À l'occasion d'une conférence donnée aux investisseurs, Elon Musk a promis de grandes avancées en matière de conduite autonome sur les Tesla. Dès la fin 2019. Mais de quoi parle-t-il ?

Tesla vient de publier ses chiffres pour le troisième trimestre de l’année 2019 — et ils sont bons, puisqu’un profit a été enregistré. Dans la foulée, Elon Musk a tenu une conférence avec ses investisseurs, promettant, comme à son habitude, de grandes évolutions. Selon les informations de The Verge publiées le 23 octobre, il a par exemple évoqué la conduite complètement autonome. Selon lui, certains utilisateurs pourront en profiter, en bêta, dès la fin de l’année 2019.

Par conduite autonome, Elon Musk entend une voiture capable d’emmener son propriétaire de sa maison lui à son lieu de travail — sans aucune intervention humaine (il sera quand même nécessaire de rester vigilant au cas où il faudrait reprendre le contrôle, ce qui signifie qu’il ne s’agit pas de conduite autonome de niveau 4 ou 5). On peut penser que le milliardaire va un peu vite en besogne sachant que, aujourd’hui, il n’existe aucun cadre réglementaire pour une technologie aussi poussée.

Tesla, trop en avance ? Pas vraiment

Elon Musk a des raisons de croire que l’Autopilote puisse être capable d’assurer un trajet complexe à partir du moment où les conditions ne sont pas chaotiques. Il rappelle d’ailleurs que ses voitures peuvent déjà rouler seules à faible vitesse (la fonctionnalité Smart Summon) et à vitesse élevée (la fonctionnalité Navigate on Autopilot). Ce sont les vitesses intermédiaires qu’il faut désormais inclure, soit celles qui impliquent les obstacles les plus importants (intersections, feux de signalisation…). Selon les dires d’Elon Musk, la prochaine grosse mise à jour de l’Autopilote sera en mesure de les prendre en compte.

Néanmoins, pour ne pas tomber dans la communication confuse comme ce fut le cas par le passé, l’intéressé prend quelques pincettes. « Cela ne veut pas dire que ce sera le cas pour tous les scénarios sur Terre, notamment tous les virages », souffle-t-il. Une manière de rappeler que, toute autonome qu’elle soit, la conduite doit être constamment supervisée et, aussi, qu’elle n’atteindra pas les niveaux 4 et 5 (autonomie totale sans surveillance sur certaines routes et autonomie totale sans surveillance partout). 

Pour en profiter, il faudra bien évidemment avoir acquis l’option ‘Capacité de conduite entièrement autonome’, facturée 6 300 euros aujourd’hui et sujette à des hausses de prix, et disposer des dernières pièces hardware. Le déploiement global est attendu pour 2020 et Elon Musk espère que l’attention des conducteurs ne sera plus nécessaire, au mieux, à la fin de l’année prochaine. Bref, c’est de la conduite autonome de niveau 3, oscillant vers le 4, qui est promise. 

Crédit photo de la une : Youtube Tesla

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