L'atterrisseur européen Schiaparelli doit se poser aujourd'hui sur Mars. Pour suivre l'évènement le Cnes et l'agence spatiale européenne prévoient des retransmissions en direct.

L’Union européenne veut aussi laisser une empreinte sur Mars. Pour cela, son agence spatiale s’est associée à Roscosmos, son homologue russe,  pour mettre en place la mission ExoMars. Après un coup d’envoi donné ce printemps et un très long périple dans l’espace, la sonde Trace Gas Orbiter est arrivée en périphérie de la planète rouge et a largué dimanche 16 octobre Schiaparelli, un petit atterrisseur.

Après une descente contrôlée vers le sol martien qui a duré trois jours, Schiaparelli doit se poser ce mercredi à 16h48 dans Meridiani Planum, une plaine s’étendant sur 1 100 km et se trouvant au niveau de l’équateur. Afin de permettre aux internautes de suivre en direct l’évènement, le centre national d’études spatiales (Cnes) a mis en place une diffusion sur Dailymotion.

De son côté, l’agence spatiale européenne (Esa) prévoit aussi des retransmissions en direct. Sur une page web, elle indique que des lives auront lieu à la fois sur Facebook et Livestream. Le premier aura lieu de 13h à 15h15 GMT (15h à 17h15 en France). Il y aura aussi une diffusion de 15h44 à 16h59 GMT (17h44 à 18h59 en France) et une autre de 18h25 à 20h03 GMT (20h25 à 22h03 en France).

À noter que la planète rouge n’étant pas tout à fait à côté de la Terre, il y aura un décalage de plusieurs minutes entre ce que l’on verra à l’image et les évènements qui auront lieu sur la planète rouge. En effet, le transfert des communications n’est pas instantané : selon les cas de figure, le délai d’une transmission peut aller de 3 à 21 minutes entre la Terre et Mars.

Lancée depuis le cosmodrome de Baïkonour à bord d’une fusée Proton, la mission ExoMars est en fait scindée en deux parties. La première consiste à déployer un orbiteur, le Trace Gas Orbiter, équipé des instruments adéquats pour l’analyse des gaz présents dans l’atmosphère, ainsi qu’un atterrisseur expérimental, Schiaparelli, destiné à valider la procédure d’atterrissage sur le sol de la planète rouge.

La seconde aura lieu quatre ans plus tard, en 2020. L’Esa et Roscosmos enverront alors une plateforme de surface et un rover pour analyser le sol et le sous-sol martiens au moyen d’une foreuse qui pourra percer la surface jusqu’à deux mètres de profondeur. Le décollage s’effectuera là encore à Baïkonour, toujours au moyen d’une fusée Proton.

Les étapes à venir

Une fois l’atterrisseur posé sur Mars, plusieurs grandes étapes attendent ExoMars. En marge des opérations de Schiaparelli sur le sol, le Trace Gas Orbiter effectuera au mois de janvier 2017 des manœuvres d’aérofreinage pour se placer sur une orbite circulaire, à une altitude de 400 km et à une vitesse lui permettant de boucler un tour complet en un jour.

À partir de novembre 2017, le Trace Gas Orbiter commencera à conduire des observations atmosphériques et à collecter des données. Ce type de mission durera jusqu’en décembre 2019, précise le Cnes sur son site web. La sonde sera également capable, en parallèle, de relayer si besoin les communications et les données recueillies par les véhicules de la Nasa opérant sur la planète rouge.

À lire sur Numerama : Mars  : la seconde mission ExoMars reportée à 2020

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