Nous avons testé trois accessoires, connectés ou non, qui vous permettront de sécuriser un vélo. Si vous avez acheté un onéreux vélo électrique, vous apprécierez ces options pour le protéger.

La ville est-elle l’ennemie du vélo ? De moins en moins en France, en témoignent les différents aménagements déployés à grande vitesse, dans de nombreuses métropoles. Et pourtant, reste que les vols de vélo sont l’un des fléaux qui minent la pratique. Il n’est pas rare qu’un vendeur lance un « vous ne le laisserez pas dehors, hein ?  » inquiet à un client, avant l’achat. Et le problème du vol touche toutes les gammes : ce n’est pas parce que vous avez un vélo à 100 € d’occasion que vous êtes moins susceptibles de vous le faire voler — tout au mieux avez-vous limité le préjudice en ne dépensant pas une fortune dans votre cycle.

Nos recommandations générales sont les suivantes :

  • Achetez un bon antivol et un deuxième antivol moins onéreux. Les voleurs sont opportunistes et plus ils ont à scier ou faire sauter, moins ils s’intéressent à un vélo.
  • Doublez les points d’attache : avec deux antivols, vous pouvez vous accrocher à deux parties d’un équipement adapté et rendre les manœuvres plus difficiles (il faut de l’espace pour faire levier avec un pied de biche ou scier un U).
  • Rentrez votre vélo la nuit  : parking, garage à vélo commun ou privatif, porte-vélo dans un appartement… bref, c’est la nuit que le vélo est le plus volé.
  • Assurez votre vélo : si vous avez investi dans un cycle onéreux, une assurance adaptée est fortement recommandée. Leur prix évolue avec le prix d’achat du vélo. Nous avons écrit un guide complet à cette adresse.

Une fois ces précautions prises, vous pouvez renforcer encore la sécurité de votre vélo. Les trois objets que nous vous présentons et que nous avons longuement testés ont cet objectif.

Abus SmartX, antivol malin pour vélo électrique idiot

Le U SmartX d’Abus // Source : Louise Audry pour Numerama

Nous n’aimons pas trop les vélos trop connectés sur Numerama. L’obligation d’avoir un smartphone pour démarrer un vélo n’est jamais une très bonne idée. Mais il faut reconnaître que les fonctions de sécurité liées au vélo connecté sont intéressantes. C’est précisément ce que fait l’antivol SmartX d’Abus.

Ce U noté au plus haut côté sécurité chez le constructeur n’a pas de clef. Il se déverrouille par Bluetooth, soit dans l’application en appuyant sur un bouton, soit par détection de votre smartphone à partir d’un seuil de proximité. L’appairage initial ne se fait pas dans le menu, mais au moyen d’une clef chiffrée. Le verrouillage se fait automatiquement et il vous suffit de pousser un bouton pour déclencher le mode alarme. Si votre vélo bouge ou est bougé, l’alarme se met à sonner et une notification vous est envoyée.

Nous l’utilisons depuis plus de 3 mois et il ne nous a jamais déçus. On avait peur des déverrouillages impossibles ou que sa batterie soit trop vite déchargée, mais il n’en est rien. Le modèle que nous utilisons est à notre goût un poil trop grand : le plus petit est peut-être plus pratique à l’usage, car moins lourd. Le plus grand conviendra peut-être mieux aux gros cadres des vélos électriques.

Invoxia GPS tracker pour vélo

Le GPS Invoxia dans soin réflecteur // Source : Louise Audry sur Numerama

Invoxia est une entreprise française qui a eu une idée maline : cacher un module GPS dans un réflecteur. L’accessoire ressemble à n’importe quel réflecteur entrée de gamme attaché sur une tige de selle et n’éveillera les soupçons de personne : un voleur ne prendrait pas la peine de le casser en se disant qu’il s’agit de l’outil guidant la maréchaussée à son repère.

Dans ce réflecteur se loge donc un module GPS rechargeable, qui va tout à la fois vous permettre de localiser votre vélo volé (par GPS puis, plus vous vous en approchez, par Bluetooth), mais également de vous informer d’une tentative de vol. Dès qu’on se met à bouger votre vélo, les capteurs présents dans le boîtier paniquent et vous envoient une notification sur votre smartphone. Vous pouvez également définir des zones de sécurité qui agiront comme des « barrières virtuelles » : le vélo sort de la zone, il vous prévient.

L’application est sommaire, mais bien fichue et le tout fonctionne exactement comme on l’imagine : efficacement. Le tracker fonctionne avec un abonnement annuel qui ne se déclenche qu’après 3 ans d’utilisation et ne coûte ensuite que 10 € par an.

Abus Nutfix, antivol de roue

Abus Nutfix // Source : Louise Audry pour Numerama

Pas de Bluetooth, pas de bip-bip, pas d’alarme, pas d’app, juste une invention intéressante : les Nutfix d’Abus sont des antivols de roues qui vous permettent de sceller les roues de votre vélo sans être totalement démuni en cas de nécessité de les démonter. Pour accéder à l’écrou de fixation, il faut simplement que le vélo soit à l’horizontale, ce que vous ne pouvez pas faire avec un vélo attaché à un point fixe en théorie. Autrement, le système, entièrement mécanique, ne laisse pas l’accès à l’écrou de fixation.

Nous recommandons cette solution, car elle est pile entre les systèmes à levier de démontage rapide qu’on trouve sur beaucoup de vélos et ceux qui rendent l’accès difficile pour les voleurs… mais pour vous également. Bref, un outil indispensable pour ne pas avoir à serrer vos roues avec un antivol souple supplémentaire. Existe aussi pour protéger une selle.

Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.

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