Le tribunal de commerce de Paris a condamné Free Mobile à dédommager Bouygues Télécom à hauteur de 25 millions d'euros suite à sa campagne publicitaire, dans laquelle les clients des autres opérateurs étaient comparés à des pigeons. Dans un communiqué, Bouygues affiche sa satisfaction et minimise sa propre condamnation.

Poursuivi par Bouygues Télécom pour "dénigrement et concurrence déloyale", Free Mobile a été sévèrement sanctionné vendredi par le tribunal de commerce de Paris. Le quatrième opérateur va devoir dédommager son rival à hauteur de 25 millions d'euros et s'abstenir à l'avenir de traiter les clients des autres de "pigeons", sous peine de payer une astreinte de 100 000 euros par infraction constatée.

Très défavorable pour Free Mobile, ce dernier n'a pas encore commenté le résultat du jugement. Ce qui n'est pas le cas de Bouygues Télécom, qui a sorti un communiqué de presse dans lequel l'opérateur se déclare "satisfait" du verdict du juge, "qui condamne les méthodes de communication de Free", vu "l'importance du préjudice" causé par le "dénigrement systématique orchestré" par le quatrième opérateur.

Impossible néanmoins de passer sous silence le fait que le tribunal de commerce de Paris a également condamné Bouygues Télécom pour les mêmes raisons. Cependant, la filiale du groupe Bouygues minimise sa responsabilité. Il ne s'agit que de "quelques propos isolés tenus en réponse à la communication agressive et massive de Free". D'ailleurs, la sanction est cinq fois moins élevée que celle frappant son concurrent.

En obligeant Free Mobile à ne plus s'en prendre à ses rivaux ou à leurs clients, Bouygues Télécom estime que le juge a rétabli "les règles d'une concurrence saine et équitable". Les opérateurs devront se départager "à travers la qualité des offres et services" et non plus par leur propension à lancer des piques et des petites phrases à la figure des uns et des autres.

L'affaire qui oppose Free Mobile et Bouygues Télécom n'est toutefois pas encore bouclée. Si Bouygues Télécom a gagné en première instance, il faudra désormais que celui-ci parvienne à confirmer la sanction en appel. En effet, Free Mobile a choisi de ne pas en rester là.

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