Commercialisée en France à partir du 24 novembre, la nouvelle PS5 est arrivée chez Numerama la veille de sa sortie. Si les différences techniques sont inexistantes, plusieurs constats peuvent être faits sur l’apparence de la console. En bien comme en mal.

Jusqu’à épuisement des stocks, la nouvelle PS5 Slim cohabitera avec la PS5 de 2020, que nous appellerons PS5 Fat dans cet article. Ensuite, la PS5 Slim deviendra la seule console de Sony.

Depuis le 23 novembre, il est possible de commander la nouvelle console de Sony. Annoncée début octobre, la PS5 Slim a souvent été critiquée pour sa taille encore très imposante, qui l’empêche d’être considérée comme un modèle vraiment « Slim », comme ont pu l’être les PS2, PS3 ou PS4. Elle se décline en deux versions, avec ou sans lecteur de disques (449 ou 549 euros).

Juste avant le lancement officiel de la console, Numerama a reçu en avant-première la PlayStation 5 Slim. Voici nos premières remarques, en attendant le test complet de la console après quelques heures de jeux.

Sans surprise, la PS5 Slim n’a rien d’une PS5 Slim

Commençons par le plus évident : la PS5 Slim est plus petite que la PS5. Il n’y a rien de bien étonnant ici, c’est tout l’intérêt de ce rafraîchissement.

Côte à côte, la PS5 Slim a l’air d’une version réduite de la première version du produit. On passe de 39 à 35,8 centimètres en hauteur et de 26 à 21,6 centimètres en profondeur. Les traits de la première console sont conservés, ce qui rompt avec les précédentes stratégies de Sony, qui a toujours changé le design de son produit au moment où un modèle Slim est apparu.

PS5 Slim // Source : Thomas Ancelle pour Numerama
La PS5 Slim avec disque à gauche, la PS5 sans disque à droite. Elle est un peu plus petite. // Source : Thomas Ancelle pour Numerama

En revanche,et contrairement à ce que nous avions anticipé, nous n’avons pas eu de bonne surprise en sortant la PS5 Slim de sa boîte. Toutes les personnes à qui nous l’avons montrée ont réagi de la même manière : « c’est vraiment la Slim ça ? », en pensant que nous tentions de les piéger en montrant l’ancienne.

In fine, on s’habitue très vite à ce nouveau format, qui rend le design de la première PS5 encore pire que précédemment. La PS5 Slim n’est qu’une PS5 Fat au régime, que la plupart des propriétaires finiront sans doute par considérer comme trop grosse.

PS5 Slim // Source : Thomas Ancelle pour Numerama
Oui, il s’agit de la PS5 Slim. // Source : Thomas Ancelle pour Numerama

Qu’y a-t-il d’autre à savoir ? Au premier démarrage, la PS5 Slim a besoin d’une mise à jour de 1,185 Go pour fonctionner. Elle synchronise aussi son lecteur Blu-Ray, pour qu’il puisse fonctionner avec la console. Enfin, sur les 1 To de stockage promis par Sony, 848 Go sont officiellement disponibles. Avec le système d’exploitation et le jeu Astro, qui est préinstallé, on arrive à 822,3 Go de stockage disponible. L’interface logicielle est évidemment la même, tout comme la manette, qui n’évolue pas en même temps que la console.

PS5 Slim // Source : Thomas Ancelle pour Numerama
Le meilleur moyen de constater la différence est de mettre les PS5 de profil, mais est-ce quelque chose que l’on fait souvent ? // Source : Thomas Ancelle pour Numerama

La qualité de fabrication de la nouvelle PS5 Slim est plutôt à la hauteur de la première console, avec désormais quatre parties amovibles au lieu de deux (une contient le lecteur Blu-Ray, qui est désormais amovible). On aime beaucoup les inscriptions triangle, rond, croix, carré en bas de la console, qui donnent du charme à la PS5 Slim. Elles n’étaient pas présentes sur le premier modèle.

PS5 Slim // Source : Thomas Ancelle pour Numerama
Ce détail sur la PS5 Slim est très réussi ! // Source : Thomas Ancelle pour Numerama

Socle en plastique, une seule plaque dans la boîte… Les choix radins de Sony

Si l’apparence de la PS5 Slim est globalement à la hauteur des attentes, impossible de ne pas être frustré par le choix de Sony pour le socle de la console.

Avec la PS5 Fat, le Japonais livrait dans la boîte un socle rond qui permettait de la faire tenir debout ou de l’allonger. Il était plutôt premium, bien que difficile à installer. Avec la PS5 Slim, Sony laisse les personnes qui veulent faire tenir leur console debout se débrouiller (on fait soit sans, soit avec un socle optionnel à 30 euros) et les personnes qui veulent l’allonger se contenter de vulgaires bouts de plastique. Ils s’accrochent sous la console pour la maintenir droite.

PS5 Slim // Source : Thomas Ancelle pour Numerama
Les socles en plastique de la PS5 Slim. // Source : Thomas Ancelle pour Numerama

Au-delà de l’aspect cheap de ce choix, on ne comprend pas pourquoi Sony a décidé d’utiliser des bouts de plastique transparents. Les peindre en noir ou en blanc n’aurait-il pas été plus esthétique ? Sans ce « socle », la PS5 Slim penche sur le côté et n’est pas à l’abri d’une chute.

Un des points forts de la PS5 Slim est son lecteur de disque Blu-Ray amovible, qui se retire juste en souvelant la coque de la console et en appuyant sur un bouton. Sony a bien fait les choses, tout se fait très facilement. En revanche, on ne comprend pas pourquoi il ne livre pas une coque de rechange dans la boîte de la version avec disques. Pourquoi ne pas laisser aux gens le choix de ne mettre le lecteur Blu-Ray que lorsqu’ils le souhaitent, pour profiter d’un design plus fin au quotidien ? Sony va vendre la coque séparément, ce qui est regrettable pour un bout de plastique.

PS5 // Source : Thomas Ancelle / Numerama
Retirer le lecteur Blu-Ray de la PS5 Slim est très facile. // Source : Thomas Ancelle / Numerama

Dernière observation : le câble d’alimentation est très petit, nous n’aurions pas été contre 0,5 mètre de plus. Ça ne dérangera personne si la PS5 est collée à une prise, mais c’est plus problématique en fonction de la taille de son meuble télé. La suite dans notre test de la console.


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