Les aurores boréales sont un phénomène lumineux spectaculaire. Il se produit dans l’atmosphère terrestre, vers le pôle nord magnétique. C’est un type d’aurore polaire, avec les aurores australes.

Il est possible de voir des aurores boréales jusqu’en France. Cela s’est déjà produit à trois reprises en 2023. Des aurores boréales étaient visibles fin février dans le nord du pays. Puis, le phénomène est également survenu fin avril, cette fois un peu partout en France. Des photos de ce spectacle d’aurores boréales, jusque dans le sud du pays, ont immortalisé la magie de ce moment. Enfin, des aurores boréales ont été vues en France en novembre, donnant encore lieu à de sublimes clichés d’aurores.

Les aurores polaires sont un spectacle rare dans notre pays. En général, il faut entreprendre un voyage pour espérer en voir, en s’approchant davantage des pôles de notre planète.

Qu’est-ce qu’une aurore boréale ?

L’aurore boréale est un phénomène lumineux survenant dans l’atmosphère. Il est visible à haute latitude nord (en se rapprochant du pôle nord), dans le ciel nocturne. C’est un phénomène spectaculaire, célèbre pour ses couleurs chatoyantes.

Quelle différence avec une aurore polaire, australe ?

Une aurore boréale est un type d’aurore polaire. Les aurores polaires portent ce nom parce qu’elles ont lieu près des pôles magnétiques terrestres. On distingue deux types d’aurores polaires :

  • Les aurores boréales, qui se manifestent dans l’hémisphère nord.
  • Les aurores australes, qui ont lieu dans l’hémisphère sud.

On pourrait s’attendre à ce que les aurores boréales et australes aient un « effet miroir » et soient identiques. Néanmoins, les aurores polaires sont asymétriques entre les pôles Nord et Sud de la planète. Les scientifiques débattent depuis longtemps de cette asymétrie : elle pourrait être liée à une composante est/ouest dans la forme des ovales auroraux.

Comment se forme une aurore boréale ?

L’origine des aurores polaires (boréales et australes) se trouve dans les électrons et les protons apportés par le vent solaire (un flux de particules émis en permanence par l’atmosphère du Soleil). Environ 10 % de ces particules qui arrivent en face de la Terre se mettent à tourner autour d’elle, formant ce que l’on nomme un anneau de courant (comme une sorte de « bouée » entourant la Terre).

Les particules sont guidées vers les pôles magnétiques nord et sud de la Terre et se regroupent dans des « ovales auroraux ». Les particules chargées entrent en collision avec les gaz se trouvant dans la haute atmosphère terrestre. Ces collisions ont lieu avec notre bouclier invisible, formé par le champ magnétique. Les électrons vibrent et tournent lors de ces impacts. L’énergie libérée par ces chocs provoque de minuscules éclats lumineux. Le ciel se pare de voiles colorés, donnant l’impression d’une « danse » de l’aurore dans le ciel.

Danse des aurores boréales dans le ciel. // Source : Canva
« Danse » des aurores polaires dans le ciel. // Source : Canva

Le cycle solaire peut avoir un effet sur les aurores polaires. Plus le Soleil est actif, plus les aurores sont spectaculaires. L’ovale situé au-dessus du pôle Nord peut même s’étendre davantage vers le sud. Le prochain maximum de l’activité solaire est attendu en 2025 et l’étoile éjecte déjà de puissantes éruptions : on peut donc espérer d’autres aurores particulièrement belles ces prochaines années.

De quelles couleurs sont les aurores boréales ?

Les aurores boréales prennent des couleurs multiples et souvent féériques. Ces teintes dépendent de plusieurs paramètres :

  • La composition des gaz dans l’atmosphère de la Terre,
  • L’altitude des aurores,
  • La densité de l’atmosphère,
  • La quantité d’énergie.

En fonction des molécules concernées et des altitudes auxquelles surviennent les collisions de particules chargées avec l’atmosphère, on admire diverses couleurs — certaines étant plus difficiles à observer, comme le bleu et le mauve.

CouleurMoléculesAltitude
Rose & rouge foncéAzote100 km
VertOxygène100 – 300 km
RougeOxygène300 – 400 km
Bleu & mauveHydrogène & hélium500 km

Comment observer une aurore boréale ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir un télescope pour voir une aurore boréale. Mais, il faut être motivé. Plus on est proche du pôle Nord magnétique, plus on a de chance d’en admirer. Parmi les destinations les plus proches de la France pour espérer en voir, on trouve la Norvège, la Suède, la Finlande et l’Islande. Si vous voulez voyager plus loin, il est aussi possible de contempler des aurores boréales en Amérique du Nord, au Canada et en Alaska.

Cela demande un peu de courage, puisqu’il fait froid : couvrez-vous bien avant de chasser l’aurore polaire. L’observation des aurores se fait plusieurs heures après le coucher du Soleil, avec un ciel dégagé. Privilégiez un lieu sans pollution lumineuse. Il est recommandé de vérifier la météo avant de se lancer dans cette observation : les nuages et la pluie sont des obstacles pour voir les aurores. La luminosité de la Lune aussi peut vous gêner. Laissez votre regard aller partout, ne fixez pas la direction du nord, car les aurores peuvent se produire n’importe où dans le ciel.

Les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) ont une vue privilégiée sur les aurores polaires. Ils évoluent à la même altitude que ces phénomènes. Ils peuvent de ce fait les voir depuis le côté.

Comment photographier une aurore boréale ?

Pour photographier des aurores boréales, il faut s’équiper. Vous devez avoir un appareil photo capable de faire de longues expositions, d’au moins 10 secondes. Un trépied sera également indispensable, de même qu’un déclencheur. De plus, on peut compléter cela par un objectif grand-angle.

Tout commence par le repérage : le lieu doit être sombre et il vous faut une vue dégagée. Une fois l’appareil sur son trépied, réglez la durée d’exposition de 10 à 25 secondes. Si vous mettez davantage, mais que l’aurore bouge énormément, les photos seront floues. Réglez l’ouverture pour ce qu’un maximum de lumière entre. Utilisez les étoiles pour la mise au point.

Les aurores boréales sont-elles liées au changement climatique ?

Le changement climatique n’est pas impliqué dans les variations d’intensité des aurores boréales. Rappelons-le, ce phénomène est expliqué par la présence de particules du vent solaire, entrant en collision avec l’atmosphère de la Terre. Or, les couches de l’atmosphère concernées par les aurores sont bien plus hautes que celles affectées par le changement climatique.


Abonnez-vous à Numerama sur Google News pour ne manquer aucune info !