19 milliards de dollars. C'est le prix qu'a coûté What's App à Facebook lors de son rachat, soit 40 $ l'utilisateur du service de messagerie instantanée. Un beau score pour une application.

un milliard d’utilisateurs pour l’app sans business model

WhatsApp est une drôle d’histoire de la tech. Deux anciens employés de Yahoo qui observent le géant décliner devant Google se préparent à quitter leurs emplois pour commencer un projet minimaliste dont le but est de remplacer les SMS. Une expérience enrichie de la messagerie instantanée grâce au réseau internet mobile qui se développe.

L’entreprise fondée par Jan Koum et Brian Acton ne comptera jamais plus de 50 employés et un seul bureau à Mountain View. En effet, le projet de WhatsApp n’a jamais établi de vrai business model : refusant la publicité sur l’application, l’utilisation devait être payante. Pourtant, rares sont les utilisateurs qui ont du payer pour l’utiliser.

De la même manière, alors que l’application arrive sur un marché très concurrentiel (Line, Viber, Facebook Messenger) la société ne fera aucune communication, aucune publicité pour son service. Tout se fera grâce à l’appréciation des utilisateurs, la simplicité du système et son inter-opérabilité : iOS, Android, Windows Phone, Symbian et BlackBerry sont de la partie. Jusqu’à arriver à un total de 800 000 utilisateurs lors du rachat par Facebook.

le grand rachat

Les rumeurs prétendent que Google avait déjà essayé de racheter WhatsApp pour 10 milliards de dollars, ce sera finalement Facebook qui offrira 4 milliards comptant et 15 milliards en actions soit 19 milliards de dollars. Pour une application sans business model ça semble beaucoup, mais la base d’utilisateur de WhatsApp est devenu si importante qu’on compte aujourd’hui plus d’un milliard d’utilisateurs. Et la progression n’a pas encore cessé.

La stratégie de WhatApp n’a que peu évolué depuis l’intégration de l’application à la galaxie Facebook, à l’exception du fameux prix de l’abonnement que personne n’a jamais payé, qui a été retiré pour de bon.

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