L’agence spatiale américaine doit annoncer une nouvelle entreprise pour construire un autre atterrisseur lunaire. SpaceX a déjà été choisie avec le Starship.

On saura bientôt le nom de la deuxième entreprise choisie par l’agence spatiale américaine (Nasa) pour bâtir un engin capable d’acheminer des astronautes à la surface de la Lune. L’annonce du lauréat est prévue lors d’un évènement fixé au 19 mai 2023, à 16 heures (heure de Paris), a fait savoir la Nasa au cours d’un point d’étape le 16 mai.

Pour l’entreprise retenue, il faudra développer un atterrisseur qui sera utilisé à partir de la mission Artémis V, prévue en 2029. Précisément, il est attendu d’elle qu’elle conçoive, développe, teste et évalue un système d’atterrissage qui sera occupé par un équipage. Le véhicule servira de « taxi » entre la Lune et la station Gateway, en orbite autour du satellite naturel.

La Nasa a déjà sélectionné SpaceX et le Starhsip

Actuellement, une première société a déjà été choisie pour fabriquer une navette de ce genre. Il s’agit de SpaceX. La société fondée par Elon Musk fournira une variante de sa future fusée Starship pour assurer le transport des astronautes entre la Lune et Gateway pour les missions Artémis III (attendue à la toute fin 2025) et Artémis IV (souhaitée en 2028).

Pour la Nasa, cette conférence du 19 mai va aussi être une bonne occasion de refermer pour de bon une polémique ouverte en 2021. L’agence spatiale s’était attiré le mécontentement de deux autres entreprises rivales de SpaceX, quand ce dernier a été choisi pour poser des astronautes sur la Lune, dans le cadre du programme Artémis.

Vue d'artiste du Starship de SpaceX posant des astronautes sur la Lune. // Source : SpaceX
Vue d’artiste du Starship de SpaceX posant des astronautes sur la Lune. // Source : SpaceX

Les deux autres sociétés en lice, Blue Origin et Dynetics, contestaient la manière dont la Nasa a géré son appel à projets pour le transport des astronautes, lancé en 2019. Pour Blue Origin notamment, les règles de la compétition suggéraient qu’il devait y avoir deux gagnants, tandis que la Nasa considérait qu’il pouvait y avoir jusqu’à deux lauréats (c’est-à-dire deux, un ou aucun).

L’affaire a causé quelques turbulences dans ce programme, jusqu’à conduire la Nasa à le suspendre pour un temps. De son côté, Blue Origin, société spatiale lancée par Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, avait fait des pieds et des mains pour revenir dans la course. Depuis, l’agence spatiale a reconnu en 2022 qu’il lui faudra de toute façon un autre atterrisseur.

Il reste désormais à savoir qui de Blue Origin ou de Dynetics sera retenu cette fois, ou s’il y aura un coup de théâtre. En attendant, le calendrier du programme Artémis risque d’avoir du retard : la fusée Starship a explosé en plein vol lors de son premier test complet. De nombreux problèmes ont été relevés, y compris dans la destruction du lanceur, ce qui rend improbable un vol habité en 2025.

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