L'avant-dernier épisode de WandaVision, disponible depuis ce 26 février sur Disney+, était très différent des précédents dans son approche. Attention, spoilers.

Impossible de ne pas sentir nos yeux s’embuer à bien des moments dans ce huitième et avant-dernier épisode de WandaVision, sur Disney+. Fidèle à son écriture décidément de haut vol, la série nous emmène dans le passé de Wanda pour livrer ce qui est peut-être la leçon centrale de cette œuvre Marvel. L’épisode parachève aussi de nous montrer le talent d’Elisabeth Olsen dans son interprétation de l’héroïne.

La suite de cet article contient des spoilers jusqu’à l’épisode 8 de WandaVision.

Spoilers sur WandaVision. // Source : Disney+

Le HEX est l’allégorie d’un deuil impossible

Il y avait bien des théories sur les origines du HEX, la réalité modifiée dans laquelle Westview est plongée. Le dernier épisode introduisait même une réponse qui paraissait si évidente : la présence du Darkhold, un puissant grimoire capable de modifier la réalité. L’épisode 8 a balayé les théories les plus complexes, et ce, magistralement, en offrant la réponse la plus simple, mais aussi la plus belle.

Bien qu’Agatha Harkness soit à l’origine de nombreux phénomènes bizarres survenus au cours des épisodes, la réalité réécrite de Westview a été créée par Wanda elle-même. Et ce, sans intervention extérieure, ni grand plan cosmique tiré par les cheveux, ni manipulations d’une autre sorcière ; et sans objet magique autre que sa propre puissance. En lieu et place de toutes ces justifications, un pur cri de détresse contenant toute sa peine. L’origine du HEX n’est autre que le résultat du deuil impossible de Wanda après la perte de Vision — car c’est l’énième deuil que l’héroïne ait eu à surpasser dans sa vie après avoir perdu ses parents et son frère.

Wanda et Agatha Harkness. // Source : Marvel/Disney+

Scène après scène, en nous montrant les moments les plus tendres comme les plus tristes de la vie de Wanda, la série ne fait pas que remettre les émotions humaines au cœur du récit : celles-ci en sont sa raison d’être.

On comprend, grâce à ces séquences, que le HEX puise dans tous les instants de vie où Wanda s’est sentie en sécurité et entourée, aimée ; Westview n’est autre qu’un cocon rêvé où le deuil et la solitude n’existent pas. De toutes les clés qui ont été cherchées par les fans au fil de la saison, l’explication la plus importante était finalement sensible, non pas matérielle ou le fruit d’une complexe conspiration — à vrai dire, on l’a tous et toutes ressenti à plusieurs reprises, avant de nous laisser embarquer dans le labyrinthe merveilleux des énigmes posées par la série.

Si l’on attend avec impatience le dénouement, et qu’il reste quelques vides à combler, ce huitième épisode restera sans doute le plus marquant de WandaVision, puisqu’il porte en lui tout le sens psychologique de la série. La mythologie Marvel est ici le large cadre d’un récit profond, intimiste, sur la solitude et sur la vie après le deuil. Cette leçon de narration prouve à quel point l’imaginaire est un cheval de Troie scénaristique pour s’adresser à nous par allégories, tout en nous faisant passer un moment à la fois agréable et spectaculaire.

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