Google vient d'annoncer le lancement d'un fonds de capital-risque dédié aux innovations en matière d'intelligence artificielle. Baptisé Gradient Ventures, le fonds regroupe déjà une poignée de startups qui travaillent sur cette technologie.

L’avenir de Google ne s’écrira pas sans l’intelligence artificielle. Après avoir octroyé un don important pour soutenir un projet de journalisme assisté par IA au Royaume-Uni, la filiale d’Alphabet lance officiellement un fonds de capital-risque axé sur cette technologie, baptisé Gradient Ventures.

Ce fonds d’investissement doit permettre de prodiguer un soutien financier et un « tutorat technique » à des startups qui développent des intelligences artificielles. Les entrepreneurs concernés bénéficieront de l’aide d’experts, comme le futurologue Ray Kurzweil, le designer Matias Duarte et le scientifique Astro Teller.

4 startups déjà membres

« De nombreux membres de notre équipe sont des ingénieurs, nous sommes donc familiers avec le parcours d’une grande idée jusqu’au lancement d’un produit. L’objectif est d’aider nos sociétés d’investissement à surmonter les défis de l’ingénierie pour créer des produits qui adapteront l’intelligence artificielle aux challenges d’aujourd’hui et ceux auxquels nous feront face dans le futur », annonce Google.

Gradient Ventures a déjà pris son son aile quatre projets différents : la communauté de développeurs Algorithmia, le fournisseur de logiciels Cognac, la société spécialisée dans les drones Cape, ainsi qu’Aurima, une entreprise qui travaille sur des outils alternatifs de détection.

En créant ce fonds capital-risque, Google s’assure ainsi de garder la main-mise sur de potentielles innovations en matière d’intelligence artificielle, tout en évitant de devoir contrôler directement chacun de ces projets.

« La science-fiction d’hier devient la non-fiction d’aujourd’hui »

« Grâce à l’IA, la science-fiction d’hier devient la non-fiction d’aujourd’hui. Tout est à redynamiser, au fur et à mesure que nous inaugurons cette nouvelle ère technologique — et nous sommes ravis de travailler avec des entrepreneurs pour commencer à la construire », complète Google.

Le chrono est lancé, car s’il l’on en croit les travaux des universités de Yale et d’Oxford, il nous reste désormais moins de 50 ans avant d’être dominés par l’IA dans tous les domaines.

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