Une deuxième bande-annonce de l’intrigant Palworld a été partagée par PocketPair. Et c’est toujours aussi horrible.

Souvenez-vous, au mois de juin 2021, on découvrait Palworld, un étrange mélange entre Pokémon, The Legend of Zelda: Breath of the Wild et Fortnite. À l’époque, on était tout à la fois intrigué et estomaqué par les images de la première bande-annonce. Et ce n’est pas la deuxième vidéo partagée par PocketPair le 21 janvier qui va changer notre avis sur cette relecture plus que cruelle de la saga phare Pokémon.

Il y a pourtant un peu de féérie qui émane de ces quelques images : la bande-annonce s’ouvre par exemple sur de délicates notes posées sur un piano, tandis que l’héroïne chevauche un oiseau géant et virevolte dans les airs. Et puis c’est le drame : au bout d’une petite dizaine de secondes, le personnage principal tient une arme à feu et déverse ses balles sans aucun scrupule sur des créatures rappelant les Pokémon. Aïe.

Palworld, ou la copie cruelle de Pokémon

En près d’une minute et 30 secondes, ce nouveau trailer de Palworld propose un florilège improbable, un mélange entre la féérie qu’est censé offrir ce type d’aventure (un immense monde ouvert coloré à parcourir pour vivre une épopée exaltante) et des séquences plus que douteuses — voire d’un mauvais goût. Ainsi, dans Palworld, des expériences seront menées sur les créatures baptisées Pals. Il y aura même une notion de chaîne alimentaire : à un moment, un gros dinosaure à l’air inoffensif gobe un pingouin qui passait par là. Voire de hiérarchisation : certains Pals sont utilisés pour exploiter d’autres Pals.

Coïncidence ?

PocketPair a diffusé la deuxième bande-annonce à quelques jours de la sortie de Légendes Pokémon : Arceus, à paraître le 28 janvier. Le sens du timing…

Ces deux éléments, qu’on n’a pas vraiment envie de voir dans un jeu vidéo, s’inscrivent dans un concept assumé à 100 % par PocketPair. « Les Pals peuvent se battre, construire, cultiver et travailler en usine », peut-on lire dans la description affichée sur la page Steam. Autrement dit, Palworld matérialise la notion d’exploitation et repousse les limites du raisonnable. À beaucoup de reprises, on peut voir que les Pals sont utilisés comme des outils pour récolter des ressources, quand ils ne deviennent pas de simples ouvriers dans une chaîne de fabrication d’armes (avec les yeux embués de larmes pour signifier leur souffrance).

Palworld
Un gros Pikachu moche armé d’une grosse mitraillette. // Source : Capture d’écran

Il n’empêche, on peut reprocher aux développeurs d’être tombés dans la facilité en matière de design : qui a déjà joué à un jeu vidéo Pokémon constatera sans problème où PocketPair a trouvé l’inspiration pour imaginer son casting. Cette ressemblance dessert Palworld, lequel n’est pour le moment vu que comme une copie extrême de nombreux jeux populaires (les phases de tir font penser à Fortnite).

Palworld
Le même gros Pikachu moche, cette fois cobaye d’expériences sombres. // Source : Capture d’écran

Palworld ne serait-il finalement qu’une satire sans concession du concept même de Pokémon (on capture des animaux fantastiques pour les faire se battre) ? La saga phare, accessible sur les consoles commercialisées par Nintendo, n’a jamais eu besoin d’être aussi extrême pour s’attirer les foudres d’une organisation comme la PETA (qui n’hésite pas à parodier les jeux qu’elle condamne).