Vous trouvez que Pokémon ne va pas assez loin dans l'exploitation de créatures mignonnes ? Intéressez-vous à Palworld, un jeu qui a l'air d'une cruauté sans nom... et clairement plagié de la franchise de Pokémon Company.

Si vous avez ne serait-ce qu’une once d’empathie pour les créatures mignonnes, ne regardez pas la bande-annonce de Palworld, dévoilée le 5 juin. Il se décrit comme « un jeu de survie multijoueur en monde ouvert où on peut devenir ami avec des créatures nommées Pal ». Développé par le studio japonais Pocketpair, il est attendu pour 2022 sur PC.

De prime abord, tout a l’air paisible : un monde coloré où il est possible de côtoyer des copies, certes un peu bizarres, de Pokémon. On se croirait même dans The Legend of Zelda : Breath of the Wild.

Et puis les choses commencent à empirer : des vaches qui labourent des champs, des pingouins qui construisent un bâtiment en répétant des gestes millimétrés, des sortes d’écureuils qui assemblent des (vrais) armes sur une ligne de production (comme dans une usine à la chaîne)… Jusqu’à l’impensable : un mouton mignon improvisé en bouclier dans un échange de tirs rappelant Fortnite dans le feeling. Bienvenue en 2021.

Un jeu d’exploitation de créatures mignonnes

« J’aime bien la façon dont les dernières années nous ont tant désensibilisés face au n’imp qu’on fait tous semblant de continuer sereinement notre vie après le trailer de Palworld », déplore l’utilisateur Shizumaru sur Twitter. « Ça doit probablement être le jeu vidéo le plus de droite que j’ai jamais vu » lance Canastenard, sur le même réseau social, allant jusqu’à le renommer « Fascim : The Game ». Ce jeu vidéo à la cruauté sans nom, qui fait de l’exploitation un élément central du gameplay, inspire, dans le meilleur des cas, de l’ironie. 

Palworld // Source : Pocketpair
Ouin : des écureuils qui assemblent des AK-47 avec la larme à l’œil // Source : Pocketpair

Pocketpair a réussi son premier pari qui consiste à faire parler de son jeu, jusqu’alors inconnu. Le studio semble en tout cas assumer les travers. Ils sont clairement expliqués dans la description : « Les Pals peuvent se battre, construire, cultiver et travailler en usine ». Encore pire : «  Vous pouvez aussi les vendre ou les tuer pour les manger ! Cependant, c’est interdit par la loi ». Encore, encore plus terrifiants : « Ils travailleront sans relâche tant qu’ils sont nourris, jusqu’à la fin de leurs jours  ». À en juger par les images, les Pals (qui sont clairement des faux Pokémon) n’ont pas l’air très heureux à l’idée de devenir des esclaves aidant à la survie face à des braconniers.

Vous la sentez la pénibilité du travail ? // Source : Pocketpair

D’aucuns pourraient affirmer que la saga Pokémon est tout autant axée sur l’exploitation. On parle quand même de créatures à capturer, enfermées dans une petite boîte en attendant de pouvoir combattre. Palworld s’inspire clairement du taylorisme dans la normalité la plus totale. On retrouvait déjà cet élément dans Craftopia, précédent jeu développé par Pocketpair et qui prend la forme d’un immense bac-à-sable où il est possible de tout faire (explorer, construire, cultiver, chasser, combattre dans des donjons…). « Vous pouvez automatiser les récoltes. Vous en avez marre de couper du bois ou de miner des pierres ? Automatisez ! », peut-on lire en description. 

Tout porte à croire que Palworld est une satyre choquante de l’industrialisation. On attend désormais la réaction de la PETA, qui a déjà condamné Pokémon par le passé. L’association, qui défend les droits des animaux, avait même lancé une parodie de la licence particulièrement populaire.

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