Ce drame situé dans une sandwicherie de Chicago pourrait bien devenir votre nouvelle obsession, en cette fin d’année. Après avoir fait le buzz aux États-Unis, The Bear arrive enfin en France, avec ses personnages hauts en couleur et son rythme effréné. Voici quatre raisons de découvrir cette fabuleuse série.

Affûtez vos couteaux et préparez vos meilleures recettes, c’est le moment d’entrer en cuisine. Carmy, Tina, Sydney, Richie, Marcus et les autres vous attendent pour concocter leurs meilleurs plats, au sein du Original Beef of Chicagoland. C’est dans cette sandwicherie américaine, inspirée des mets italiens, que se situe l’action de The Bear, disponible sur Disney+. Et pendant 8 épisodes, vous ne quitterez pas les coulisses de ce restaurant bouillonnant, dont l’intrigue va vous faire rire, pleurer ou stresser, tout ça à la fois.

The Bear prend le parti de suivre le personnage de Carmy Berzatto, un jeune prodige de la grande gastronomie, qui doit soudainement reprendre le restaurant familial, suite au suicide de son frère, Michael. Loin des hautes sphères dans lesquelles il a l’habitude d’évoluer, le chef va devoir composer avec une équipe de cuisiniers un brin désorganisés, une entreprise en faillite, mais aussi ses propres drames personnels. La série se révèle comme l’une des meilleures de l’année et a su séduire le public et la critique américaine, grâce à son originalité d’une simplicité déconcertante. Enfilez votre tablier et préparez vos papilles, voici quatre raisons de vous laisser séduire par The Bear.

Il n’y a aucun temps mort

Insultes, disputes et règlements de comptes sont au menu de The Bear // Source : FX
Insultes, disputes et règlements de comptes sont au menu de The Bear // Source : FX

Les chefs du Original Beef of Chicagoland n’ont pas le temps de s’ennuyer et nous non plus : le rythme de The Bear est enflammé, vous êtes prévenus. Entre les factures à payer, les plats à envoyer en salle, les sauces qui brûlent, les toilettes qui fuient… Les personnages de la série sont constamment sur le qui-vive et la réalisation retranscrit parfaitement ce vacarme effervescent. Vous risquez d’ailleurs de terminer votre visionnage avec un petit mal de crâne, tant les cris et les insultes fusent au fil des épisodes.

Mais The Bear réussit le tour de force de nous captiver à chaque seconde, sans jamais nous lâcher, comme le prouve l’incroyable plan-séquence de l’épisode 7. La série, dont chaque chapitre ne dépasse pourtant pas les 30 minutes, est d’une intensité rare et fait souffler un vent de fraîcheur bienvenu sur le petit écran.

La bande de The Bear est ultra attachante

Jeremy Allen White est remarquable dans The Bear // Source : Frank Ockenfels/FX
Jeremy Allen White est remarquable dans The Bear // Source : Frank Ockenfels/FX

Au cœur du brouhaha des cuisines du Original Beef of Chicagoland se cachent surtout de magnifiques personnalités, toutes complémentaires. Carmy d’abord, incarné par l’incroyable Jeremy Allen White (Lip Gallagher dans Shameless), développe au fur et à mesure de la saison sa fragilité et son intelligence bluffante. Il porte magnifiquement la série, tout en étant entouré par une galerie de personnages hauts en couleur. L’attachement est immédiat pour ce groupe de chefs franchement un peu toqués, mais surtout très humains.

Petite mention spéciale à Marcus, qui s’applique à trouver la recette parfaite de donuts ou à Sydney, la nouvelle recrue astucieuse en quête de reconnaissance, interprétée par la géniale Ayo Edebiri (Dickinson). Chaque personnage nous touche en plein cœur, en montrant ses failles et ses faiblesses. De ce point de vue, l’écriture de The Bear est remarquable. Même Richie, le meilleur ami de Michael avant sa mort, finit par nous apparaître sympathique, malgré son caractère de cochon et sa vulgarité agaçante.

La série aborde des thématiques importantes

Sydney tente de maintenir le restaurant à flots // Source : Frank Ockenfels/FX
Sydney tente de maintenir le restaurant à flots // Source : Frank Ockenfels/FX

Mais The Bear ne parle pas que de cuisine, et heureusement. Cette première saison aborde avec une intelligence rare de nombreux sujets pourtant délicats. L’alcoolisme, le suicide, le deuil ou le burn-out sont ainsi tour à tour mis sur la table sans jamais tomber dans le pathos gratuit.

Il faut dire que The Bear est née d’un duo brillant : Christopher Storer (Ramy) et Joanna Calo (BoJack Horseman). La fin de l’épisode 6, marquée par un dialogue à cœur ouvert entre Carmy et sa sœur, Sugar, est absolument bouleversante. Pourtant labellisée comme une comédie avec ses épisodes courts, The Bear relève surtout de la leçon de scénario dramatique. Dotés d’une sensibilité rare, ces huit épisodes offrent de superbes réflexions sur la vie et les rapports entre êtres humains. La série a déjà été renouvelée pour une seconde saison et on a déjà hâte de pleurer à nouveau avec ces personnages.

The Bear donne vraiment faim

Regardez-moi ce gâteau au chocolat // Source : Disney+
Regardez-moi ce gâteau au chocolat // Source : Disney+

On ne va pas vous mentir : l’atout principal de la série, c’est de filmer la nourriture avec tellement de délicatesse et de maîtrise que notre ventre gargouille à chaque visionnage. Donuts, viande grillée, sauces par milliers, oignons caramélisés… On vous garantit que vous flatterez au moins vos yeux, à défaut de flatter vos estomacs, en regardant The Bear. Il faut dire que les acteurs eux-mêmes ont suivi des cours intensifs de cuisine dans des écoles spécialisées, avant le tournage. Une implication qui donne à la série une authenticité dingue. Tous les épisodes offrent ainsi leurs lots de nouveaux plats, qui ont l’air tous plus savoureux les uns que les autres. Et rien que pour ça, la série vaut toutes les émissions culinaires du monde. Bye, bye, Philippe Etchebest et merci Carmy.

Source : Montage Numerama

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