moyen de votre parcours.

La batterie amovible ou non

C’est un sujet important ! Si vous n’avez pas de prise dans votre garage à vélo ou que vous ne pouvez pas mettre votre vélo chez vous, vous apprécierez pouvoir charger sa batterie en l’enlevant du cadre. Heureusement, la plupart des batteries sont effectivement amovibles. Les rares vélos qui n’ont pas de batterie amovible ont fait ce choix pour une raison de cahier des charges (faire un vélo très léger) ou de style (cacher une batterie entièrement dans le cadre). Dans tous les cas, c’est un élément qui ne doit pas être pris à la légère !

10 POINTS VAE

La capacité à faire réparer votre VAE facilement

Un vélo électrique coûte cher et vous avez tout intérêt à en prendre soin. Il est recommandé de le faire réviser tous les 1 000 à 2 000 km selon votre utilisation. Mais contrairement à un vélo mécanique, qui se répare n’importe où, il faut que la boutique que vous choisirez ait les compétences pour dépanner l’électronique et le moteur électrique.

Grosso modo, si vous achetez un vélo en boutique, elle pourra très certainement s’occuper du service après-vente. Mais si vous optez pour un achat en ligne, il faut penser à demander au revendeur ou à la marque s’ils ont des partenariats avec des boutiques physiques. Dans le cas contraire, le risque est d’avoir une immobilisation longue de votre vélo à cause de la logistique : entre le moment où vous détectez une panne, le transport en camion aller, la réparation et le transport retour, il peut s’écouler plusieurs semaines.

Dans ce conseil entre aussi le type de vélo que vous achetez. Si sa conception est classique et que ses composants sont standards, vous n’aurez aucun mal à changer une pièce en cas de problème. Si vous optez pour un vélo électrique aux composants uniques ou rares (on pense à tous les vélos connectés du marché, de Angel à VanMoof), il vous sera difficile de passer par un service tiers qui n’est pas le fabricant.

La forme du cadre de votre vélo

La forme du cadre, au-delà du style, a besoin d’une attention particulière : désirez-vous un vélo simple à enjamber (pensez robes, costumes, vêtements serrés…) ou un vélo au cadre plus polyvalent et plus rigide ? Un cadre haut ou fermé sera plus simple à attacher et un peu plus agréable à piloter sur chemins accidentés, mais un cadre bas ou ouvert sera plus simple à enjamber.

Le poids du vélo électrique

Un vélo électrique est très souvent lourd (plus de 20 kg). Si vous n’avez pas à le porter, cette information n’a pas beaucoup de sens avant de choisir un vélo : le moteur, même au niveau minimal, compensera son poids. Mais si vous devez le prendre dans des escaliers, vous auriez tort de vous priver d’un vélo léger. Dans ce cas, les vélos à motorisations légères sont vos meilleurs amis : vous pouvez descendre autour de 15 à 17 kg avec de tels engins. Leur prix est souvent élevé et il n’est pas rare que la batterie ne soit pas amovible, pour économiser des kilos.

L’équipement vendu avec le vélo électrique

Dernier point, et non des moindres, l’équipement vendu avec votre vélo est important, notamment au niveau du budget. Si vous achetez un vélo tout équipé, avec de bons garde-boue, un éclairage lié à la batterie, un porte-bagage et une béquille — ce qui, pour nous, est le standard pour de la ville –, c’est une économie d’à peu près 200 €. Ou plus, selon les gammes choisies.

Si vous visez un vélo plaisir pour faire des chemins ou de la montagne (VTT), veillez également à ce que les équipements du vélo soient adaptés à votre activité — vous n’aurez par exemple pas forcément besoin d’une béquille ou d’éclairage.