Après avoir vu 2 épisodes des Anneaux de Pouvoir, la série du Seigneur des Anneaux sur Prime Video, on est émerveillés par la qualité de la proposition. Beauté totale des décors, personnages marquants, le voyage est épique.

Nous avons été cloués sur place. Oui, c’est l’impression qui dominait en sortant de la salle de projection, lors de l’avant-première pour Le Seigneur des Anneaux : Les Anneaux de Pouvoir. À cette occasion, les deux premiers épisodes — d’une heure chacun — ont été diffusés. Et clairement, cette adaptation libre de l’univers de Tolkien est une réussite. C’est un coup de cœur pour nous (là où House of the Dragon avait davantage peiné à nous convaincre en ne créant pas suffisamment une nouvelle proposition).

L’une des plus belles séries jamais produites

Dans sa direction artistique comme dans ses effets spéciaux, Les Anneaux de Pouvoir est l’une de plus belles séries jamais produites dans l’histoire télévisuelle (et les épisodes avaient toute leur place dans une salle de cinéma, on y voyait que du feu par rapport à bon nombre de films). Le budget étant colossal, il n’est pas surprenant d’assister à un tel niveau de production. Mais il n’y a pas que cela : l’esthétique est tout bonnement sublime.

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Ce sont des cartes postales du Seigneur des Anneaux, vraiment. // Source : Prime Video

L’épopée nous en met plein les yeux. Il y a, dans Les Anneaux de Pouvoir, quelque chose qui relève d’un grand voyage dans l’imaginaire. Disons-le clairement : c’est une série contemplative. En démontre d’ailleurs les transitions vers de nouveaux lieux qui s’avèrent presque systématiquement accompagnées en grande pompe par la musique de Bear McCreary. Il y a un petit côté carte postale, il est vrai, mais ce n’est pas pour nous déplaire.

À la beauté s’ajoute de la poésie. C’est une série qui parvient à nous livrer des moments de pause pour apprécier ce que l’on regarde ou un dialogue, comme un tableau. On s’émerveille devant un vol de lucioles, on est impressionné quand s’ouvrent les portes de Valinor dans un éclat flamboyant de lumière, on est subjugué par une simple cérémonie.

Une grande aventure de Fantasy

Oui, on connaît la question qui vous vient : sommes-nous aveuglés par la qualité de production, c’est-à-dire par la « couverture du livre » ? Sur deux épisodes, on ne peut pas répondre pleinement. Mais la balade visuelle grandiose s’accompagne d’une grande aventure de Fantasy. Dès les premières minutes, on est happés par l’univers, qui se découpe en une trame principale et des destins individuels, les deux types d’enjeux prenant une importance assez similaire. Et c’est solide dans son genre.

Le Seigneur des anneaux : Les Anneaux de pouvoir
Le Seigneur des anneaux : Les Anneaux de pouvoir. // Source : Amazon

L’histoire demeure assez classique : dans les lignes directrices, on reste sur une forme de fantasy qui oppose l’émergence de forces du mal contre des forces du bien, tout en écumant quelques configurations amoureuses éculées. Mais toujours est-il que l’œuvre de Prime Video parvient à moderniser Tolkien (il le fallait nettement), à s’inspirer de morceaux épars, sans trahir selon nous l’univers dans son ensemble (comme AppleTV+ avait repris le sens de Foundation, sans suivre exactement l’histoire d’Asimov). Aussi, l’univers semble très grand public : aimer ou non le Seigneur des Anneaux de prime abord — livres ou films — n’est pas un critère indépassable pour aimer et comprendre Les Anneaux de Pouvoir.

Les Anneaux de Pouvoir : de l’aventure et de la contemplation

Le casting est inégal, mais quelques personnages sortent tout particulièrement du lot. L’elfe Galadriel brille tout particulièrement : non seulement car elle constitue le fil conducteur auquel se raccrocher, et l’on adore littéralement chacune de ses apparitions, mais l’actrice Morfydd Clark incorpore un charisme très singulier à son personnage — qui parvient à dégager une immense force sans jamais jouer le concept fatigué de l’héroïne seulement badass. Oui, elle est une tête d’affiche qui marque, comme quelques autres : on se trouve sans cesse attendris par le personnage d’Eleanor (Markella Kavenagh) dans son rôle d’une Hobbit de la race Piévelu ; et Ismael Cruz Córdova est convaincant en Arondir à l’air impassible.

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Eleanor dans Les Anneaux de Pouvoir. // Source : Prime Video

La richesse de l’ensemble — décors, personnages, musique, quêtes — fait du bien. Devant ces deux épisodes, on passe deux heures de plaisir, dans une épopée qui nous offre un dépaysement total, qui apporte de la fraîcheur, qui change des mondes imaginaires un peu ternes de ces dernières années. Peu de violence, mais de la maturité, et un émerveillement qui fonctionne. Les Anneaux de Pouvoir, c’est de l’aventure et de la contemplation. On ne peut qu’espérer que cette démonstration haute en couleurs sur deux épisodes se confirme sur le reste de la saison, notamment en donnant plus de complexité à la quête principale.

La série Le Seigneur des Anneaux : Les Anneaux de Pouvoir démarre le 2 septembre 2022 sur Amazon Prime Video.

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