Le dernier point d’étape d’Astrobotic Technology au sujet de la mission Peregrine One est pessimiste. L’alunissage prévu au départ n’a aucune chance d’avoir lieu.

Il n’y aura pas de miracle pour la mission Peregrine One, qui a quitté la Terre le 8 janvier 2024. Les nouvelles régulières données par l’entreprise derrière cette aventure, Astrobotic Techonology, se sont avérées trop sombres pour espérer un redressement de la situation. C’est désormais confirmé avec le dernier point d’étape, donné en début de soirée, le 9 janvier.

« Compte tenu de la fuite de propergol, il n’y a malheureusement aucune chance d’atterrir en douceur sur la Lune », a déclaré la compagnie sur X (ex-Twitter). Il était prévu initialement un alunissage, dans le cadre du programme CLPS (Commercial Lunar Payload Services), mis en place en 2018 par l’agence spatiale américaine (Nasa).

L’initiative CLPS vise à faire appel à des partenaires commerciaux pour retourner sur la Lune, pour bénéficier de l’appui du secteur privé — en l’espèce, pour acheminer du matériel et des instruments scientifiques sur place, plutôt que la Nasa ait à le faire elle-même. CLPS est un développement du programme Artémis, qui prévoit le retour d’astronautes sur la Lune avant 2030.

Illustration : l'atterrisseur lunaire Peregrine sur la surface de la Lune. // Source : Astrobotic
Illustration : l’atterrisseur lunaire Peregrine sur la surface de la Lune. // Source : Astrobotic

Essayer de tirer parti au maximum de la mission

Peregrine One entrait dans ce cadre, mais un dysfonctionnement au niveau de la propulsion l’empêche aujourd’hui de rallier la surface lunaire. L’engin fait face à une fuite de propergol. Compte tenu de l’ampleur de l’écoulement, les équipes chez Astrobotic ont fait une croix sur l’alunissage. Mais il est toujours possible, selon elles, d’en tirer profit.

« Nous disposons encore de suffisamment de propergol pour continuer à faire fonctionner le véhicule en tant qu’engin spatial. L’équipe a mis à jour ses estimations, et nous prévoyons actuellement d’épuiser le propergol dans environ 40 heures, ce qui représente une amélioration par rapport à l’estimation de la nuit dernière », est-il indiqué.

Aujourd’hui, la priorité d’Astrobotic est de prolonger la durée de vie de la mission.. Les données de l’engin sont toujours reçues et analysées. Car même si Peregrine One ne s’achève pas comme prévu, tout cela servira pour la suite. Le coup d’après s’appelle en effet Griffin. Ce sera le prochain atterrisseur d’Astrobotic, dont le départ vers la Lune est prévu fin 2024.


Vous voulez tout savoir sur la mobilité de demain, des voitures électriques aux VAE ? Abonnez-vous dès maintenant à notre newsletter Watt Else !