Nous avons pu mettre les mains sur la version PC de Destiny 2, sans aucun doute la plus grosse nouveauté de cette suite.

« Un nouveau départ pour tout le monde afin de réunir vétérans et aficionados » : voilà comment Bungie définit son Destiny 2, révélé il y a quelques semaines et présenté en grande pompe à l’occasion d’un évènement organisé à Los Angeles, un mois avant l’E3 2017. Pour le studio, il y a donc cet objectif affirmé de continuer à plaire aux anciens, qui doivent avaler la couleuvre liée à la perte quasi totale de leur progression, et d’attirer de nouveaux joueurs.

À ce sujet, la décision d’enfin porter sa licence sur PC apparaît comme la plus grosse nouveauté de ce Destiny 2. C’est même carrément un challenge pour Bungie, peu habitué à s’immiscer dans ce marché. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le développement est confié à Vicarious Visions (Crash Bandicoot N. Sane Trilogy) et que, gage de qualité, la version PC sera exclusive à Battle.net, avec tout ce que cela implique en termes de fonctionnalités propres à ce monde jusqu’alors inconnu aux Gardiens.

La vraie nouveauté de Destiny 2 ? Il sort sur PC

Sinon, les nouveautés apportées par Destiny 2 appartiennent à une forme de logique. En effet, l’intégration des Clans et la possibilité de faire un Raid en étant seul — en se liant temporairement à un Clan, justement — sont plus des réponses à des critiques et à des manques qu’autre chose. De la même manière, la campagne solo bénéficiant d’une narration plus poussée et plus épique, ce que tend à prouver l’introduction, est une nécessité plus qu’une révolution tandis que le focus sur l’exploration conférera un peu plus de personnalité et de corps à l’univers si bien travaillé mais trop longtemps mal mis en exergue.

D’une manière très globale, Bungie promet une expérience plus complète, plus accessible et plus universelle, que vous soyez adeptes des plaisirs solitaires ou à plusieurs, en coopératif ou en compétitif (spoiler : le nouveau mode PvP fait penser à du Overwatch). Soit très exactement tout ce que l’on attend d’une suite digne de ce nom, avec ambitions revues à la hausse.

En revanche, et c’est sans doute autant une force qu’une faiblesse, il n’y a que très peu d’éléments inédits à attendre du gameplay, aussi bien sur la forme que dans le fond. Alors qu’il a été décidé de faire table rase du précédent opus, Bungie n’a pas cru bon en profiter pour ajouter une nouvelle classe. L’occasion était pourtant idéale mais peut-être le studio n’a-t-il pas voulu déséquilibrer son FPS, ni bouleverser les habitudes prises jusque-là.

De toute évidence, les fans de la première heure ne seront pas dépaysés pour un sou et, hormis quelques pouvoirs en sus, ils joueront à Destiny 2 comme ils jouaient à Destiny premier du nom. Et ils auront droit aux mêmes sensations, au même HUD et à la même interface (à quelques éléments près). On peut y voir un léger manque de prise de risque et, par extension, l’inverse est vrai également : ceux qui n’aimaient pas Destiny n’aimeront pas beaucoup plus ce Destiny 2.

Ceux qui n’aimaient pas Destiny n’aimeront pas beaucoup plus ce Destiny 2

Comme nous le disions, la vraie nouveauté de Destiny 2 est plutôt à aller chercher du côté de l’arrivée PC. C’est, sans surprise, sur cette plateforme que le FPS au parfum MMO assumé entend s’exprimer pleinement. On vous fera gré des données techniques soulignant le framerate débridé, la résolution à nulle autre pareille et les options graphiques en veux-tu en voilà pour se concentrer sur l’essentiel : le rendu. Alors que l’on aurait pu craindre une optimisation aux fraises du fait de la jeunesse, il n’en est rien. Sur PC, Destiny 2 est d’une beauté sans faille et, plus important encore, d’une fluidité bienvenue, sans qu’aucun souci ne vienne poindre pendant les quelques minutes que nous avons passé en sa compagnie (le jeu tournait, sans surprise, sur les brutes de puissance que sont les GeForce 1080 Ti de Nvidia).

C’est simple : la mouture PS4 Pro devant se contenter d’un framerate à 30 fps faisait bien pale figure quelques mètres plus loin. Ce sentiment de confort supplémentaire, saupoudré d’un bon mapping des touches concernant le combo clavier/souris, est, très souvent, un constat qui peut s’appliquer à toutes les productions, sous couvert que le portage soit de qualité, ce qui semble être le cas pour Destiny 2. Il restera maintenant à confirmer que ça l’est pour un maximum de configurations.

Réponse un peu après le 8 septembre.

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