C’est à ni rien comprendre : quelques jours après avoir officialisé l’arrêt de Stadia, Google est fier d’annoncer « les premiers ordinateurs portables conçus pour le cloud gaming ».

C’est ce qu’on appelle avoir le sens du timing… Ou pas. Le 29 septembre dernier, Google officialisait l’arrêt définitif de Stadia, quelques mois après avoir clamé que cela ne serait pas le cas. Une poignée de jours plus tard, on découvre, dans un communiqué publié le 11 octobre, que la multinationale est fière de présenter « les premiers ordinateurs portables conçus pour le cloud gaming ». Sans Stadia, donc.

Google ne fabrique pas directement cette première fournée de Chromebooks héritant de plusieurs fonctionnalités chères au monde du gaming. La firme de Mountain View s’est rapprochée des constructeurs Acer, Asus et Lenovo pour faire passer un cap à ces ordinateurs, pensés pour être accessibles d’un point de vue financier.

Les Chromebooks pensés pour le cloud gaming // Source : Google
Les Chromebooks pensés pour le cloud gaming // Source : Google

De qui Google se moque-t-il ?

Les Chromebooks peuvent déjà proposer des jeux vidéo grâce au cloud gaming, mais les futures références commercialisées par Acer, Asus et Lenovo seront vraiment pensées pour. Meilleure expérience visuelle avec un écran en 120 ou 144 Hz, clavier anti-ghosting (et éventuellement RGB) qui permet de taper sur plusieurs touches sans provoquer d’erreur, Wi-Fi 6 pour une meilleure connexion sans fil… : ces machines semblent vraiment taillées pour le gaming. Google met en avant des conditions très confortables sur des titres comme Fortnite, Cyberpunk 2077 et Crysis 3 Remastered — tous trois capables d’atteindre les 120 fps. Le moteur de recherche pourra aussi directement lancer un jeu.

Bien évidemment, ces promesses sont belles ; on peut applaudir l’arrivée de Chromebooks capables de quitter leur rôle de PC basique de bureautique. Mais on ne peut fermer les yeux sur l’immense ironie qui entoure cette annonce. Où Google vante la compatibilité avec des services comme GeForce Now, Xbox Game Pass et Amazon Luna (indisponible en France). Il aurait pu exister une réalité où le géant de la tech lançait des Chomebooks tirant profit à 100 % de Stadia, avec un mariage parfait entre le software et le hardware. C’était même l’occasion rêvée de reparler positivement du service. Mais Google préfère faire la lumière sur la concurrence.

Autre preuve que rien ne va : Google n’a même pas l’intelligence de recycler ses manettes Stadia quand il évoque les accessoires à associer à ces Chromebooks. « On sait que les joueurs adorent améliorer leur expérience avec des accessoires », précise-t-il. Il y aura des souris, des casques et des manettes certifiés Chromebook — mais conçus par des tiers. Google avait vraiment toutes les cartes en main pour faire briller Stadia…

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