New World ouvre des royaumes publics de test : deux serveurs sur lesquels les volontaires pourront découvrir le futur du jeu et aider l'éditeur à traquer des bugs.

Lancé en fanfare fin septembre, New World semble aujourd’hui déserté par une frange croissante de joueurs et joueuses… à tel point qu’Amazon Game Studios, qui faisait face à des serveurs surpeuplés au tout début, est maintenant confronté au souci inverse. Le studio envisage désormais de regrouper plusieurs serveurs entre eux, pour redonner du tonus à son univers et éviter de laisser une impression d’abandon.

Le désamour d’une partie du public pour le premier MMORPG d’Amazon a des explications multiples : la lenteur de la courbe de progression pour amener son personnage au haut niveau, les problèmes économiques dans le jeu, des bugs qui gâchent parfois l’expérience, la désillusion par rapport à ce qui est proposé (c’est surtout un jeu orienté joueur contre joueur), le manque de contenu…

New World a un environnement très plaisant, mais qui semble insuffisant pour garder sa communauté. // Source : Amazon Game Studios

New World a besoin de vous

C’est dans ce contexte compliqué pour New World qu’Amazon Game Studios lance une nouvelle initiative : les royaumes publics de test. Derrière ce vocabulaire obscur pour qui ne connaît pas les jeux de rôle massivement multijoueur se cache en fait une pratique qui n’est pas rare dans les jeux vidéo : faire tester le prochain contenu du jeu avant de le déployer officiellement, sur les serveurs classiques.

Blizzard, par exemple, utilise aussi des royaumes publics de test pour World of Warcraft, ce qui donne l’occasion à l’éditeur d’avoir des retours de sa communauté sur les patchs qui sont en préparation — les classes sont-elles bien équilibrées ? Y a-t-il des bugs d’affichage ? Les mécaniques des nouveaux donjons ou des nouveaux raids sont elles exigeantes, mais plaisantes ? Etc.

C’est exactement dans cette direction que souhaite aller New World, avec l’ouverture, dans la soirée du 10 novembre, de deux serveurs de test. Toutes les personnes qui détiennent une copie du jeu sont éligibles pour s’inscrire à ces royaumes qui sont temporaires — en effet, une fois la session de test terminée, ces serveurs sont fermés. Cela n’a évidemment aucune incidence sur les personnages des joueurs et joueuses.

Sur ces royaumes, les joueurs et joueuses peuvent aider à la résolution de soucis avant qu’ils n’atteignent les serveurs officiels. // Source : Amazon

Compte tenu des circonstances particulières dans lesquelles tout cela se déroule, il n’est évidemment pas question d’obliger les volontaires à redémarrer le jeu depuis le début. « Pour faciliter le processus de retours, tous les personnages nouvellement créés sur ces mondes auront la possibilité de monter instantanément à certains niveaux, avec de l’équipement et des objets appropriés  », précise le studio.

Évidemment, la version du jeu qui est disponible sur un serveur de test est moins aboutie que celle qui est mise à disposition du public. « vous pouvez rencontrer des bogues, des plantages, des textes manquants ou autres problèmes  », rappelle le studio. Mais c’est une étape utile : elle permet d’intercepter des soucis et de les corriger avant qu’ils n’arrivent sur les serveurs. C’est un peu comme une bêta du jeu, en somme.

En l’espèce, la première vague pour ce test inclut une nouvelle arme, de nouveaux types de monstres, de nouvelles quêtes, une révision de l’histoire principale, une unification de tous les comptoirs (qui sont des hôtels des ventes où l’on peut acheter et vendre des items) et de nouvelles missions pour le joueur contre joueur. Le détail de ces changements à venir est décrit dans une page dédiée.

Les royaumes de test seront fermés dès que les contenus expérimentés seront lancés sur les serveurs officiels, et ils seront réactivés à chaque fois qu’un patch important arrivera à l’horizon. Sans doute y aura-t-il encore des bugs résiduels, malgré les efforts à la fois de l’équipe de développement et des joueurs et joueuses disposés à donner un coup de main. Reste toutefois une question : seront-ils assez nombreux pour aider ?

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