Le Mars Helicopter Scout sera envoyé sur Mars en 2020. La Nasa le juge bon pour le service après des tests visant à vérifier son fonctionnement.

Réussir à faire voler un hélicoptère sur Mars, qui se trouve en moyenne à 76 millions de kilomètres de la Terre, demande une bonne préparation. Le 26 mars 2019, le Jet Propulsion Laboratory de la Nasa (en Californie) a dévoilé une courte vidéo montrant son engin, le Mars Helicopter Scout (MHS), en plein test.

La construction de l’appareil étant désormais achevée, les scientifiques ont pu vérifier si le MHS serait capable de voler dans les conditions atmosphériques qu’il va rencontrer sur la planète rouge. Le 19 janvier, la Nasa a donc contrôlé si l’hélicoptère arriverait à décoller seul : l’appareil a réussi sa mission.

Le Mars Helicopter Scout. // Source : NASA/JPL-Caltech (photo recadrée)

Il devra supporter des températures basses

Le Mars Helicopter Scout a été installé dans le simulateur de vol spatial où le Jet Propulsion Laboratory a tenté de recréer la future expérience de vol de l’objet sur la planète rouge. L’hélicoptère de 1,8 kg doit pouvoir supporter des températures basses, jusqu’à -90°C, sans pour autant cesser de fonctionner.

À la place de l’azote et de l’oxygène, aspirés en dehors du simulateur, la Nasa a placé l’hélicoptère dans un environnement composé de dioxyde de carbone, qui constitue principalement l’atmosphère martienne. Il a ensuite fallu réduire la gravité terrestre, car celle de Mars est bien plus faible. Tout semble avoir fonctionné comme prévu, « comme notre hélicoptère », s’est réjouie Mimi Aung, qui supervise le projet MHS au sein du Jet Propulsion Laboratory.

L’appareil servira dans le cadre de la mission Mars 2020 : elle consistera à envoyer un rover — comme Curiosity ou le regretté Opportunity — chargé de collecter des échantillons du sol martien. Au cours de cette expédition, l’hélicoptère sera déployé à titre expérimental : l’objectif est de tester si un tel appareil pourrait servir à effectuer des vols de reconnaissance.

Crédit photo de la une : NASA/JPL-Caltech (photo recadrée)

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