La Nasa annonce qu’elle lance un appel pour recruter une deuxième entreprise, afin qu’elle construise un atterrisseur lunaire. SpaceX a déjà été sélectionné en 2021.

SpaceX ne sera pas la seule entreprise américaine à déposer des astronautes sur la Lune, pour le compte de la Nasa. Une autre société sera également sollicitée pour assurer le transport des équipages entre la station lunaire, en orbite autour du satellite, et la surface. C’est ce qu’a annoncé l’agence spatiale américaine le 23 mars dans un communiqué.

Cet élargissement s’inscrit dans le cadre du programme Artémis, nom donné par la Nasa à son projet de retour sur la Lune. Artémis succède aux fameuses missions Apollo, dont la 17e et dernière a eu lieu il y a cinquante ans, en 1972. Les États-Unis envisageaient depuis longtemps d’y retourner. L’objectif affiché et d’y parvenir au cours de la décennie 2020.

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Dans quelques années, les astronautes seront sur la Lune. // Source : Natalio

Un atterrisseur pour des missions lunaires après 2025

Spécifiquement, et dans le cadre d’une répartition des tâches entre la Nasa et le secteur privé, il est demandé à SpaceX et à l’autre futur lauréat de fournir un atterrisseur pouvant faire la navette sur place. Il devra être capable de s’amarrer à la station, de transporter plusieurs personnes en combinaison d’astronaute, mais aussi du matériel scientifique et de la logistique au sol.

« Des opportunités passionnantes s’offrent aux entreprises américaines pour développer des atterrisseurs lunaires destinés à transporter les équipages d’Artémis de l’orbite lunaire à la surface de la Lune », s’enthousiasme la Nasa sur Twitter. La société qui sera retenue par la Nasa sera sollicité au-delà de la mission d’Artémis III, qui est attendue après 2025.

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La fusée pour la mission Artémis, dont le décollage est prévu bientôt. // Source : Joel Kowsky

Le programme Artémis se décline en plusieurs missions successives qui se veulent de plus en plus ambitieuses : Artémis I consiste à effectuer, dès 2022, le tour de la Lune avec une capsule vide. Artémis II sera semblable, mais avec un équipage à bord. C’est avec Artémis III que l’on assistera vraiment à un alunissage. Et ensuite, il pourra y avoir Artémis IV, V, VI et ainsi de suite.

La sélection d’une deuxième entreprise pour cette tâche offre à la fois de la résilience et de la redondance, mais c’est aussi, estime la Nasa, un bon moyen de créer une certaine émulation avec SpaceX, pour se tirer mutuellement vers le haut. C’est une logique assez similaire qui existe avec les liaisons entre la Terre et l’ISS, qui doivent être partagées entre SpaceX et Boeing.